Retour sur la 3e édition de Challeng’Ynn

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Le 13 décembre dernier, la CCI Versailles-Yvelines organisait la 3e édition du Challeng’Ynn dans le joli cadre de la Royale Factory (un café théâtre versaillais). Malheureusement, nous n’avions pas pu nous y rendre. Mais, Philippe Baud, qu’on ne présente plus, y était. Voici son témoignage.

Versailles, mardi 13 décembre, début de soirée : je sors au café théâtre ! Au Royale Factory, précisément, situé à deux pas de la mairie. Et pour y découvrir des artistes pas tout à fait comme les autres : des startuppers, qui participent à la 3e édition du Challeng’Ynn – un concours d’Open’Ynnov, le club innovation de la CCI Versaillles-Yvelines, qui a vocation à récompenser des start-up du numérique et de l’électronique grand public et dont la troisième édition a pour thème l’économie circulaire.

Des contributions à l’économie circulaire

Au total, cinq porteurs de projet de start-up, tous finalistes du concours, qui ont dû s’inscrire dans un des thèmes de l’économie circulaire telle que définie par l’ADEME, à savoir : 1) la gestion des déchets (recyclage), 2) l’offre des acteurs économiques (l’approvisionnement durable, l’éco-conception, l’écologie industrielle et territoriale, l’économie de la fonctionnalité), enfin, 3) la demande des consommateurs (la consommation responsable et collaborative, l’allongement de la durée d’usage). A la clé pour le dirigeant lauréat du prix du jury ou du public : une présentation devant un parterre de 50 décideurs lors d’un déjeuner de son Club des Grandes Entreprises ; une participation gratuite à la formation Premium – Stratégie & Performance dispensée par des professeurs associés de PME, enfin, un accompagnement individuel par des conseillers experts de la CCI.
Quant au public, venu nombreux (la salle sera bien remplie), il est composé des habitués d’Open’Ynnov : un parterre d’investisseurs et d’acteurs de l’écosystème yvelinois et, plus largement, du cluster Paris-Saclay.
Muni des bulletins de vote remis à l’entrée, je descends les escaliers où je suis accueilli par Gérard Bachelier, le président de la CCI Versailles-Yvelines, puis je m’installe dans la salle de spectacle, perdant au passage définitivement l’accès au wifi et au réseau cellulaire : tant pis pour les tweets (@phbaud) que j’aime adresser à mes chers followers. Et tant mieux pour l’attention portée aux orateurs. Au théâtre, on est prié de ne pas déranger les artistes !
Après le quart d’heure de retard de rigueur, c’est le top départ. Sans les trois coups de brigadier pour attirer l’attention du public, l’animateur (par ailleurs à l’initiative de la création d’Open’Ynnov), Stéphane Parpinelli [en photo, sur la page d'accueil], lance le show. Il résume les dernières actualités du club et invite les représentants de deux sponsors de l’opération, la Société Générale et GrDF, à le rejoindre sur scène pour présenter des enjeux en résonance avec la thématique de la soirée : l’accompagnement des start-up, pour le premier ; les implantions de la bio-méthanisation, pour le second.
Fin de première partie, sans entracte : nous enchaînons tout de suite car l’heure des artistes a définitivement sonné. Les cinq start-up interviennent à tour de rôle : cinq minutes de pitchs, chacune, puis cinq minutes de questions réponses. Leurs projets sont tous plus différents les uns que les autres : Géolith propose une solution d’exploitation responsable du lithium ; MaGarantie5ans.fr prolonge la durée de vie de nos appareils électroménagers ; Phenix recycle les invendus des grandes surfaces auprès d’associations ; Squiz, la gourde éco-responsable, donne plaisir aux petits et soulage le budget des parents ; La Boite à Champignons entend, elle, cultiver des pleurotes avec du marc de café.
Les pitchs sont très pros, bien cadencés. Les tirades sont bien déclamées. Les questions fusent. Les réponses aussi. Comme un rituel ou passage initiatique, chaque start-up a droit à sa question KPMG (un autre des sponsors), posée par Clément Fruchard que les acteurs du territoire ont l’habitude de croiser en des lieux yvelinois dès qu’il s’agit d’innovation (il était présent notamment au dernier Paris-Saclay Invest, organisé le 1er décembre dernier à HEC).
Puis vient l’heure du choix. Les projets sont de qualité et si difficiles à départager qu’une spectatrice propose même de voter pour les cinq en même temps ! Pour ma part, j’aurais bien suggéré un sondage avant de passer au vote, mais reconnaissons qu’au cours de cette année 2016, l’exercice s’est révélé peu fiable… Je me dirige, donc, vers l’urne pour y déposer mon carton de couleur au logo Open’Ynnov (n’insistez pas : je ne vous dirai pas vers qui est allé ma préférence, car je suis attaché au secret de l’isoloir).

Et les lauréats sont…

A la fin du dépouillement, les résultats sont annoncés par Gérard Bachelier qui félicite les lauréats sous les applaudissements du public. Pour le prix du jury : La Boite à Champignons,  qui s’est récemment implantée en Yvelines, près de la Ferme de Gailly – et représentée par son cofondateur, Arnaud Ulrich [à droite sur la photo]. Pour le prix du public : Phenix, la start-up qui réduit le gaspillage via des circuits d’économie circulaire. et représentée, elle, par son responsable de projets, Nicolas Piffeteau.
Au final, une soirée sympathique, avec des entrepreneurs talentueux et un animateur toujours aussi dynamique. Pas de doute : ce mardi 13 décembre, je suis bien sorti au café théâtre écouter des artistes. Il ne reste plus qu’à souhaiter plein de succès aux deux lauréats comme aux autres candidats, qui n’ont décidément pas à rougir de leur performance.

Par Philippe Baud

PS : pour rester dans le thème de la soirée, ayez un geste éco-responsable et solidaire en évitant d’imprimer… ce petit billet.

 

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