Road trip à Paris-Saclay

Nat2Paysage
Deuxième contribution de notre stagiaire, Nat Ouensou, qui livre ici ses impressions à l’issue d’une visite improvisée du territoire de Paris-Saclay.

Jeudi 14 avril, au lendemain de mon arrivée, une panne informatique touche l’Etablissement Public d’Aménagement (EPA) de Paris-Saclay où j’effectue mon stage.  Françoise Sellier, Assistante de Direction suggère alors à mon tuteur Sylvain Allemand, Rédacteur en Chef du site Média de Paris-Saclay, de m’emmener visiter le territoire de Paris-Saclay, d’autant plus qu’un beau soleil printanier s’offrait à nous. Nous embarquons en voiture vers 14 heures pour une visite qui doit durer un peu plus de deux heures. A l’avant du véhicule : Thomas Duhamel, responsable SIG Cartographe, au sein de l’EPA, qui fera bien plus qu’office de chauffeur, et mon tuteur. Un autre Thomas, stagiaire au sein du Pôle Stratégie économique, a également profité de l’occasion pour nous accompagner. Nous avons pu ainsi faire connaissance durant le trajet. Nous sommes censés rentrer vers 16 h 30. Nous voilà ainsi partis, pour ce qui s’annonce comme un « road trip » à travers ce vaste territoire à cheval sur deux départements (l’Essonne et les Yvelines).

D’un décor à l’autre

Deux heures durant, nous passons sans cesse d’un décor à l’autre, d’un espace urbain à un espace plus rural, d’un établissement d’enseignement supérieur ou de recherche à un autre (l’Université Paris-Sud, que nous traversons depuis l’entrée d’Orsay ; Polytechnique, dont l’accès est malheureusement inaccessible en voiture, pour cause de Plan Vigipirate…), de chantier en chantier, une variété de paysages naturels, forestiers ou agricoles se succédant sous nos yeux. Deux heures, cela peut paraître beaucoup. En réalité, cela se révèle trop court. Thomas et Sylvain enchaînent les explications  sur tel ou tel lieu, tel ou tel projet. Je dois avouer qu’il m’est difficle de  prendre tout en note, surtout à l’arrière de la voiture. Mais certains endroits ont particulièrement attiré mon attention. A commencer par le Christ de Saclay, appelé ainsi parce que s’y trouve un Christ en croix, sculpté en bois. Mais encore faut-il le voir ! Il est  à l’entrée d’une route qui part du rond-point, derrière un muret. Thomas nous fait faire un 2e tour et même un 3e pour être sûr  que nous le percevions.

Je me souviens aussi d’autres routes bordées de terres agricoles. Cette fois, Thomas devait attirer notre attention sur de petits panneaux jaunes en plein milieu de champs. Ils sont censés indiquer l’emplacement des pylônes de la future ligne 18 du automatique.

Quelques kilomètres plus loin, nous voilà à Courtabœuf et son grand parc d’activités, situé sur les communes des Ulis, de Villebon-sur-Yvette et de Villejust. C’est le premier parc tertiaire d’Europe avec plus de mille entreprises, petites et grandes, qui y sont implantées (comme Ipsen, un groupe pharmaceutique français qui y a un centre de R&D). Plusieurs minutes plus tard, un gigantesque bâtiment à l’architecture très particulière surgit. De prime abord, il me fait penser à un vaste centre commercial. Je réalise qu’il s’agit en réalité du Technocentre Renault, le plus grand centre de recherche et développement de France. Nous sommes à Guyancourt. J’apprends au passage qu’une gare de la ligne 18 doit être construite à proximité.

Je n’étais pas au bout de mes surprises. Faute de temps, on doit renoncer à pousser jusqu’à Versailles-Chantier et Trappes. Dommage. Mais Thomas prend le temps de nous faire découvrir le camp militaire de Satory. On devine l’aire d’entraînement où plusieurs chars sont stationnés. Un spectacle plutôt impressionnant. Surtout si vous le contemplez depuis une petite voiture comme c’est notre cas.

Tourné vers l’avenir et chargé d’histoire

Sur le chemin du retour, nous passons au-dessous de l’Aqueduc de Buc. Sylvain et Thomas nous apprennent qu’il participe, avec les rigoles, entrevues sur le Plateau de Saclay, au système hydraulique destiné à alimenter les fontaines du parc du château de Versailles. Les mêmes nous signalent qu’on peut le voir dans un des épisodes de la bande dessinée Blake et Mortimer dont une partie de l’intrigue se déroule dans la commune de Buc.

Bien sûr, deux heures, c’est largement insuffisant pour se faire une idée du territoire. Mais cela n’en reste pas moins une expérience intéressante pour une première immersion. Je ne saurais donc trop vous encourager à en faire autant. Cette visite m’a en outre d’ores et déjà convaincu que Paris-Saclay est riche d’une grande diversité d’acteurs – que ce soit des chercheurs, des entrepreneurs, sans oublier bien sûr les étudiants, les uns y habitant, d’autres venant de l’extérieur, tout ce mélange créant un environnement que je qualifierais d’ouvert. Et on devine que cette ouverture ne peut que faciliter les rencontres et les échanges entre les individus, la mise en commun de compétences pour susciter une dynamique d’innovation. Celle-ci est d’ores et déjà perceptible à travers la présence de nombreuses entreprises, de centres de recherche, d’établissements d’enseignement supérieur très variés. On a l’impression d’être comme projeté dans l’avenir, tout en ayant le sentiment de traverser un territoire chargé d’histoire.

Par Nat Ouensou

 

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