Un MOOC HEC/X sur la start-up technologique

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Le 1er avril, HEC et l'École polytechnique lancent un MOOC sur le thème : « Créer et développer une start-up technologique ». Entrepreneur et enseignant à HEC, Etienne Krieger, nous en dit plus.

- Vous venez de concevoir un MOOC avec l’X sur le thème : « Créer et développer une start-up technologique ». Pouvez-vous rappeler les circonstances qui ont présidé à  la naissance de ce partenariat HEC/l’X ?

L’École Polytechnique et HEC travaillent ensemble depuis des années, en assurant notamment un cours commun sur la création d’entreprises innovantes, co-animé par mes collègues Romain Beaume (pour l’X) et Frédéric Iselin (pour HEC). Nos deux écoles ont en fait des publics et des expertises très complémentaires. La genèse de ce MOOC est liée à une discussion à bâtons rompus, début 2014, avec Serge Chanchole, le directeur de la pépinière d’entreprises technologiques de l’X. Nos écoles respectives avaient déjà créé quelques MOOC, notamment sur des thèmes scientifiques ou financiers et il nous a semblé opportun d’appliquer ce nouveau vecteur de transmission de connaissances à la création et au développement d’entreprises technologiques. Le projet s’est mis en place rapidement grâce, d’une part, à nos aux équipes audiovisuelles et e-learning et, d’autre part, aux animateurs du Centre d’entrepreneuriat et d’innovation de l’X (Matthieu Somekh) et d’HEC (Margaux Pelen). Nous avons pris soin de mobiliser un « casting » très qualitatif composé d’entrepreneurs et d’experts de la création et du développement de start-up technologiques. Car la diversité des points de vue est le meilleur moyen de sensibiliser un auditoire aux principaux enjeux humains, techniques, commerciaux, environnementaux et financiers liés à la création de telles start-up.

- Comme se déroulera cet enseignement ? Qu’y trouvera-t-on ?

Le MOOC en tant que tel s’étalera sur cinq semaines à raison de quatre vidéos hebdomadaires d’un quart d’heure chacune. Les cinq heures de vidéos qui correspondent à ces vingt sessions sont accompagnées d’un quiz hebdomadaire et d’un questionnaire final d’évaluation des connaissances. Ces sessions hebdomadaires concernent les thèmes suivants : 1) le passage de l’invention en laboratoire à la formulation d’un concept innovant ; 2) la maturation du concept ; 3) l’identification des acteurs de l’innovation technologique ; 4) le calcul des besoins de financement et la recherche des partenaires financiers et 5) l’élaboration du modèle économique. Un forum d’échange avec les participants et les enseignants stimulera l’interactivité du cours, où les participants auront également l’occasion de travailler sur un cas réel de création d’entreprise technologique.

- Que dites-vous à ceux qui objecteraient que le caractère virtuel de cet enseignement est contradictoire avec la nécessaire rencontre en face à face dans une démarche de création et de développement d’une start-up ?

Je leur dirais qu’ils ont parfaitement raison ! Un enseignement virtuel ne constitue qu’une composante d’une phase de maturation longue et complexe où les interactions de visu sont absolument essentielles. Un MOOC permet en revanche de mettre l’accent sur quelques enjeux clés et de réunir virtuellement plusieurs milliers de participants, effectif qu’aucun amphithéâtre de l’X ou d’HEC ne pourrait accueillir. Les interactions entre ces participants sur un forum de discussion sont par essence très complémentaires à des échanges de visu entre des groupes plus réduits. L’avenir de l’éducation passera sans nul doute par des dispositifs hybrides « présentiels + virtuels » qui favoriseront à la fois l’apprentissage et les échanges entre participants et enseignants.

- Question subsidiaire : cet enseignement sera lancé le 1er avril… Tout cela est-il donc sérieux ?

C’est tout ce qu’il y a de plus sérieux ! La préparation de ce MOOC a été ponctuée par des épisodes très drôles, notamment au moment du tournage de certains épisodes, qui ont été carrément jubilatoires. Nous avons donc opté pour ce clin d’œil qui correspond de surcroît à une date très facile à retenir pour le démarrage des cours !

C’est le 2e entretien que nous accorde Etienne Krieger. Le premier (mis en ligne en mars 2014) portait déjà sur la création d’une start-up, une aventure humaine qu’il jugeait « risquée, mais stimulante » (pour y accéder, cliquer ici).

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