Trois lauréats pour la 6e édition de Paris-Saclay Invest

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Le 10 décembre 2015 dernier, le campus HEC accueillait la 6e édition de Paris-Saclay Invest (la seconde de l’année 2015, après celle du 1er juillet dernier). Les lauréats des prix du jury et du public ont pour nom Culteev, OsseoMatrix et Beef-it

Deux bons millésimes en l’espace de quelques mois, c’est le défi que relevaient les Chambres de Commerce et d’Industrie de l’Essonne et Versailles-Yvelines) et leur partenaire Finance & Technologie en organisant deux éditions de Paris-Saclay Invest la même année. Défi relevé ! Une fois encore, les dix candidats en lice (en réalité, 9, du fait d’un désistement) se sont montrés tous plus épatants les uns que les autres, se livrant à leur pitch avec la même décontraction et le même professionnalisme (malgré, pour certains, des débords de temps). Même si au final seuls deux au plus devaient en principe sortir du lot pour se voir décerner le prix du jury et/ou celui du public. A défaut de présenter en détail leur concept, citons-les donc tous en renvoyant à leurs sites respectifs :

- Camille Hetez, co-fondatrice de CeleScreen, qui, en réponse à l’interdiction faite en Europe aux industriels cosmétiques de recourir à des tests sur des animaux vertébrés, propose un « service innovant d’évaluation de la toxicité de molécules », à l’échelle d’un… invertébré, en l’occurrence le ver Caenorhabditis Elegans…

- Maxime Camus, Directeur général de Grisbee, un site qui « aide les internautes à gérer leur argent grâce à des conseils en ligne et des outils permettant d’optimiser les placements défiscalisés ;

- Maxime Batandéo, en charge du marketing de Koondal, une start-up, qui « conçoit, développe et vend une solution connectée ainsi que des services destinés à lutter contre le mal de dos, les troubles musculo-squelettiques et la sédentarité ». Mais qui manqua de peu de ne pas pouvoir faire son pitch pour cause d’un embouteillage qui le fit arriver en retard…

- Stéphane Luçon, président de Tabbya, qui propose aux personnes âgées, peu familières avec le numérique, d’accéder aux services dont elles ont besoin via une tablette facile d’usage;

- Mathieu Metz, CEO d’Innixim, qui propose « le premier lecteur de plaques d’imagerie dentaire au fauteuil »;

- Gregory Louis, CEO d’Entomo, qui s’est lancée dans la conception de systèmes éco-industriels pour l’élevage d’insectes…

Cette année, ce n’est pas une, ni deux mais trois start-up qui ont été distinguées, car, une fois n’est pas coutume, deux sont arrivées ex-aequo au titre du prix du jury :

- Culteev, une start-up cofondée par Martin Savoure et Alexandre Aumand (les deux premiers en partant de la gauche, sur la photo), deux jeunes ingénieurs ayant déjà quelques années d’expérience professionnelle. Elle propose un jardin portatif pour cultiver chez soi, dans sa cuisine, des légumes frais et ce, toute l’année (pour l’heure, le premier produit permet de cultiver des herbes aromatiques ; un second, en cours de développement, devrait permettre de cultiver certaines catégories de légumes).

- OsseoMatrix, une start-up déjà lauréate au Concours Mondial de l’Innovation, qui a conçu un procédé sans équivalent d’impression directe 3D d’implants osseux. Preuve que l’esprit entrepreneurial n’a pas d’âge, elle a été fondée par un ancien chirurgien, qui se définit lui-même comme « serial entrepreneur », Didier Nimal (au centre, sur la photo).

Quant au lauréat du prix du jury, il s’est agi de Beef-it. Cofondée par Yannick Kamga (le 2e en partant de la droite) et Eden Bouchouchi (le premier, à droite), cette jeune start-up « élabore, produit et distribue des recettes de snack sain et gourmand à base de bœuf séché français d’exception » et auxquels les organisateurs se sont engagés à livrer un trophée (ils n’avaient pas prévu des ex-equo !).

Ainsi, de l’agro-alimentaire à la santé, en passant par la FinTech, la Biotechnologie,… nos candidats, lauréats ou pas, couvraient un large spectre de domaine, confirmant, s’il en était encore besoin, que l’entrepreneuriat innovant ne connaît plus de frontières disciplinaires ni professionnelles. Mais aussi l’esprit d’ouverture de Paris-Saclay Invest qui accueille des entrepreneurs extérieurs au Plateau de Saclay.

Voilà pour le concours et ses lauréats. Mais comme les habitués le savent, Paris-Saclay Invest, c’est aussi des rendez-vous pré-programmés avec les candidats et, en parallèle, des tables rondes sur des thèmes on ne peut plus intéressants. Cette année, en l’occurrence : sur la dimension non technologique de l’innovation, d’une part, les rapports entre chercheur et entrepreneur, d’autre part. Seul bémol : ces tables rondes auraient gagné à être organisées dans des salles plus adaptées et non dans l’amphithéâtre qui accentuait le sentiment d’un public clairsemé (le public était bien là, mais à déambuler dans le hall pour poursuivre des échanges plus informels avec les candidats). Mais, et c’est le plus important, la démonstration est faite qu’une deuxième édition, même à l’approche de l’hiver est justifiée et que les acteurs du territoire de Paris-Saclay sont bel et bien mobilisés pour accompagner les entrepreneurs innovants, à l’image de Patrice Cousin et Jacques Empinet (respectivement trésorier de la CCI Essonne et membre du bureau de la CCI Versailles-Yvelines), qui ont su se livrer à un vrai numéro de duettiste en clôture de cette édition, avant la remise des prix (même si la durée de leur discours conjoint était loin du standard du pitch !). Sans oublier les partenaires premium : l’EPPS, dont le tout nouveau Président Directeur général, Philippe Van de Maele, en a profité, en inauguration de la matinée, pour témoigner de son intérêt pour l’innovation et souligner l’intérêt à mettre en réseau les lieux innovants de Paris-Saclay de façon à y renforcer les dynamiques entrepreneuriales ; et Aéroports de Paris, qui, rappelons-le, accueille le Techinnov, l’autre grand rendez-vous des acteurs de l’innovation de Paris-Saclay comme du reste de l’Europe (et dont la prochaine édition se tiendra le 11 février 2016) !

En attendant, nous prolongerons donc le plaisir procuré par cette édition-ci de Paris-Saclay Invest à travers une série d’entretiens prochainement mis en ligne sur le site de Média Paris-Saclay, avec :

- Didier Nimal, fondateur d’OsseoMatrix, l’un des deux lauréats du prix du jury (pour y accéder, cliquer ici) ;

- Camille Hetez et Maxime Le Lièvre, co-fondateurs de CeleScreen (pour y accéder, cliquer ici) ;

- Maxime Batandéo (cliquer ici) et Tarik El Kalai (cliquer ici), respectivement CEO et CTO de Koondal ;

- Last but not least, Eve Chegaray, chroniqueuse BFM Académie sur BFM Business, animatrice de Paris-Saclay Invest, qui a bien voulu nous livrer une nouvelle fois ses impressions à chaud, au moment de la pause (cliquer ici), avec l’enthousiasme communicatif qu’on lui connaît.

4 commentaires à cet article
  1. Ping : Des implants osseux en impression directe 3D. Rencontre avec Didier Nimal | Paris-Saclay

  2. Ping : L’élégante solution de CeleScreen. Rencontre avec Camille Hetez et Maxime Le Lièvre | Paris-Saclay

  3. Ping : Koondal, une solution au mal du siècle. Rencontre avec Tarik El Kalai. | Paris-Saclay

  4. Ping : « Paris-Saclay, une communauté fertile ». Rencontre avec Eve Chegaray | Paris-Saclay

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