Rencontres ordinaires sur le campus de Paris-Saclay

Le Sas - paysage
Début décembre dernier, « Le sas », qui a vocation à promouvoir le dialogue science-art-société, présentait au PROTO204 les divers projets en cours de développement au sein de l’Université Paris-Sud. L’occasion de rencontres surprenantes parmi le public, dont nous ne résistons pas à l’envie de vous faire le bref récit…

Ce jeudi 4 décembre, en fin de journée, Xavier Maître*, du groupe « sas » (science-art-société), qui nous a récemment accordé un entretien (pour y accéder, cliquer ici), vient de nous faire faire le tour des différents projets artistico-scientifiques développés au sein de l’Université Paris-Sud, et exposés au PROTO204 jusqu’au 14 décembre (tous les jours, de 12 h à 19 h). Nous voici ensuite en guise de buffet dînatoire devant un beau plateau de fromages avec quatre autres visiteurs – une jeune femme et trois jeunes hommes – avec lesquelles nous entreprenons de faire connaissance.

Elle, est Péruvienne : elle est de passage sur le Plateau de Saclay où elle rend visite à sa sœur polytechnicienne, par ailleurs membre du « sas ». Comme elle ne parle pas français, l’anglais s’impose spontanément comme la langue commune. Pour notre part, nous nous débrouillons tant bien que mal. Nous comprenons qu’elle fait un master en anthropologie au Pérou. Elle a beau éprouver une grande admiration pour le célèbre Philippe Descola (professeur au collège de France, ancien élève de Claude Lévi-Strauss), c’est aux Etats-Unis qu’elle songe faire sa thèse. Ce que nous regrettons bien évidemment. Quoiqu’étudiant en informatique, notre voisin de gauche suit la conversation sans problème : il est Indien. Pour les deux autres, ingénieurs en cours de formation et que nous supposons être français, pas de problème non plus : ils pratiquent un anglais parfait. Tant et si bien que nous ne pouvons pas nous empêcher de nous faire la réflexion suivante : on ne pourra plus dire que les Français ont du mal avec les langues étrangères ; les étudiants d’aujourd’hui se débrouillent bien mieux que leurs parents. En guise d’explication, nous nous disons aussi que l’internationalisation de l’enseignement supérieure et l’expérience de l’expatriation le temps d’un stage ou d’une année d’études n’y sont pas étrangères. Au fil de la discussion, force est cependant de se rendre à l’évidence : contrairement à ce que nous pensions, eux-mêmes sont étrangers ! L’un est Grec et polyglotte : en plus de l’anglais et du français, il parle espagnol et aurait donc pu converser avec notre amie péruvienne. L’autre est Russe. Il aurait pu, lui, converser en Polonais avec… elle. Car, ô surprise, cette dernière est en réalité Polono-péruvienne ! A moins que ce ne soit l’inverse. Voilà en tout cas une surprise comme en réserve au quotidien la Campus Paris-Saclay, qui vit aujourd’hui plus que jamais à l’heure d’une mondialisation multiculturelle.

 * Pour en savoir plus sur Xavier Maître, nous vous renvoyons à l’entretien qu’il nous avait accordé (pour y accéder, cliquer ici).

Légende de l’illustration : toile de Ismaïl Konaté, exposée lors de la première ouverture du sas au PROTO204, le 27 juin 2014 – cette toile préfigure le projet de sas circus (dispositif itinérant présentant la science à travers l’imaginaire du cirque).

Légende : perspective de l’installation « Tout un monde » au PROTO204, lors de l’ouverture du sas le 4 décembre 2014.

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