Une plateforme d’innovation au service des mobilités. Rencontre avec Eric Lacombe

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Suite de notre série consacrée à la Cité de l’Innovation de Nokia, à travers le témoignage de cet ingénieur rattaché à la division stratégique du groupe, qui revient ici sur différents projets engagés au travers de la Plateforme d’Innovation Nokia avec divers partenaires de Paris-Saclay, notamment dans le domaine des mobilités. Un enjeu crucial s’il en est.

- Pouvez-vous pour commencer par préciser en quoi consiste votre activité au sein de Nokia ?

Rattaché à la division stratégique du groupe, j’ai pour mission de développer l’innovation dans des secteurs verticaux autour de trois grandes thématiques : les transports connectés, l’industrie du futur et la smart city.

- Des problématiques qui recouvrent des champs très vastes et qui ne se recoupent pas nécessairement… Supposent-elles pour vous de travailler avec des partenaires ?

Oui, bien sûr. En interne, je travaille notamment avec les équipes en charge de la Plateforme d’Innovation Nokia, sur laquelle je reviendrai sans doute au cours de notre entretien. J’ai également accès à un certain nombre de compétences et de produits conçus par nos ingénieurs de R&D. Je profite en outre de ma proximité avec les chercheurs de Nokia Bell Labs pour collaborer étroitement avec eux. Nous travaillons aussi avec des partenaires extérieurs, pour bénéficier de leurs briques technologiques ou disposer de cas d’usage. Ces partenaires sont essentiels. C’est avec eux qu’on peut construire un système à même de rendre un service répondant à un vrai besoin d’usager.

- Est-ce que la notion d’Open Innovation rend bien compte de la manière dont vous procédez ?

Oui, tout à fait.

- Que dites-vous néanmoins à ceux qui pourraient craindre que votre approche des trois thématiques que vous avez retenues, ne privilégie la dimension technologique sur toutes les autres ?

C’est effectivement un écueil possible. Nous veillons cependant à ne pas développer de projet en l’absence de cas d’usage. Dit autrement, nous partons toujours d’un besoin exprimé par un ou des utilisateurs (industriels, collectivités, opérateurs dans tel ou tel domaine…).

- Que recouvrent vos projets relatifs à la mobilité, pour s’en tenir à cette problématique ô combien sensible dans le contexte de Paris-Saclay ?

Nous avons lancé des projets relatifs à la mobilité urbaine, qui se trouvent à mi-chemin entre le secteur du transport et celui de la smart city. Je distinguerai les projets que nous menons actuellement, et celui de plus grande ampleur, lancé en réponse à l’appel à manifestation d’intérêt TIGA (pour Territoire d’Innovation de Grande Ambition), associant plusieurs partenaires de l’écosystème de Paris-Saclay, aussi bien privés que publics.

- En quoi consistent les projets en cours ?

Un premier a pour nom « Augmented Perception ». Il est mené dans le cadre du projet Smart Paris-Saclay, en partenariat avec l’EPA Paris-Saclay et la Communauté Paris-Saclay, deux composantes publiques de Paris-Saclay. L’objectif est de collecter de la data, une condition nécessaire à la possibilité de faire de l’intelligence artificielle. Sans données massives (Big Data), pas d’intelligence artificielle. Nous faisons donc en sorte de faire remonter de la donnée relative à la ville et aux mobilités en particulier. Pour cela, nous utilisons des capteurs pour apprécier le trafic routier, la température, le niveau de pollution de l’air, etc. Nous ajoutons des caméras vidéos pour repérer des situations problématiques (par exemple, une concentration de voitures qui peut laisser penser à la survenue d’un accident ou d’un embouteillage). Autant de données, que nous faisons remonter dans le cloud. C’est à ce stade qu’intervient Nokia Innovation Platform, que j’évoquais tout à l’heure. En plus de collecter de la donnée, elle en différencie l’accès selon les utilisateurs. Les possibilités d’accès aux données sont définies par ceux qui les produisent. Dit autrement, plusieurs catégories d’utilisateurs peuvent les exploiter, mais à des degrés divers, au titre de droits différents. Naturellement, notre plateforme offre toutes les garanties en matière de sécurisation des données. Elle permet leur analyse depuis un cloud distribué ou un cloud central.
Ce n’est pas tout : il est possible de formuler des requêtes – notre plateforme comporte un moteur de recherche – pour combiner diverses données (sur la température, l’état du trafic, …), qui auront été recueillies et traitées par des applications différentes, et ainsi établir des corrélations. Pour une collectivité en particulier, cela présente l’intérêt d’accéder aux données relatives à l’ensemble des « objets » connectés sur son territoire (barrières de parcs de stationnement, lampadaires, poubelles,…) sur une seule et même plateforme, plutôt que de recourir à une plateforme différente pour chacun d’eux.
Nous sommes bien dans de la perception augmentée, car nous mettons à disposition toutes sortes d’indications utiles à une meilleure gestion de la ville et ce, bien sûr, en temps réel.

- Venons-en au 2e projet…

Consacré au smart parking, il a été proposé en réponse à un appel d’offre lancé par l’EPA Paris-Saclay. Nous le portons dans le cadre d’un consortium associant cette fois exclusivement des partenaires privés : Colas [le leader mondial de la construction de routes] qui en assure le lead (cette entreprise s’est engagée dans la « smart mobility » avec sa filiale Mobility by Colas) et trois start-up, l’une spécialisée dans le traitement de données ouvertes, OpenDataSoft, deux autres dans le smart parking : ZenPark pour le parking partagé, et ParkingMap pour le parking en voirie. L’objectif fixé par l’EPA Paris-Saclay est de favoriser la mutualisation des places en offrant sur une application unique l’ensemble des moyens de stationnement, publics ou privés, situés en voirie ou dans des espaces spécifiques, définitifs ou provisoires, de façon à informer et amener l’usager vers des places disponibles, quelle que soit la nature de ces places. L’usager pourrait donc stationner sur le parking d’une entreprise, d’une administration, d’un établissement d’enseignement supérieur ou de recherche. L’enjeu est d’optimiser l’utilisation des emplacements disponibles.
Pour nous, un tel appel d’offre a été l’occasion d’apprendre beaucoup de nos partenaires. Et c’est en cela que c’est intéressant : il ne s’agit pas de proposer une solution clés en main, mais d’en co-construire une, la plus innovante possible, en s’appuyant sur d’autres compétences que les nôtres. Autant le reconnaître : personnellement, je ne connaissais encore rien des problématiques du parking avant de me lancer dans ce projet, hormis bien sûr mon expérience d’automobiliste ! Nous saurons bientôt si nous sommes lauréats. Mais comme le précédent, ce projet, lancé au cours de l’année 2017, est déjà prêt à être déployé.

- En vous écoutant, on prend la mesure de l’importance pour une entreprise comme Nokia d’être implantée dans l’écosystème, ne serait-ce que pour en apprécier les ressources et les problématiques…

Il est évident que l’écosystème est confronté à des problématiques de mobilité particulières, mais il dispose des ressources pour les traiter et, au-delà, pour faire avancer globalement les services de mobilité. Je pense notamment aux compétences de Paris-Saclay en intelligence artificielle. Le machine learning va permettre de nouvelles avancées en matière de prédictibilité. Je pense également aux compétences en gestion du temps réel. Rappelons que le Campus de Nokia Paris-Saclay est le plus grand centre Nokia de R&D mondial pour la 5G et on sait que celle-ci va considérablement réduire les temps de latence (temps de réactivité).

- Venons-en au 3e projet…

Il s’inscrit dans l’appel à manifestation d’intérêt TIGA, lancé, je le précise, par le Commissariat Général à l’Investissement (CGI). Nous y avons répondu aux côtés de nombreux partenaires sous l’impulsion de l’EPA Paris-Saclay qui a porté la réponse pour les agglomérations de Saint-Quentin en Yvelines, de Versailles-Grand Parc et de la Communauté Paris-Saclay.

- On imagine combien ces financements ont pu vous motiver à répondre à cet appel à manifestation d’intérêt…

Le fait que nous puissions bénéficier de financements publics rend bien sûr la démarche plus facile. Mais que nous soyons retenus dans l’appel à manifestation d’intérêt ou pas, ne change rien quant à notre volonté de continuer à travailler avec nos partenaires et de répondre à l’appel à projet de septembre prochain. Ses lauréats bénéficieront d’une enveloppe totale de 300 millions de fonds publics (auxquels s’ajouteront 100 millions de subventions dans une étape suivante). Mais là encore, ce n’est pas la motivation principale. TIGA offre un autre intérêt : permettre de fédérer des acteurs de Paris-Saclay autour s’un programme d’innovation de premier rang. Il nous faut maintenant construire un projet ensemble en partant des besoins des usagers et des collectivités. C’est tout l’enjeu de nos discussions actuelles. A travers l’appel à projet TIGA, nous aurons l’opportunité d’apprendre encore mieux à travailler ensemble, sur cette thématique majeure qu’est la mobilité. Nous espérons savoir au premier trimestre 2018 quels acteurs sont partants pour apporter une réponse à l’été 2018. Pour notre part, nous avons mis sur la table une proposition concrète…

- Si vous deviez la pitcher ?

Elle consiste à construire ensemble, dans une logique d’open innovation, des services de mobilité intelligente, qui vont permettre à la collectivité d’opérer la mobilité du territoire en fonction d’objectifs qu’elle se fixerait en matière, par exemple, de pollution de l’air, de fluidité du trafic, etc. Pour les usagers, ce sera l’assurance de disposer de solutions alternatives pour circuler plus rapidement dans un environnement plus vert et plus sûr. Il est possible de mettre en place les premiers services à l’horizon 2020, moyennant la mise à disposition sur une même plateforme de diverses données, recueillies au moyen des capteurs et de caméras vidéos comme celles que j’évoquais tout à l’heure.
Concrètement, l’usager pourra ainsi disposer de plusieurs choix possibles : prendre un bus, recourir au covoiturage, à de l’autopartage ou, à une navette autonome. Un système dynamique de tarification et de points l’incitera à opter pour celui le plus en cohérence, à l’instant t, avec les objectifs que se sera fixés la collectivité (en termes de fluidité du trafic, de pollution, …).
Dans le cas du recours à du transport en commun, la plateforme indiquera un horaire d’arrivée plus précis que ce qui existe aujourd’hui, grâce à l’apport du machine learning, qui permet d’améliorer la prédiction.
De même pour le covoiturage : la plateforme pourra inciter à prendre un autre passager et un itinéraire bis, en fonction de l’état du trafic, étant entendu que le conducteur sera récompensé s’il s’en tient à cet itinéraire, et au nombre de personnes qu’il s’est engagé à transporter (ce que le système pourra vérifier). Ce n’est pas tout : la plateforme pourra aussi inciter à recourir à la visioconférence dans un tiers-lieu plutôt que de se déplacer jusqu’à son lieu de travail. Après tout, le besoin de l’usager n’est pas de prendre nécessairement sa voiture, ni même de se déplacer en toute circonstance. Il peut juste consister à participer à une réunion, fût-elle à distance. Là encore le coût de ce service sera variable selon la situation globale à laquelle veut parvenir la collectivité en termes de fluidité du trafic et de pollution.

- Est-ce la même plateforme mobilisée que pour les deux précédents projets que vous avez évoqués ?

Oui et non ! Oui, parce que c’est un point de départ qui mobilise des briques technologiques et savoir-faire déjà évoqués pour assurer la connectivité, la cybersécurité et la robustesse de l’ensemble. Ou encore le traitement et l’analyse des images vidéos. Nous mobilisons également nos savoir-faire en matière de gestion en temps réel et de machine learning.
Non, au sens où cette plateforme doit se construire à partir des besoins spécifiques de la mobilité. Certes, la perception augmentée en sera une composante, mais nous devrons également développer avec des partenaires un système d’intermédiation, un système d’automatisation et de supervision des opérations de mobilité et un système de modélisation et de prédiction du trafic.
Avec l’appel à projet TIGA, nous avons l’occasion de décliner notre plateforme d’innovation en une plateforme dédiée à des besoins de mobilité, comme nous l’avons déjà fait avec une plateforme dédiée aux besoins de l’industrie du futur. Concrètement, cette déclinaison consiste en la possibilité pour chaque partenaire d’y intégrer d’autres briques technologiques ou leur propre plateforme sinon de créer juste un lien avec la nôtre.

- Qui fait ainsi office de plateforme de plateformes en somme…

Oui, c’est tout à fait cela. Une plateforme de plateformes, qui offre la possibilité de connecter tous les « objets » relatifs à la mobilité (barrières de parking, caméras, véhicules autonomes,…) en combinant les données produites et disponibles, selon les besoins.

- Dans quelle mesure l’industriel que vous êtes envisage-t-il de décliner aussi ce projet sur d’autres territoires, tout développé qu’il ait été dans l’écosystème de Paris-Saclay ?

Notre plateforme dédiée à la mobilité doit être reproductible sur d’autres territoires. C’est un objectif que nous avons bien évidemment en tête et que nous partageons avec tous nos partenaires, y compris les collectivités. Même si la plateforme dont j’ai parlé jusqu’à présent est adaptée aux besoins et aux ressources de Paris-Saclay, elle n’en sera pas moins industrialisable et utile à tout autre territoire.

- Au final, qui assurera le pilotage de votre plateforme si c’est bien en ces termes que se pose la question ?

Il y a plusieurs scénarios possibles. La collectivité compétente en matière de mobilité pourrait, par exemple, très bien en assurer la gestion ou la déléguer à un opérateur de transport ou à un agrégateur de services de mobilité. Etant entendu qu’il s’agirait non plus seulement de gérer des flux de mobilité, mais de s’assurer de la cohérence des objectifs en la matière avec d’autres fixés par la collectivité en matière de pollution, par exemple. Les pistes sont ouvertes et sont à discuter avec les partenaires.

- Encore une fois, on mesure à quel point il est important d’être vous-même inscrit dans l’écosystème. On doute que vous parviendriez à convaincre vos partenaires si vous n’en étiez partie prenante, accessoirement intéressée par l’amélioration du système de mobilité…

C’est effectivement important, car cela aide à l’instauration d’une relation de confiance. Pour autant, mon champ d’intervention ne se limite pas à l’écosystème de Paris-Saclay. Je fais du développement d’innovation à l’échelle de l’Europe.
Cela étant dit, il serait difficile de travailler sur le projet dont nous discutons si nous n’avions pas la possibilité ne serait-ce que de rencontrer régulièrement nos interlocuteurs. Plusieurs réunions ont d’ores et déjà été nécessaires avec nos partenaires de la Communauté Paris-Saclay et de l’EPA Paris-Saclay pour parvenir à une vision partagée de l’écosystème, de ses besoins et de ses ressources. Une dynamique a bien été enclenchée si j’en juge par les nouveaux partenaires qui se joignent à chaque nouvelle réunion. A l’évidence, les pouvoirs publics sont soucieux de faciliter les projets en offrant à des acteurs privés comme nous, des opportunités de synergie avec d’autres acteurs auxquels nous n’aurions pas pensé spontanément.

- Venons-en à vous : force est de constater au-delà d’un intérêt pour les enjeux proprement technologiques, une réelle appétence pour ce territoire…

C’est un territoire que je connais bien pour y avoir fait mes études supérieures – en 1990, j’ai obtenu une maitrise du Magistère de physique de la Faculté des Sciences d’Orsay. Suite à quoi j’ai intégré sur titre Télécom ParisTech, une école appelée à rejoindre le Plateau de Saclay. Donc, oui, je suis attaché à ce territoire. Ce qui ne m’a pas empêché de passer au total douze ans de ma vie professionnelle à l’étranger. Tant et si bien que j’ai vécu mon retour en France (après neuf années passées en continu en Asie et en Afrique) comme un challenge. Je n’ignorais pas qu’en règle générale la première voire les deux premières années sont souvent difficiles. Un expatrié ne retrouve pas nécessairement ses repères au sein de son organisation comme dans la vie quotidienne. Il ne retrouve pas non plus forcément le même niveau de responsabilité. Pour ma part, j’ai été responsable de la filiale d’Alcatel-Lucent au Sénégal qui couvre l’Afrique de l’Ouest puis de la filiale du Maroc. J’étais par ailleurs conseiller du Commerce extérieur de la France et avais à ce titre des relations avec les industriels et les autorités locales. Il est clair qu’en France, il y avait moins d’opportunités pour retrouver un poste équivalent. Nokia m’a pourtant offert la chance d’exercer à mon retour des responsabilités importantes, en me confiant le Plan Innovation France. Un autre challenge au demeurant, car il me fallait travailler avec les différents acteurs de l’innovation tout en retrouvant mes marques. Je me suis fixé pour objectif de commencer par m’intégrer en interne, puis, en 2017, de le faire dans l’écosystème Paris-Saclay dont j’avais tout à découvrir (il n’avait plus guère à voir avec celui que j’avais connu du temps de mes études !). J’ai commencé à tisser des liens et définir des projets intéressants à proposer à des partenaires potentiels. Deux objectifs que je pense avoir atteints en ayant pu faire des rencontres très enrichissantes. Bref, l’atterrissage s’est finalement bien passé. Mon expérience à l’étranger m’a apporté une plus grande ouverture, ce qui permet de mieux apprécier les différences et la valeur des personnes et entreprises et, donc, de mieux collaborer. Je veux maintenant me concentrer sur cet autre objectif pour l’année 2018, il s’agit d’un projet fortement collaboratif et très ambitieux : co-créer, à Paris-Saclay, les meilleurs services de mobilité intelligente pour les villes de 2025.

- Que dites-vous à ceux qui pourraient trouver ce projet par trop ambitieux ?

Le projet est en effet ambitieux, ne serait-ce qu’au regard du nombre de partenaires qu’il mobilise : pour, d’abord, définir les besoins des différents usagers et des collectivités avec les parties prenantes et des experts en sociologie et en transports urbains ; ensuite, pour monter un observatoire de la mobilité afin de collecter et mesurer le plus de données. C’est sur cette base que sera construite la plateforme intelligente avec d’autres partenaires. Et comment ne pas avoir une telle ambition ? Après tout, l’appel à projet TIGA nous y incite (le « A » y renvoie !). Et puis ne nous faut-il pas être à la hauteur de celle de Paris-Saclay d’être un cluster d’innovation technologique d’excellence mondiale ?

 A lire aussi les entretiens avec Bertrand Marquet, qui revient sur Le Garage du Campus Nokia de Paris-Saclay (pour y accéder, cliquer ici) et Jakob Hoydis, chercheur au Bell Labs, qui reviendra, lui, sur l’objet de ses recherches autour du machine learning, mais aussi sur son parcours de start-up pour lequel nous l’avions d’ailleurs interviewé (cliquer ici).

1 commentaire à cet article
  1. Ping : Sur le Campus de Nokia Paris-Saclay, on bidouille aussi en dehors de la pause déj’… Entretien avec B. Marquet | Paris-Saclay

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