Rencontre avec l’Union des Chercheurs et Etudiants Chinois de Paris-Sud

ChinoisPaysage
Voici une nouvelle contribution de notre stagiaire, Nat Ouensou, remise avant son départ. Il y rend compte de ses échanges avec des membres de l’Union des Chercheurs et Etudiants Chinois (UCEC) de Paris-Sud.

L’Union des Chercheurs et Etudiants Chinois (UCEC) de Paris-Sud est une association créée dans le but de favoriser les échanges culturels entre Français et Chinois sur le campus, ainsi qu’avec les habitants des alentours. Le saviez-vous ? La communauté chinoise est la deuxième nationalité étrangère la plus représentée au sein de Paris-Sud. Sans le savoir nous avions donc fait le bon choix en nous adressant à cette association dont quatre de ses membres ont bien voulu répondre à nos questions, parmi lesquels sa présidente, Yijia Zeng, que nous remercions tout particulièrement pour sa disponibilité.
Cette association a été inaugurée le 23 janvier de cette année. Lors de la cérémonie, les organisateurs ont pu compter sur la présence de Monsieur Ma Yan Sheng, Ministre conseiller pour l’Éducation auprès de l’Ambassade de Chine, venu avec sa secrétaire et l’ex-Président de l’Université Paris-Sud, Monsieur Jacques Bittoun. A l’occasion de cette inauguration, plusieurs activités avaient été proposées, parmi lesquelles : un intermède musical avec la présentation d’un instrument traditionnel chinois nommé « Guqin ». Les spectateurs ont également eu droit à une démonstration de l’art du thé chinois avec dégustation. Un atelier culinaire de raviolis devait être également proposé une quinzaine de jours après la cérémonie (le 7 février).

Objectif : Paris-Saclay

L’association n’en est donc qu’à ses débuts. Mais elle programme déjà plusieurs événements pour les mois à venir. En ne comptant pas se limiter à Paris-Sud, mais aller plus loin, à l’échelle de Paris-Saclay. A cette fin, elle commence à collaborer étroitement avec les autres associations de la communauté française et chinoise y compris du reste de l’Île-de-France. Le 14 avril dernier, en collaboration avec l’association Cibynet et le service civique du CROUS de Versailles, elle organisait un festival gastronomique franco-chinois au sein de la résidence Les Rives de l’Yvette. Une dizaine de plats ont été préparés à cette occasion, avec le concours de près de 100 étudiants. Depuis, elle organise tous les quinze jours, le mardi, des séances d’une heure d’échanges linguistiques français-chinois avec le soutien du service des langues de la Faculté des sciences de l’Université Paris-Sud.
Nous vous proposons de faire plus ample connaissance avec cette association à travers le témoignage de quatre de ses membres : 1) Yijia Zeng, 2) Xiao Wu, 3) Weijia Li et 4) Kai Wang.

1) Témoignage de Yijia Zeng

- Si vous deviez- vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Yijia Zeng. Je préside l’Union des Chercheurs et Etudiants Chinois de Paris-Sud tout en étant Secrétaire d’ADDOC (Agir pour les Doctorants et les jeunes Docteurs de l’université Paris-Sud).ChinoisYijiaPortrait Je suis moi-même doctorante de troisième année, à l’Institut d’Electronique Fondamental (IEF). Je travaille sur l’optique non linéaire sur des cristaux photoniques nitrures. Ainsi, je participe à la fabrication des circuits photoniques en 2D dans la salle blanche de la Centrale de Technologie Universitaire (CTU) de l’IEF.
Je suis née en Chine. Après y avoir effectué la première partie de mes études, je suis venue en France après l’obtention de mon Baccalauréat. J’ai appris le français grâce au FPLE (Français Pour Langue Etrangère) à l’Université Paris-Sud ou j’étudie depuis la L1. De ce fait, j’en connais bien la vie associative. J’ai déjà eu l’occasion de participer à de nombreuses activités à travers PHOTON (le Bureau des étudiants en physique fondamentale) ou ADDOC. J’ai également participé à l’animation des foyers d’étudiants à la Résidence Jean Zay du CROUS de Versailles en y organisant des soirées de jeux de société ou barbecue ! Tout cela m’a aidée à m’intégrer à la vie du campus.

- Pourquoi avoir choisi l’Université de Paris-Sud ?

J’ai choisi cette université tout simplement parce qu’elle est réputée internationalement. Elle est notamment classée au 41e rang, dans le classement Shanghai qui regroupe les 500 meilleures Universités mondiales. De plus, je suis très sensible à la beauté du paysage du campus, classé « jardin botanique ». On peut y surprendre des écureuils et même des biches.

- Suivez-vous le projet de Paris-Saclay ?

Oui, j’en ai entendu parler dans les médias. C’est l’un des grands projets initiés en 2008 par Madame Valérie Pécresse, la Présidente du Conseil régional d’Île-de-France, du temps où elle était ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce projet m’enchante tout particulièrement et j’espère le voir aboutir le plus rapidement possible. Mais j’ai conscience des désaccords existant entre les établissements membres et susceptibles de le ralentir. J’espère qu’une solution sera vite trouvée pour que le rapprochement entre ces différents établissements puisse se faire. C’est important pour la visibilité de nos diplômes. Indépendamment de cela, c’est toujours mieux de renvoyer une image d’unité comme savent le faire Harvard ou encore la Silicon Valley. Paris-Saclay ne pourra que tirer profit de sa capacité à faire coopérer tant d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche, des universités aussi bien que de grandes écoles.

2) Témoignage de Xiao Wu

- Si vous deviez-vous présenter, en quelques mots ?

Je m’appelle Xiao WU, je suis doctorante en 1ère année à l’Institut Galien Paris Sud, à la Faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry. ChinoisXiaoPortraitJe suis arrivée en France il y a trois ans. J’ai commencé par une formation dans le but d’apprendre le français. J’ai fait ma première année d’études supérieures à Strasbourg. Puis, j’ai finalement opté pour l’Université de Paris-Sud. Avec mon diplôme de master en poche, j’ai décidé d’y rester, en poursuivant ma formation par un doctorat.

- Pourquoi Paris-Sud ? En aviez-vous déjà entendu parler auparavant ?

Oui, j’en avais déjà entendu parler, notamment, et comme le disait Yijia, du fait de sa position dans le classement de Shanghai. Il faut aussi noter que, pour la discipline dans laquelle j’étudie, la galénique [du nom du médecin grec du IIe siècle, Galien : la science et l'art de préparer un médicament pour le rendre administrable au patient], Paris-Sud est sans aucun doute la meilleure Université en France.

- Suivez-vous le projet de Paris-Saclay ?

Oui, bien sûr. J’espère que les établissements pourront fusionner rapidement, en particulier au plan de l’enseignement, afin de pouvoir profiter des ressources de toutes les grandes écoles et universités qui composent Paris-Saclay. C’est important pour nous, étudiants. L’image de l’université Paris-Saclay n’en sera alors que meilleure à l’international. Cela renforcera sa réputation et sera très valorisant pour nos diplômes.

3) Témoignage de Weijia Li

- Si vous deviez-vous présenter à nous, en quelques mots ?

Je suis étudiante en Licence 3 de biologie chimie à la Faculté des sciences de l’Université Paris-Sud.ChinoisWeijialiPortrait Née en Chine, je ne suis arrivée en France qu’après l’obtention de mon Bac. Avant d’atterrir sur le campus d’Orsay, j’étais à l’IUT de Strasbourg. J’avais postulé dans plusieurs écoles mais j’ai finalement opté pour Paris-Sud.

- Pourquoi avoir opté pour Paris Sud ? En aviez-vous déjà entendu parler auparavant ?

En comparant les différentes universités lors de ma sélection, j’ai constaté qu’il pouvait y avoir une grande rivalité au sein de plusieurs d’entre elles. Or, je n’étais pas partante pour vivre dans ce genre d’ambiance. J’ai donc préféré opter pour une université plus propice à la coopération. C’est ce que m’offrait Paris-Sud. De plus, c’est une université très réputée dans les disciplines scientifiques, ce qui lui assure un bon placement dans les classements internationaux. Paris-Sud est de fait connue des étudiants chinois qui veulent venir faire des études en France.

- Suivez-vous l’actualité du projet de Paris-Saclay ?

J’habite sur le plateau et je peux voir le développement de ce projet à travers les nombreux chantiers actuels. Toutes les constructions en cours témoignent de son avancée. J’espère qu’il aboutira rapidement.

4) Témoignage de Kai Wang

- Si vous pouviez vous présenter, en quelques mots ?

Je m’appelle Kai Wang, je suis doctorant en 3ème année de Biologie.ChinoisKaiPortrait Je ne viens pas de Paris-Sud à proprement parler, et je n’ai pas vraiment choisi cette université, si je puis dire.

- Comment en êtes-vous donc arrivé à vous retrouver à Paris-Sud ?

Pour le besoin de ma thèse, il me fallait trouver un laboratoire de recherche et il se trouve que le mien est rattaché à celui de Paris-Sud. Au début, je ne connaissais pas plus que ça l’université. Je n’y ai pas suivi de cours, contrairement aux autres. Mais j’en avais déjà entendu parler et savais que c’est une université qui a bonne réputation.

-  Quel avantage tirez-vous de faire partie dorénavant de cette université ?

L’’avantage que j’en tire réside dans le fait que je suis maintenant membre à part entière de l’Union. J’y officie même en tant que trésorier en étant également responsable du bureau de communication scientifique. Grâce à toutes ces fonctions, je connais un peu plus l’Université Paris-Sud maintenant. Je suis même heureux de pouvoir y jouer un rôle.

- Suivez-vous l’actualité du projet de Paris-Saclay ?

Oui. Pour moi, le fait de combiner plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de recherche en une seule entité, ne peut qu’élargir le champ de compétences auxquelles les étudiants peuvent avoir accès. C’est un projet que nous voulons tous voir aboutir.

A propos de transport…

Suite à ces témoignages, nous n’avons pas pu nous empêcher d’en venir à la question des conditions de transport sur le Plateau de Saclay. Voici à ce sujet la réponse de Yijia Zeng, la présidente : « Il y a encore de nombreux problèmes de transport. L’accessibilité n’est pas optimale. Mais, nous sommes au courant des projets en cours pour l’amélioration des conditions d’accès comme celui de la nouvelle ligne de métro 18. » Certes, pas plus elle que nos trois autres étudiants n’en profiteront (le premier tronçon est prévu pour 2023…), mais, elle considère que ce ne pourra être qu’une bonne chose pour les futurs étudiants et… l’Union…
La même témoigne cependant de l’intérêt des premiers évènements proposés par le campus Paris-Saclay : « L’Université de Paris-Saclay a déjà commencé à monter des évènements comme la cérémonie de remise de diplôme de doctorat. Kai et moi y avons participé l’année dernière, sur le campus de Paris-Sud, avec le concours de la direction de communication de l’Université et ADDOC. Il y eut des lancements de toges. Pour nous, cela procure un sentiment de fierté et forge aux yeux des autres étudiants la motivation nécessaire pour obtenir leur diplôme. Les efforts consentis au cours de toutes ces années passées à étudier sont enfin récompensés. Il est prévu, pour cette année, que la cérémonie ait lieu au Palais des Congrès de Versailles. Y participeront les étudiants de Paris-Saclay, hormis les docteurs d’une minorité d’établissements, pour les raisons que Kai, Xiao, Weijia et moi-même avons énoncées précédemment. Une situation qui évoluera sans doute. C’est en tout cas le vœu que nous faisons, car c’est dans l’intérêt des futurs étudiants. Comme Weijia, par exemple, qui compte bien poursuivre jusqu’en thèse. »

 Par Nat Ouensou

Pour entrer en contact avec l’association : ucecup@gmail.com

 

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