« Dans les moindres parcelles de Paris-Saclay, on sent une envie de créer. » Trois questions à Christian Van Gysel

Suite de notre série d'entretiens avec des parties prenantes de la prochaine édition de Paris-Saclay Invest, avec, cette fois, Christian Van Gysel, Vice-Président de Finance&Technologie.

Pour accéder au premier entretien de cette série consacrée à la prochaine édition de Paris-Saclay Invest (avec Alain Gosset), cliquer ici.

- Pouvez-vous rappeler la vocation de Paris-Saclay Invest et son originalité par rapport à d’autres événements de ce type ?

Paris-Saclay Invest (PSI) a été lancé en 2011 par Finance & Technologie (F&T) pour combler un vide : le Plateau de Saclay, en effet, n’avait pas son propre événement de financement des start-up innovantes qui en étaient issues. F&T étant membre fondateur du PEEPS (Pôle Etudiants Entrepreneurs de Paris Saclay), il nous a paru également important d’en soutenir les initiatives. C’est pourquoi PSI est organisé dans les écoles du territoire (IOGS, l’an passé, l’ENSTA ParisTech, cette année) et qu’il est ouvert aux jeunes start-up issues de l’entreprenariat étudiant. L’événement permet en une demi-journée d’établir plusieurs contacts qualifiés d’investisseurs. Suivant les années, les fonds levés vont de quelques centaines de milliers à quelques millions d’euros.

Je profite de l’occasion pour préciser qu’avec F&T, je suis en train de monter un fonds pour aider les étudiants entrepreneurs à créer leur start-up. PSI est un des éléments de ce puzzle et devrait pouvoir devenir à terme l’événement servant à la sélection des start-up. Les précédentes éditions ont rassemblé 200 personnes : des entrepreneurs, des élus, des partenaires locaux et plus d’une cinquantaine d’investisseurs. Ce succès a amené les Chambres de Commerce et d’Industrie de l’Essonne et de Versailles-Yvelines à rejoindre le projet, lui donnant ainsi une nouvelle dimension.

- Et si vous deviez citer un coup de cœur ?

J’en ai plusieurs. Mais si je devais absolument n’en citer qu’un, je citerais Diotasoft, une société créée en avril 2011 par Lionnel Joussemet. Elle développe sa propre gamme de solutions de réalité augmentée haut de gamme, pour les professionnels, à partir d’un socle logiciel générique, intégrant des briques technologiques très novatrices issues d’un laboratoire du CEA. Suite à sa participation à Paris-Saclay Invest, Lionnel Joussemet a pu nouer des contacts intéressants qui, aujourd’hui, sont en train de se concrétiser par l’arrivée prochaine d’un nouvel associé qui lui permettra d’affiner sa stratégie et de revoir certaines dimensions de son business plan. L’équipe est composée, à ce jour, d’une douzaine de personnes actives.

– En quoi le territoire Paris-Saclay vous semble-t-il fertile pour l’émergence de start-up ?

Paris-Saclay constitue un écosystème particulièrement propice à l’entrepreneuriat innovant : à la croisée de la recherche publique et privée, il rapproche le monde étudiant, représenté par la future Université Paris-Saclay, et le monde économique, incarné notamment par le pôle de compétitivité Systematic. La création du PEIPS (Programme Entrepreneuriat Innovation Paris-Saclay étudiant), qui fait suite à la démarche engagée depuis 2011 par PEEPS (Pôle Entrepreneuriat Etudiant Paris-Saclay) va permettre d’y « booster » la dynamique de entrepreneuriat. Il ne serait pas étonnant que le nombre de start-up issues des étudiants explose dans les années à venir et puisse donner naissance à de très belles « Success Stories » made in Paris-Saclay.
A titre plus personnel, je dirai que le Plateau de Saclay, c’est la Start-Up des Start-Up et son projet de cluster doit être vécu de cette manière. C’est une chance incroyable d’en être un acteur et de participer à sa mise en place. Dans les moindres parcelles de ce territoire, on sent une envie de créer, de l’enthousiasme et du bien-être, car il y a vrai projet auquel chacun veut adhérer. Ce me semble important de le rappeler dans le contexte actuel où on cultive plutôt la morosité !
Cet engouement a des échos jusqu’aux Etats-Unis au point que nos amis américains préfèrent, plutôt que de nous inviter à leur rendre visite à la Silicon Valley, venir jusqu’à nous. Ils veulent pour comprendre ce qui est en train de se passer autour de Paris-Saclay. Or, en général, les investisseurs américains ont du flaire …

Propos recueillis par Shauna Grew et Sylvain Allemand.

Prochain entretien avec Thomas Chaudron, président de la CCI Essonne, partenaire de cette édition 2014 de Paris-Saclay Invest.

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