Un engagement humanitaire, avec le sourire… Rencontre avec Juliette, Sarah, Tiphaine et Yasmine

NukokoPaysage
Elles sont toutes les quatre étudiantes en 2e année de médecine à la Faculté du Kremlin-Bicêtre et portent un projet humanitaire avec une ONG du Togo à travers une association étudiante. Précisions dans le témoignage recueilli sur le vif sur le marché de Palaiseau où elles recueillaient des fonds à travers la vente de délicieuses pâtisseries.

Ce dimanche-là, sur la place du marché de Palaiseau, un stand accroche notre regard, car nous n’avons pas l’habitude de l’y voir. Des étudiantes y vendent des gâteaux et des confiseries faits maison, manifestement pour financer un projet, ce que confirme une bannière fixée sur le mur de la maison attenante. On ne résiste pas à l’envie de déguster leur production (ah, la gourmandise…), mais aussi d’en savoir plus sur ce projet et leurs motivations. Elles s’appellent Juliette, Sarah, Tiphaine et Yasmine : elles sont toutes en 2e année de médecine à la Faculté du Kremlin-Bicêtre. Avec cinq autres étudiants, elles portent donc un projet humanitaire au profit du Togo dans le cadre de l’association étudiante Evadeh, un joli nom qui cache un acronyme (les six lettres signifient Etudiants volontaires pour Aide au Développement et aux Echanges Humains). Elles en sont respectivement responsable de communication, vice-présidente, trésorière et en charge des matériels à expédier ou à réunir sur place.
Mené avec l’ONG locale FIT, leur projet, dénommé Nukoko (qui signifie « sourire » en ewe), se fixe pour ambition de construire une unité de soin et de collecter du matériel médical (des compresses, des gants…), mais aussi scolaire. Le tout pour un budget global estimé à 30 000 euros, qu’elles comptent financer via une cagnotte en ligne (ce qui, comme s’empresse à le rappeler Sarah, assure une déductibilité d’impôts de 66% sur tout don versé), et en faisant feu de tout bois. En plus d’écumer les marchés, comme celui de Palaiseau, elles comptent faire de l’emballage de cadeaux dans les magasins durant la période des fêtes ; se sont déjà lancées dans une campagne de vente de sapins de Noël, lesquels devaient être livrés au début du mois de décembre. Elles songent également faire des brocantes, organiser une tombola, vendre du muguet le 1er mai prochain.

Pourquoi le Togo

C’est qu’il s’agit d’un projet au long cours. En principe, le départ est prévu dans le courant de l’été, en juillet, pour un séjour de trois semaines à un mois. « En principe » avons-nous écrit, car au vu de la situation sanitaire actuelle, elles reconnaissent ne pas être encore « sûres de partir à 100% ». En revanche, elles s’engagent à transférer les fonds collectés, les matériels scolaires et médicaux. Dans l’éventualité, maintenant, où elles partiraient, Yasmine tient à préciser qu’elle et ses amies prendraient en charge l’intégralité du coût de leur séjour. « Tous les fonds récoltés iront à l’euro près à l’association ! » Inutile d’en douter à voir la détermination tranquille qu’elles dégagent dans leur manière de témoigner.
Mais au fait, pourquoi le Togo ? Tout simplement parce que c’est l’un des pays où Evadeh intervient et ce, depuis maintenant huit ans. Nos étudiantes prennent ainsi le relais de promotions antérieures en ayant fait cependant le choix de ce projet-ci plutôt qu’un autre. Ysamine : « En plus de la construction d’une unité de soin, il nous permet de faire de la prévention auprès de femmes et d’enfants, en inculquant notamment les principes de base d’une bonne hygiène, ce qui par temps de pandémie n’est pas inutile ». Quant au Togo, elles reconnaissent avoir tout à en découvrir. Ce qui au demeurant ajoute à l’attrait du projet.
A voir le stand quasiment vide, on devine que la matinée a été bonne. Elles confirment ! Naturellement, nous n’avons pas manqué pas manquer de faire à notre tour nos emplettes. Bien nous en a pris et pas seulement parce que la cause est bonne, mais parce que leurs fondants au chocolat, leurs cookies et autres financiers sont tout simplement délicieux. Une séance de rattrapage est possible les dimanches suivants : à défaut d’être présentes, leurs premiers supporteurs (leurs parents !) assureront l’animation du stand.
On ne résiste pas à l’envie de saisir l’opportunité de recueillir leur avis sur l’écosystème de Paris-Saclay : fait-il sens pour elles ? Leur réponse fuse : « Oui ! » Et pour cause : leur faculté fait désormais partie de l’Université Paris-Saclay. De là à en suivre l’actualité au plus près… elles reconnaissent avec un confondante franchise que non. Ce dont on ne leur fera pas grief : outre des études exigeantes, elles sont accaparées par un beau projet.

Pour…

… tout renseignement : nukoko@evadeh.fr

…contribuer à la cagnotte, cliquer ici.

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