De l’Essouriau à CentraleSupélec. Entretien avec Sylvain Le Pol-Martin

CentraleSupélecPaysage
Suite de nos échos à la rencontre avec les anciens de la CGPE du Lycée de l’Essouriau à travers, cette fois, le témoignage d’un des élèves de la première promo, qui finit actuellement ses études d’ingénieur à… CentraleSupélec.

- Comment avez-vous rejoint la classe prépa du Lycée de l’Essouriau ?

Après des études au Lycée Blaise Pascal, à Orsay. J’avais postulé pour poursuivre en classe prépa, mais n’ai pas été retenu. J’ai donc opté pour celle du Lycée de l’Essouriau où j’aurais ainsi fait mes deux années, en PCSI puis PSI. Un choix que je ne regrette pas : outre le fait que le lycée était près de chez moi, les professeurs nous ont bien encadrés, sans chercher à privilégier les meilleurs. En 2e année, à mesure qu’on approchait des concours, ils ont même accepté que je rende des exercices en plus, en prenant le temps de les corriger, malgré leur propre charge de travail.

- Le monde à l’envers ?!

(Sourire). Ils m’ont fait passer des oraux quand j’ai été admissible à Polytechnique. Les échéances étant serrées, ils m’en ont fait passer beaucoup en très peu de temps. Un professeur avait même pris de son temps sur son heure de déjeuner. Bref, il y eut beaucoup d’investissement de la part de l’équipe enseignante. Je doute que cela se passe ainsi dans d’autres classes prépas. Sans doute cela a-t-il été possible parce que les effectifs étaient encore réduits du temps où j’y étais. En même temps, j’observe la même implication alors qu’ils ont pratiquement doublé depuis.

- Au final, vous avez donc intégré CentraleSupélec…

Oui, en 2014, en trois demies [ie en deux années]. A l’époque, il s’agissait encore de Supélec. Les deux écoles ont fusionné officiellement au cours du mois de janvier suivant. Sur le papier, je n’en ai pas moins suivi le cursus Supélec.

- Vous profiterez donc à peine des nouveaux bâtiments…

Leur construction n’avait pas encore débuté au moment où j’ai intégré Supélec. Les nouveaux bâtiments n’ont ouvert que depuis cette entrée. Je n’en ai pas moins toujours cours dans les anciens hormis pour les cours de langue ou les activités de sport, qui se déroulent dans les nouveaux.

- Et alors ? Vous êtes le premier élève de CentraleSupélec que je rencontre depuis la rentrée. Vos impressions m’intéressent !

Ils sont tout simplement beaux ! On y trouve des équipements de qualité pour les activités sportives, une salle de théâtre, une grande bibliothèque et même des salles de répétition pour les amateurs de musique. Sans oublier cette cantine également ouverte le soir. Bref, de quoi y rendre la vie étudiante agréable.

- Ne regrettez-vous pas d’avoir intégré CentraleSupélec aussi tôt ?

Non, bien sûr, même si, effectivement, j’ai l’impression d’avoir vécu une période de transition avec tout ce que cela signifie en termes de désagréments : avec mes camarades de promo, nous aurons subi les travaux ! Sans compter les transports, qui sont encore compliqués, malgré les améliorations apportées avec notamment l’augmentation de la fréquence des bus aux heures de pointe. Et puis, pour la 3e année, nous disposions de moins de logements sur place, à la différence des nouvelles promotions. Cela étant dit, quand bien même n’aurais-je pas profiter du campus autant que ces dernières, je suis très heureux d’avoir intégré cette école et je ne doute pas que la situation ira en s’améliorant. Ce dont je me réjouis pour les futurs élèves.

- Au cours de votre scolarité à CentraleSupélec, avez-vous eu le sentiment d’une distinction entre les élèves en fonction de leur classe prépa d’origine ?

Elle a pu se manifester, mais sans réelle incidence. Ce qui domine, c’est le sentiment d’avoir tous intégrer la même école et de l’avoir mérité, de quelque classe prépa qu’on vienne. Au final, on aura tous le même diplôme ! Si certains estiment venir d’une meilleure classe prépa, je préfère en sourire. Reste à savoir sur quels critères ils se fondent : la mienne n’est peut-être pas la plus connue ni la plus réputée, mais outre le fait qu’elle est encore très jeune – je fais d’ailleurs partie d’une des toutes premières promotions – j’y ai bénéficié d’un encadrement auquel je n’aurais pu prétendre ailleurs. Cela m’a donné une confiance qui m’a été utile pour la suite de mon parcours.

- Est-ce que vous vous projetez déjà au plan professionnel avec l’espoir de trouver un emploi dans l’écosystème Paris-Saclay ? D’ailleurs, celui-ci fait-il sens pour vous ?

Oui, bien sûr. Pour autant, ma vie professionnelle, je ne l’envisage pas forcément dans cet écosystème, même si je me réjouis de voir qu’il gagne en visibilité au plan international. Mais je ne m’estime pas forcément représentatif, de ce point de vue. Je souhaite travailler dans le secteur du spatial et les entreprises qui m’intéressent sont pour la plupart implantées à Toulouse sinon en Région parisienne.

- Vous n’en conserverez pas moins des attaches avec l’écosystème ne serait-ce qu’au travers de CentraleSupélec et du Lycée de l’Essouriau où vous n’avez demandé qu’à revenir pour présenter votre école… En quoi était-ce important pour vous ?

Mes professeurs m’ont encadré plus qu’on ne l’aurait fait dans n’importe quelle autre classe prépa. Ils m’ont poussé au maximum de ce que je pouvais faire, en étant attentifs à mon épanouissement. Il était normal de rendre un peu de ce qu’ils m’ont donné. Ce n’est pas la première fois que je viens témoigner de mon parcours et présenter mon école. Et puis je continue à y donner des colles. Il y a deux ans, j’en donnais aux élèves de 1re année. Désormais, j’en donne aux 2e année. J’interviens en d’autres occasions. Par exemple, le jour de la prochaine édition du TEDx Saclay, c’est moi qui ferai visiter l’école aux promos actuelles.

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