Rendez-vous au Smart Manufacturing Paris-Saclay. Rencontre avec Christian Balle (2e partie)

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Suite de notre rencontre avec Christian Balle à travers l’entretien qu’il nous a accordé. Outre les circonstances qui ont présidé à la création du pôle de compétitivité Systematic et son regard sur la dynamique de Paris-Saclay, il nous présente le premier rendez-vous autour de l’usine de demain : Smart Manufacturing Paris-Saclay.

Pour accéder à la première partie de la rencontre avec Christian Balle, cliquer ici.

- Avant d’en venir au Smart manufacturing Paris-Saclay, un mot sur le pôle de compétitivité Systematic qui fêtera l’an prochain sa dixième année d’existence. Vous avez participé à sa constitution. Pouvez-vous revenir sur les circonstances de celle-ci ?

Dès 2003, je participais, au titre de Renault, à un groupe de travail mis en place à l’initiative du ministère de l’Industrie, aux côtés d’autres industriels automobiles et d’organismes de recherche. Nous ne parlions pas encore de pôles de compétitivité, mais de compétences.

Une initative de l'EPPS

L’évènement Smart Manufacturing Paris-Saclay est le fruit d’une collaboration entre l’Etablissement public Paris-Saclay (EPPS) et le pôle de compétitivité Systematic. Financé par l’EPPS et la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation et du travail) Ile-de-France, avec le soutien de l’ensemble des partenaires locaux, il s’inscrit dans une démarche de promotion internationale de l’écosystème technologique et scientifique de Paris-Saclay.

L’idée n’en était pas moins là : identifier des compétences stratégiques et les territoires où elles pourraient être développées prioritairement. La notion de pôle de compétitivité ne s’est imposée qu’à la suite du rapport de Christian Blanc, publié en 2004.
Cette même année, un noyau inter-industries s’était rapidement constitué, qu’il a suffi d’élargir suite à l’appel à projet lancé l’année suivante. Mais il nous a quand même fallu construire le dossier, ce qui n’a pas été simple. L’appel à projet définissait bien un cahier des charges. Lequel imposait notamment de définir le périmètre de notre zone de R&D, soit le territoire où les centres de R&D des membres fondateurs étaient implantés et d’où ils rayonneraient. En aucun cas, il ne pouvait s’agir de l’Ile-de-France dans son intégralité. Les membres du pôle devaient être à moins d’une heure de transport les uns des autres. Mais il nous revenait d’imaginer à quoi pourrait bien ressembler Systematic. Nous y avons passé des soirées ! Heureusement que, dès le départ, nous y avons cru.

- Vous insistez sur l’existence de ce noyau initial. N’est-ce pas la clé d’explication du succès d’un pôle de compétitivité, reconnu au passage par les rapports d’évaluation qui ont été établis depuis ?

Oui, un pôle de compétitivité, c’est d’abord une aventure humaine. Ce fut du moins le cas du nôtre, qui a pu démarrer à partir d’un noyau dur. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la logique même d’un pôle de compétitivité : en aucun cas, il ne s’agit d’une création top down : l’Etat n’a fait qu’inciter les acteurs d’un même territoire à se mobiliser, ce qui suppose qu’ils eussent vraiment la volonté de travailler ensemble. Dès le départ, il nous paraissait pertinent de créer un pôle autour des systèmes complexes.

- Si vous deviez définir ces systèmes complexes ?

On désigne par-là des ensembles comprenant un nombre de composants tel qu’on ne puisse en prévoir le comportement ou l’évolution par les seules capacités de notre cerveau ou de simples schémas jetés sur un format A4 ! Concrètement, il peut s’agir aussi bien d’un avion que d’une voiture ou d’un réseau numérique dont le niveau de développement est tel qu’il nous faut nous doter de nouvelles capacités de calcul et de modélisation. Systematic se propose de relever ces défis à partir des ressources du numérique et la conception de nouveaux logiciels. Nous avions d’ailleurs l’intention d’ajouter dans notre intitulé « à logiciel prépondérant », mais cela aurait inutilement allongé l’intitulé de notre pôle !
Depuis sa création, Systematic s’est concentré sur pas moins de six marchés applicatifs : Automobile & Transports ; la Confiance Numérique & Sécurité ; la Gestion Intelligente de l’Energie ; le Logiciel Libre ; les Outils de Conception et Développement de Systèmes ; les Télécoms. A quoi se sont ajoutés récemment trois autres thèmes : la Santé, la Ville Durable et l’Usine du Futur, abordées sous l’angle des TIC.

- Comment parvenir à faire coopérer sur ces thématiques, des groupes industriels a priori concurrents ?

Précisément, nous ne l’étions pas. Nous avions en revanche un dénominateur commun : nous concevions tous des systèmes complexes. Ce fut aussi le cas des membres qui nous ont rejoints très vite. Force est en revanche de reconnaître les différences qui pouvaient exister entre les filières. Chaque membre venait avec son écosystème, son jargon, sa vision des marchés. Autant le reconnaître, il y eut au début des incompréhensions selon qu’on venait des Télécommunications, de l’Automobile, de la Défense, etc. Systematic est parvenu à les surmonter, à force de réunions et d’effort de compréhension mutuelle. Chacun de nous se faisait par ailleurs l’ambassadeur de Systematic au sein de son groupe, dans l’idée de faire évoluer les mentalités. Moi, c’était donc chez Renault, où j’expliquais à mes collègues qu’il y avait d’autres visions de l’électronique, que nous avions intérêt de prendre en considération pour faire évoluer nos pratiques. Quoique l’automobile fut une filière encore peu prépondérante dans le secteur de l’électronique, nous avons su nous y intégrer pleinement.
Au final, ce qui pouvait paraître comme une difficulté – des filières très différentes – était aussi un atout : nous étions d’autant plus enclins à apprendre à travailler ensemble et à créer ainsi une culture commune.
Et puis très vite, force nous a été de constater qu’une filière ne faisait pas forcément sens pour les fournisseurs, qui pouvaient travailler indifféremment avec l’une ou l’autre. Certes, des équipementiers avaient bien tendance à se spécialiser en ne travaillant que pour une filière, mais les technologies se révélaient plus transversales qu’on ne l’imaginait.

- Qu’en est-il des PME qui étaient encore peu présentes dans le premier tour de table du pôle…

En effet, les pôles avaient beau avoir l’obligation d’en compter, force est de reconnaître qu’elles étaient encore peu présentes. Finalement, elles se sont pleinement intégrées et de manière naturelle, en tout cas dans le cas de Systematic. Il est désormais admis que l’innovation repose sur une association entre laboratoires, grands groupes et PME. Soit ce qu’il était convenu d’appeler le « triangle magique ». Mais cette vision ne me satisfaisait pas car elle supposait un raisonnement dans le cadre d’une seule et même filière. Or, force était de constater que des laboratoires aussi bien que des PME avaient l’habitude de travailler avec plusieurs filières. C’est pourquoi, pour ma part, j’avais proposé de remplacer le triangle par un papillon, pour signifier des points d’accroche possible entre deux filières différentes, justement par l’intermédiaire de ces PME et/ou laboratoires de recherche. A travers Systematic, nous n’avons pas cherché à cultiver autre chose que cela : agglomérer des organisations et des métiers en croisant les filières.

- En quoi Paris-Saclay a conforté votre dynamique ?

Vous avez devant vous un farouche ambassadeur du projet de Campus…

- … Pourtant le périmètre ne correspond pas à celui de votre pôle ?

Détrompez-vous ! L’évolution naturelle de Systematic a été d’épouser ce qui allait devenir le périmètre de l’OIN. On ne pouvait donc mieux faire. C’est vrai au regard de l’implantation des entreprises et des organismes de recherche membres de notre pôles, mais aussi des collectivités qui ont soutenu la création de Systematic (la CASQY ou la CAPS).

- En quoi le projet de Campus vous paraît-il pertinent ?

Faire un campus comme celui-ci va dans le sens de l’histoire. L’idée de regrouper sur un même territoire des universités, des écoles et des centres de R&D est particulièrement pertinente. Dans un avenir proche, des écoles aussi prestigieuses que l’ENS Cachan, l’ECP, l’X,… vont se retrouver dans un périmètre de quelques km2 aux côtés d’importants organismes de recherche (CEA, Inria…). Que ne l’a-t-on fait plus tôt ! Il n’y a plus de temps à perdre. Il faut y aller ! Pour avoir fréquenté les Etats-Unis, je peux témoigner du rôle des campus dans la dynamique d’innovation de ce pays. J’évoquais tout à l’heure une des obligations du cahier des charges d’un pôle de compétitivité : pas moins d’une heure entre les membres. Rien que de plus normal si on veut que ces membres se rencontrent vraiment. Cela vaut aussi pour les partenaires d’une grande université. Le rapprochement entre les établissements sera un gain de temps et une source de synergie accrue pour innover et expérimenter.
Car à mes yeux, Paris-Saclay est bien mieux qu’un grand laboratoire : c’est un immense territoire d’expérimentations de solutions innovantes aussi bien pour les habitants que les étudiants, les enseignants et les chercheurs. Pour avoir participé au montage de projets sur les enjeux de mobilité sur le Plateau de Saclay, je suis en mesure de dire qu’il y a un vrai potentiel aussi bien dans les transports en commun que dans le développement de la voiture électrique.
En la matière comme dans d’autres, aucun acteur ne peut prétendre porter seul une innovation. Rien que pour les solutions de mobilité, je suis surpris par le nombre de partenaires possibles. Cela peut faire peur, mais, en même temps, on doit bien faire avec. Certes, cela exige temps : il nous faut d’autant plus rapidement fédérer les acteurs et favoriser les synergies.

- Vous êtes en train de nous de nous dire qu’à sa façon Paris-Saclay est un système complexe…

(Rire) Oui, en un certain sens. Mais à l’attention des puristes, je parlerai même d’un système de systèmes complexes !

- Venons-en au Smart Manufacturing Paris-Saclay. Qu’entendez-vous par Smart Manufacturing ?

Smart Manufacturing est l’équivalent de ce qu’on appelle en France usine du futur…

- Quel rapport avec le projet défini dans le cadre des 34 plans du gouvernement ?

Disons que c’est une coïncidence heureuse. Notre réflexion a été concomitante. Preuve s’il en était besoin qu’il y a un vrai enjeu : redorer l’image des usines, dont on a encore besoin, même à l’heure de l’économie des services et du numérique. Beaucoup associent encore spontanément l’usine au travail à chaîne, effectuée de surcroît dans des conditions difficiles. Pourtant, pour m’être rendu dans plusieurs usines (de Renault et d’Alsthom en l’occurrence), je peux vous assurer que ce sont des univers proprement fascinants. Rien à voir avec les images d’usines d’antan. Les entreprises ont fait d’énormes efforts pour améliorer les conditions de travail en renforçant notamment l’automatisation. Gardons à l’esprit que c’est dans nos usines et non dans les bureaux d’études que s’effectue la production des biens dont nous avons besoin. Beaucoup reste cependant encore à faire pour rendre nos usines plus attractives et faire évoluer les mentalités. Bien souvent, la préoccupation est avant tout de produire dans les délais les volumes prévus, la démarche d’innovation n’est pas encore intégrée.

- Envisageriez-vous des usines à Paris-Saclay dont la vocation est avant tout d’être un cluster et un campus ?

Loin de nous d’y envisager l’implantation d’usines, encore que : toutes les usines ne sont pas ces concentrations de plusieurs centaines voire milliers d’effectifs qu’on imagine : la ré-industrialisation passe aussi par des sites de quelques dizaines de personnes. Cela étant dit, entre construire des usines ou laisser aux autres territoires le soin d’en accueillir, en nous bornant à imaginer ce qu’elle pourrait être, on peut envisager des plateformes d’expérimentation. Pas plus qu’un produit innovant, un nouveau process de production ne peut être introduit dans une usine sans formation préalable du personnel, une reconfiguration des postes de travail, le recours à d’autres compétences, etc. Et donc sans expérimentation. De là l’intérêt d’une plateforme, qui consiste en quelque sorte à reproduire une usine (ou une partie) à une échelle réduite, à travers un poste de travail ou une mini-chaîne, par exemple. De telles plateformes pourraient donc très bien trouver leur place à Paris-Saclay. Le Smart Manufacturing Paris-Saclay est d’ailleurs une initiative de la direction du développement économique de l’EPPS, l’établissement en charge de l’aménagement de ce territoire.

- Quelles attentes placez-vous dans cette journée ?

Cette journée a d’ores et déjà conçue comme le point de départ d’un rendez-vous annuel. Elle vise bien sûr à convaincre les industriels. Car ceux-ci ne sont pas forcément les premiers à demander de l’innovation ! Encore une fois, la préoccupation d’un directeur d’usine, c’est que la sienne fonctionne et lui permette de remplir son plan de charges. C’est pourquoi je crains que ce ne soit pas du côté de la demande qu’il faille attendre les innovations et qu’il nous faut en conséquence créer l’offre en concevant des process innovants et en faisant la démonstration de leur capacité à améliorer la performance de l’usine, tout en réduisant son impact sur l’environnement. Il faut pour cela mobiliser les industriels « finaux » ainsi que les fournisseurs d’équipements (grands et petits).

- Ce peut-être de l’innovation incrémentale ?

Oui, mais aussi de rupture. Le Smart Manufacturing ne consiste pas à ajouter plus de robots. L’usine du futur bousculera toute l’organisation et les routines de travail. C’est d’ailleurs pourquoi elle mérite d’être mise en œuvre, car ses résultats seront plus immédiats en termes de productivité.
Ces dernières décennies, les usines ont connu une innovation de rupture avec l’introduction des automates programmables et des robots. Plusieurs industriels, dont Renault pour reprendre cet exemple que je connais bien, les ont adoptés. Je me souviens qu’au début, ce ne fut pas simple. Depuis, aucun industriel ne peut prétendre s’en passer. Non seulement ils améliorent la productivité, mais encore les conditions de travail.
Hormis cette automatisation, les usines n’ont guère connu de changements majeurs. Dans certains ateliers de production, on est encore loin du « zéro papier » et je caricature à peine en disant cela. Aussi curieux que cela puisse paraître, smartphones et tablettes n’ont pas encore fait leur entrée dans le process industriel. L’opérateur est encore majoritairement en interaction avec des boutons/voyants pour suivre son process. Mais c’est précisément cet apparent retard qui me fait dire qu’il y a un réel potentiel d’innovation de rupture. Mais encore faut-il développer l’offre.

- En quoi peut-elle consister ?

A assurer une meilleure maîtrise de la production, à tous les niveaux. Il y a encore des marges de progression dans l’automatisation, dans le contrôle qualité et la traçabilité. Parmi les tendances actuelles, j’observe notamment le développement de nouvelles technologies de mesure sans contact.
J’insiste pour dire que, dans notre esprit, l’introduction de la technologie vise aussi à réduire la pénibilité du travail en améliorant l’ergonomie des postes et des outils. Des études ont certes été faites, mais au cas par cas, sans réelle capitalisation des savoirs. Le Smart Manufacturing vise aussi à valoriser l’expertise existante et à intégrer de nouvelles technologies. Je pense en particulier à la réalité virtuelle, qui permet d’évaluer la pénibilité des gestes que l’opérateur devra faire et anticiper en conséquence sur son rythme de travail, l’ergonomie de son poste. Une robotique conçue au plus près de l’opérateur permettrait d’en fluidifier les gestes, d’en réduire les efforts musculaires, au cours d’une opération de vissage, par exemple.
Vous l’aurez compris, le Smart Manufacturing, ce n’est pas pour autant qu’une affaire de technologies (de robots et d’automatismes). C’est aussi des lignes de production que l’on suit en temps réel, dans une logique de qualité, de meilleures conditions de travail, etc. donc une organisation différente. C’est aussi et peut-être d’abord un enjeu de la formation. Car, bien évidemment, on pourra demander opérateur de suivre du jour au lendemain une production à partir d’un écran alimenté par de nombreuses applications logicielles.

- Quel public visez-vous donc ?

La journée s’adresse bien évidemment à des industriels et des responsables de ressources humaines, mais aussi, pour les raisons que je viens d’exposer, à des formateurs. Sans oublier les jeunes sinon leurs enseignants. C’est peu dire que les jeunes n’ont pas une bonne image du monde industriel. Il importe donc de rendre attractive l’usine de demain, par l’intégration de technologies nouvelles et l’amélioration des conditions de travail. Une session sera consacrée à la formation et pas seulement en école d’ingénieurs. Un IUT est convié à intervenir pour témoigner. Naturellement, les élèves des formations professionnelles de type Bac Pro ou Technologique sont aussi les bienvenus. Il nous faudra redonner toute sa place à la formation aux métiers directement impliqués dans la production.

- Est-ce que le futur du Smart Manufacturing se manifeste déjà ?

Aujourd’hui, beaucoup des innovations que j’ai évoquées sont déjà à l’œuvre, mais aucune usine ne les intègre toutes. Des filières sont plus en avance que d’autres. L’enjeu de notre journée est donc de mobiliser toutes les parties concernées en leur montrant que les choses bougent néanmoins. C’est en tout cas le message que je souhaite faire passer aux jeunes sinon à leurs enseignants. Les métiers en usine ne sont plus un domaine à exclure dans ses choix d’orientation. Car les métiers proposés dans l’usine du futur ne correspondront plus à l’idée qu’ils s’en font actuellement.

- Mais l’usine a-t-elle encore un avenir en Ile de France ?

Oui, bien sûr. Il suffit de se pencher sur la carte des implantations industrielles pour se rendre compte que la Région en compte beaucoup. Certes, toutes sont loin de représenter des sites immenses. Mais on peut aussi travailler dans des usines qui ne comptent qu’une centaine de personnes.

- Quel intérêt le Smart Manufactruing représente-t-il pour Systematic ?

Cet intérêt pour le Smart Manufacturing participe de la version 3.0 de notre pôle de compétitivité, définie dans le cadre de notre nouveau contrat de performance. Rétrospectivement, Systematic 1.0 correspondait au pôle de compétitivité des tous débuts, organisé autour de ses premiers marchés applicatifs. Systematic 2.0, à l’intégration de nombreuses PME, qui ont apporté leur savoir-faire et leurs réseaux. A travers le Smart Manufacturing, nous avons fait le choix de promouvoir non pas un nouveau marché applicatif, mais une filière transversale susceptible de concerner d’autres marchés applicatifs que ceux que le pôle a investis depuis sa création, à savoir la pharmacie, l’agro-alimentaire, mais aussi la chimie, l’emballage, la mécanique.
Jusqu’à présent, l’innovation que nous avons promue portait sur le produit final et peu sur les process de fabrication. Cette inclination n’était pas propre à notre pôle, mais reflétait un état d’esprit général à l’ensemble du pays où on avait quelque peu tendance à se désintéresser à l’industrie et aux usines en particulier. Je me souviens encore de ces patrons qui se targuaient de faire du « FabLess ». Smart Manufacturing Paris-Saclay contribuera, je l’espère, à faire évoluer les esprits. Il inaugure un rendez-vous que nous voulons annuel.

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