Un rallye qui sait rallier les compétences

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La 2e édition du Rallye PIEPS s’est déroulée ce jeudi 23 octobre dans les locaux d’IncubAlliance. Témoignages de participants à travers l’équipe d’Aurore, d’Iris, de Sidney et d’Arthur, définitivement convaincus par l’entrepreneuriat innovant.

Ils s’appellent Aurore, Iris, Sidney et Arthur. Il y a encore quelques heures, ils ne se connaissaient pas. Ils se sont rencontrés à l’occasion de la 2e édition du Rallye PEIPS (le Programme Entrepreneuriat Innovation Paris-Saclay), pour constituer l’équipe n°… 13.
Comme d’autres, ils sont partis à la rencontre des acteurs socio-économiques partenaires de ce programme, pour créer ou élargir leur réseau et parfaire leurs connaissances et leurs compétences entrepreneuriales en répondant à des séries de quizz, puis ils ont pitché sur un produit ou un service innovant qu’ils ont imaginé.
Aurore et Arthur sont déjà engagés dans une formation en entrepreneuriat et non des moindres puisqu’il s’agit de la Filière Innovation-Entrepreneurs (FIE) de l’Institut d’Optique Graduate School (IOGS) : elle, est en 2e année, lui, en première. En parallèle à un master en marketing de l’innovation à Paris-Sud, Iris fait un DU en entrepreneuriat. Quant à Sidney, il est en licence Professionnelle études Métiers du Commerce Industriel, à l’IUT de Cachan. Son responsable de formation l’a informé de l’existence du Rallye. « Mais, précise-t-il, c’est volontairement que je m’y suis inscrit. » Tout comme ses trois coéquipiers qui, manifestement, ne le regrettent pas non plus.

Une solution contre le gaspillage alimentaire

Leur concept est parti d’un interrogation : « En nous plaçant dans une perspective de développement durable, explique Iris, nous nous sommes demandés ce qu’on gaspillait le plus. Très vite, nous sommes convenus que c’était la nourriture. » La solution qu’il propose vise donc à limiter ce gaspillage quotidien. Elle repose sur des capteurs permettant de détecter la nourriture en passe d’être périmée.
On se doute que cette réponse technologique a été soufflée par les deux élèves ingénieurs de l’IOGS. Arthur confirme tout en reconnaissant cependant : « Sur la faisabilité technique, on n’a pas eu vraiment le temps d’y réfléchir. » Mais il n’a pas de doute quant à l’existence de solutions technologiques. « On peut imaginer des capteurs optiques ou chimiques, voire d’autres solutions. » Devant notre étonnement face à tant d’assurance, Aurore enfonce le clou : « Tout est faisable !» Par les temps qui courent, on se garde de réfréner un tel optimisme… On est tout autant épaté par cette aptitude à faire équipe. Aurore : « Le courant est bien passé entre nous et ce dès le début. » La même : « Il faut dire que nous n’avions pas d’autre choix que de nous parler : nous ne disposions que de quelques heures pour définir notre concept ! » Et puis à chaque équipe, un chef désigné d’office. Dans le cas de l’équipe 13, c’était Aurore, qui manifestement a déjà le sens du management.
Comme son nom le suggère, le Rallye PEIPS a vocation à sensibiliser à l’entrepreneuriat, mais de manière ludique. Ce qu’ont bien saisi Aurore et ses comparses. Avant même de connaître l’issue du concours, ils n’en tirent pas moins déjà d’autres motifs de satisfaction pour l’avenir. Pour commencer, il ne les a pas dissuadés de persévérer dans l’entrepreneuriat. Aurore : « Nos interlocuteurs nous l’ont tous dit, l’entrepreneuriat a de l’avenir. Les porteurs de projets ne sont pas seuls. Ils peuvent compter sur un réel accompagnement et des dispositifs d’aide. Il faut juste être motivé. » Motivé ? Sidney assure l’être plus que jamais, à l’idée de créer un jour son entreprise, sinon son emploi, comme « auto-entrepreneur ». « Je sais que je pourrais compter sur l’aide de professionnels, mais aussi sur l’Etat qui fait beaucoup pour encourager les porteurs de projet. » Bref, pour eux, il y aura un avant et un après Rallye PEIPS. Aurore : « Certes, nous sommes conscients que dans la réalité, c’est autrement plus difficile, mais, encore une fois, on sait qu’on ne sera pas seul. »

Rencontrer des profils différents

Autre motif de satisfaction : l’opportunité de rencontrer d’autres profils d’étudiants ou d’élèves. Tous le disent à leur façon. Arthur, par exemple : « C’est toujours enrichissant de pouvoir confronter les différentes formes de pensée qu’on peut avoir, ne serait-ce que par nos formations. » Iris : « Le simple fait de mélanger des compétences peut faire émerger un projet. »
Bref, le temps où les élèves se regardaient un peu en chiens de faïence selon qu’ils étaient en formation d’ingénieur ou de commerce, est révolu. Sidney : « On a besoin des ingénieurs pour solutionner les problèmes techniques qui se posent. Et si un ingénieur veut créer son entreprise, il aura nécessairement besoin de spécialistes de gestion et du marketing, et de commerciaux pour mieux adapter son produit à la demande. » Iris abonde dans ce sens : « Par notre connaissance des marchés, nous sommes complémentaires ».

L’important, c’est de participer, mais…

Le temps de la remise des prix approche. Ont-ils espoir d’être lauréats ? Certes, tout cela n’est qu’un jeu, mais un jeu qu’ils prennent au sérieux. Sidney, avec le sourire en coin : « Nous savons bien que l’important, c’est de participer, mais bon, si nous avions le premier prix, ce serait mieux, quand même. » Craignent-ils que le chiffre 13 ne leur porte pas chance. Iris positive, dans un éclat de rire : « Disons que cela n’a rendu que plus élevé le challenge ! »
Un peu plus d’une heure plus tard, le jury a tranché : le 3e prix (80 euros remis à chaque membre) est revenu à l’équipe n°3 pour son concept de cabine permettant un premier diagnostic médical en milieu rural – mais qui, comme l’a très bien fait observer Dominique Vernay, président de la Fondation de Coopération Scientifique (FCS) Campus Paris-Saclay, pourrait être très utile sur un territoire comme Paris-Saclay. Le 2e prix est revenu à l’équipe 6, pour un sa « TouchBox» permettant de reproduire à distance la texture d’un matériau (montant du prix : 220 euros pour chaque membre). Enfin, après un suspens insoutenable, le 1er prix a été décerné à l’équipe 7 pour son « AmbiBox », permettant, elle, de créer chez soi sa propre ambiance aussi bien sonore, lumineuse qu’olfactive.
C’est dire si le niveau de la seconde édition était élevé et que notre quatuor d’entrepreneurs en herbe n’a pas de regret à avoir : départager les équipes a dû être un sacré challenge pour les membres du jury. Et puis, ne le répétez pas, mais nous, si nous avions eu voix au chapitre, nous aurions voté pour eux.

Un grand merci à Hamila Mrabti pour les photos. En illustration de cet article, et de gauche à droite : Iris, Arthur, Sidney et Aurore ; sur le carrousel du site : l’équipe lauréate, en présence de Dominique Vernay (à gauche) ; sur la page d’accueil, en petit format : une rencontre organisée au PROTO204 dans le cadre du Rallye PEIPS.

 

 

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