Spécial Open Innovation pour la 3e édition de Smart Days. Rencontre avec Stéphane Parpinelli

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Le 7 octobre prochain, se tiendra à HEC la 3e édition de Smart Days. Stéphane Parpinelli, responsable du réseau d’innovation Open’Ynnov, de la CCI Versailles-Yvelines, nous en rappelle les principes et les nouveautés par rapport aux éditions précédentes.

- Si vous deviez pitcher Smart Days ?

Dès sa création, cet événement a été conçu à l’attention des entreprises du territoire, quelles qu’elles soient – grands groupes, start-up mais aussi PME et TPE – pour susciter des opportunités d’affaires. Beaucoup ont beau être implantées à proximité les unes des autres, elles ne se connaissent pas forcément. Concrètement, Smart Days est donc conçu comme une session de RDV B to B. A chaque édition, un thème différent est proposé. En 2014, c’était les objets connectés ; en 2015, l’économie circulaire. Cette année, ce sera donc un spécial Open Innovation.

- Quels sont les changements notables par rapport aux deux précédentes éditions ?

Cette année, et c’est l’un des principaux changements, Smart Days s’inscrit dans le dispositif Open’Ynnov qui, pour mémoire, a, justement, vocation à promouvoir l’innovation ouverte et collaborative, en mettant en relation des entreprises, petites et grandes [pour en savoir plus, voir le précédent entretien avec Stéphane Parpinelli, en cliquant ici]. Le fait que Smart Days soit désormais sous pavillon Open’Ynnov lui permet de bénéficier de financements européens dans le cadre du FEDER [le fonds européen de développement régional qui vise à renforcer la cohésion économique et sociale au sein de l’Union européenne en corrigeant les déséquilibres entre ses régions ].

- Qu’entendez-vous par Open Innovation ?

La question se pose effectivement tant la tendance est à y mettre beaucoup de choses ! Pour notre part, nous la définissons comme une méthode de créativité, s’appuyant sur une démarche collaborative entre plusieurs parties prenantes. Une démarche à laquelle se prêtent de plus en plus de grands comptes, qui n’hésitent plus à soumettre des cas d’usage, qu’ils souhaitent matérialiser par une solution innovante, en sollicitant le concours de développeurs.

- Cette notion d’Open Innovation ne prête-t-elle pas cependant à confusion ? Au prétexte qu’elle serait « open », elle serait en quelque sorte ouverte à tous les vents alors qu’en réalité, elle repose aussi sur des phases de négociation autour des aspects les plus confidentiels…

Ce malentendu existe effectivement. Et c’est tout l’enjeu des Smart Days et plus généralement d’Open’Ynnov que de sensibiliser, pour ne pas dire initier, les entreprises à cette nouvelle approche de l’innovation et ses implications au plan du business. Précisons qu’elle peut être interne (dans la logique de ce qu’on appelle l’intraentrepreneuriat) ou externe (elle passe alors par du collaboratif avec des personnes non salariées de l’entreprise). Dans ce cas, elle implique un travail de contractualisation autour des droits de propriété intellectuelle qui s’appliqueront sur l’innovation développée.

- L’implication de votre CCI dans ces différents événements est-elle une manière de faire profiter de son expertise dans ce domaine ?

J’ignore si une CCI peut prétendre être experte dans ce domaine de la propriété intellectuelle à l’heure de l’innovation ouverte. Reconnaissons que, dans le cas de la CCI Versailles-Yvelines, l’expertise est justement en train de se constituer à travers Open’Ynnov. La création de ce dispositif répond à la prise de conscience de la nécessité de monter en compétence en matière d’Open Innovation et sur les enjeux qu’elle recouvre, de façon à pouvoir mener un travail de pédagogie auprès des acteurs économiques du territoire : les grands groupes comme, encore une fois, les PME-TPE, qui en sont encore, pour beaucoup d’entre elles, à penser que cette nouvelle manière d’envisager l’innovation ne les concerne pas directement. Pourtant, il est très important qu’elles comprennent qu’elle n’est pas l’apanage des grandes entreprises ni des start-up.

- Venons-en au programme. Quels en sont les points forts ?

Outre les RDV B to B – la clé de voute de l’événement -, la journée s’organise autour d’une plénière sur l’Open Innovation et de deux ateliers qui se tiendront en parallèle. L’un de créativité, orienté vers le design thinking. L’autre de prototypage rapide à partir de kits électroniques de base (LittleBits), une innovation venue des Etats-Unis et en train de se déployer un peu partout dans le monde. Autre temps fort de l’édition 2016 des Smart Days : le lancement officiel d’un challenge étudiants, par Segula Technologies en partenariat avec Open’Ynnov et trois écoles d’ingénieurs yvelinoises (ESTACA, EPF et ISTY), autour d’un projet industriel de conteneur logistique autonome. Autant de sujets qui suscitent un vif intérêt à en juger par le nombre d’inscriptions que nous avons déjà obtenues en à peine quinze jours.

- Vous avez tout à l’heure parlé de « territoire ». On devine qu’il s’agit de celui couvert par votre CCI, le département des Yvelines, en l’occurrence. Mais dans quelle mesure envisagez-vous Smart Days comme un événement Paris-Saclay ?

Comme son nom l’indique, Open’Ynnov s’adresse d’abord aux acteurs de l’innovation des Yvelines, mais sans se limiter pour autant à eux. Qu’elles soient yvelinoises ou pas, des entreprises peuvent naturellement participer à nos événements. D’ailleurs, le prix du jury de notre première édition du Challeng’Ynn CES Las Vegas – un autre événement du dispositif Open’Ynnov – est une start-up (Impulsive) développée au sein d’X-Up, l’incubateur de projets de l’Ecole polytechnique. Je rappelle aussi au passage que nous sommes avec la CCI de l’Essonne, coorganisateurs de Paris-Saclay Invest. Bref, nous tissons des liens naturels avec le Plateau de Saclay où je me rends d’ailleurs régulièrement.
Pour en revenir aux Smart Days, les précédentes éditions ont joui d’une audience qui dépassait largement le département des Yvelines. Plusieurs entreprises essonniennes y ont participé et y participeront de nouveau. Comment pourrait-il en être autrement ? Pour survivre, les entreprises doivent se développer au-delà des frontières, y compris départementales !

Pour en savoir plus et s’inscrire, cliquer ici.

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