Projet Paris-Saclay : les recommandations d’étudiants

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L’année dernière était mise en place une mission de concertation en vue d’actualiser la vision stratégique du projet Paris-Saclay. Parmi les particularités de son comité de pilotage : la participation des étudiants, au travers de la vice-présidente étudiante de l’Université Paris-Saclay, Sandra Oucher. Laquelle vient de remettre un « livre blanc étudiant ». D’où il ressort, au delà des multiples recommandations, une volonté claire des étudiants y ayant contribué de défendre le projet de Paris-Saclay et d’en être de dignes ambassadeurs !

On gagne toujours à prendre le temps d’écouter les étudiants, a fortiori quand il s’agit de concevoir un campus ayant vocation à être attractif au plan mondial, comme c’est le cas de celui de Paris-Saclay. Après tout, ils sont parmi les mieux placés pour en cerner les besoins, mais aussi le potentiel. Certes, ils ne font qu’y vivre quelques années, mais pour peu qu’ils gardent un bon souvenir de ces années, que leur cadre de vie ait été épanouissant, ils en seront d’autant plus des ambassadeurs convaincus et convaincants. C’est dire si on ne peut que saluer l’initiative du Préfet de la Région Ile-de-France et de Paris, Michel Cadot, de les faire participer à la mission de concertation destinée à actualiser le projet de Paris-Saclay (suite à la double décision d’organiser le campus Paris-Saclay autour de deux pôles – Université Paris-Saclay et NewUni – et de reporter la construction de la ligne 18 à l’horizon 2026 [2027 au moment de cette décision], la mise en place de cette mission faisant suite à une demande du Premier Ministre Edouard Philippe, en personne.

Aussi curieux que cela puisse paraître, cette décision est une première. Non que les étudiants n’aient jamais eu leur mot à dire ou n’aient pris la parole de leur propre initiative, mais c’était dans le cadre des instances de représentations de leurs établissements d’enseignement supérieur respectifs, de mobilisations ou de démarches ponctuelles. C’est la première fois qu’ils sont intégrés dans la gouvernance du projet, aux côtés de représentants de ses autres parties prenantes (académiques, acteurs économiques, associatifs, élus…). Leur représentant à eux n’est autre que la vice-présidente étudiante de l’université Paris-Saclay, Sandra Oucher.

De vrais « ambassadeurs de Paris-Saclay »

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont pris cette opportunité très au sérieux en engageant un vrai travail de concertation entre eux, pour commencer. Le second séminaire de formation des représentants étudiants de l’Université Paris-Saclay, était ainsi avancé au 25 octobre 2018 et mis à profit pour engager de premiers échanges. Pour rendre compte de l’ensemble des besoins et attentes de toute la communauté estudiantine, la vice-présidente a pris la peine d’aller à la rencontre des étudiants de chaque établissement d’enseignement supérieur et d’impulser la création d’une dizaine de pôles couvrant un large spectre de thématiques (stage & job, international, arts & culture, festivités, sport, santé & prévention…). En parallèle, de nouveaux supports de communication et dispositifs d’information ont été créés. Des initiatives qui ont contribué à l’évidence à enclencher une dynamique. Les premières recommandations ont été consignées dans un « livre blanc ». Parmi elles, notons d’entrer la création d’une équipe d’une dizaine de conseillers-chefs de pôle thématique auprès du prochain vice-président étudiant – ce qui souligne bien s’il en était besoin, la volonté de couvrir le moindre aspect de la vie étudiante mais aussi du campus pour le rendre aussi attractif que possible. Avant de revenir en détail sur les autres recommandations, un double constat d’ensemble s’impose : si beaucoup d’entre elles confortent la pertinence de projets ou d’initiatives déjà existantes, les étudiants consultés croient bel et bien en Paris-Saclay et ne demandent qu’à en être de fiers ambassadeurs ! Nombreuses, les recommandations se déclinent selon les trois axes de travail de la mission de concertation – « la promotion d’une ambition universitaire » ; « l’innovation et le développement économique » ; enfin, « la création d’un cadre de vie attractif ».

La promotion d’une ambition universitaire

S’agissant du premier axe, le livre blanc en appelle à plus de complémentarité possible entre les deux pôles universitaires : l’Université Paris-Saclay et NewUni (devenu depuis l’Institut Polytechnique de Paris), mais aussi entre les différentes composantes de la première. Les échecs enregistrés par l’écosystème aux appels à manifestation d’intérêt Territoires d’innovation de grande ambition (TIGA), d’une part, Institut d’intelligence artificielle (3IA), d’autre part, n’ont manifestement pas échappé à nos étudiants, qui y voient justement le symptôme d’un manque de vision stratégique, mais aussi d’un sentiment d’appartenance suffisant au même écosystème. Pour remédier à cette situation, ils en appellent donc à plus de synergie et ce, dès le premier cycle de formation, car, estiment-ils (mais comment leur donner tort), c’est le gage d’un sentiment d’appartenance à un même campus universitaire.

Concrètement, cela passe par plus d’opportunités de « mobilité pédagogique » et, donc, de parcours de formation personnalisés parce que c’est en ayant la possibilité de passer d’un établissement à l’autre, que les étudiants auront le sentiment d’évoluer dans un même campus. Mais aussi parce que l’heure est à la transversalité, aujourd’hui plus que jamais dans le contexte de transition numérique et au vu des promesses de l’intelligence artificielle, lesquels concernent toutes les disciplines. Et le livre blanc de constater, pour le déplorer, que les étudiants en médecine et en pharmacie « sont encore peu nombreux à avoir conscience des enjeux liés à l’Open Data, au Big Data, à la sécurisation, à la protection et à l’exploitation de ces données. » Au-delà, il en appelle à une plus grande sensibilisation aux enjeux éthiques du Big Data. Or s’il y a bien un campus pour y œuvrer, c’est bien celui de Paris-Saclay (cf la réflexion engagée par l’Institut DATAIA).

Mais pour que les étudiants promeuvent l’ambition de leur université, encore faut-il qu’ils y soient… heureux ! Qu’ils aient le sentiment de s’y épanouir, de pouvoir y mener à bien leurs projets. De là cette autre recommandation d’améliorer le système de financement de ces derniers. Actuellement, rappelle le livre blanc, celui-ci est assuré par les Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes (FSDIE), alimentés par un prélèvement effectué sur le montant des droits d’inscription (70% des crédits étant affectés à l’aide aux projets d’initiative étudiante, le solde à l’aide sociale). Le livre blanc en recommande plus de simplicité et de transparence et, au-delà, la création de Commissions de la vie étudiante (CVE).

Comme on s’en doute, les étudiants n’oublient pas l’ambition internationale de leur campus et ne demandent justement qu’à la promouvoir. Mais si les opportunités ne manquent pas (entre les doubles diplômes de master, les masters européens dans le cadre d’Erasmus +, les thèses en co-tutuelle), elles gagneraient, jugent-ils, à être plus visibles sinon lisibles. Le livre blanc recommande donc la création d’un « catalogue général public » fournissant toutes les informations sur les partenariats encore actifs », incluant les aides à la mobilité.

Le livre ne se soucie pas pour autant des seuls étudiants « sortants ». Il recommande d’améliorer l’accueil et l’accompagnement des « entrants » et des Européens en particulier. Il rappelle à cette occasion le projet d’ « Universités européennes ». Justement, l’Université Paris-Saclay y participe à travers celle qu’elle coordonne avec quatre partenaires européens sur le thème de la santé (Alliance for Global Health). Le livre blanc l’évoque, mais pour mieux inviter à associer davantage les étudiants à sa co-construction.

Innovation et développement économique

Concernant le deuxième axe de travail « Innovation et développement économique », on aurait pu s’attendre à ce que le livre blanc mette surtout en avant des recommandations en matière d’entrepreneuriat étudiant, de mutualisation des ressources existantes sur le territoire. Mais nos étudiants ont de toute évidence intégré les ambitions mondiales du cluster Paris-Saclay. Leur livre blanc fait référence au fameux numéro de la MIT Technology Review de juillet 2013 qui le rangeait parmi les huit pôles mondiaux de l’innovation les plus prometteurs. Quitte à paraître déconnecté des préoccupations immédiates des étudiants, il fait sienne l’ambition du nouveau président de l’Ecole polytechnique, Eric Labaye, d’y voir naître des Licornes (ces start-up dont la capitalisation dépasse le milliard d’euros). Il n’hésite pas non plus à formuler des recommandations de portée plus nationale (comme l’augmentation des budgets alloués à la recherche publique ou encore la promotion d’un statut d’ingénieur de recherche contractuel de 6 mois renouvelable, qui permettrait à un jeune diplômé d’avoir une expérience professionnelle en recherche sans devoir pour autant s’inscrire dans un cycle de trois ans). Il se réfère en outre au rapport de Jacques Lewiner sur les aides à l’innovation, remis récemment au gouvernement, en en retenant notamment la nécessité de lever les obstacles réglementaires à la bonne valorisation de la propriété intellectuelle, de favoriser la participation au capital des établissements de recherche plutôt qu’une limitation au versement de redevances, de garantir une stabilité fiscale, etc. Il n’est pas jusqu’au sujet du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) sur lequel il se prononce : pour en contrecarrer les risques au regard de la compétition internationale, il propose de faire de Paris-Saclay « le fer de lance » d’une évolution vers la création d’un modèle européen qui, en somme, soit respectueux du consommateur sans compromettre le potentiel d’innovation. On reconnaîtra la fougue de l’étudiant, dans cette autre recommandation de faire également du campus urbain de Paris Saclay « une ville d’expérimentation de la donnée en récoltant toutes les données disponibles sur le territoire ». Un projet tout sauf utopique au demeurant quand on songe à la plateforme Move In Saclay, que le livre banc évoque, mais quelques pages plus loin.

Naturellement, une place de choix est réservée aux besoins des startuppers en herbe. Sans rien ignorer (ou presque) de ce qu’y est déjà proposé, que ce soit en termes de formations, d’événements (à juste titre, il rend hommage à Start in Saclay, qui, créé en 2014, organise aujourd’hui pas moins d’une vingtaine de rendez-vous) et de structures d’accompagnement ou de promotion de l’entrepreneuriat étudiant, le livre blanc formule des recommandations qui ne manquent pas de surprendre par leur volonté d’unification voire de centralisation, qu’elles expriment (sauf à considérer que c’est justement pour conforter le sentiment d’appartenance des entrepreneurs étudiants à un même écosystème). Parmi elles : la mise en place d’une « formation intensive d’entrepreneuriat par la pratique », de plusieurs mois, certifiante et gratuite, par ailleurs ouverte à tous (étudiants, salariés et chercheurs). Pourquoi pas. Mais on ne peut s’empêcher de se demander s’il n’y aurait pas lieu de cultiver la diversité de l’offre de formations existante en jouant la carte de leur complémentarité et mutualisation, y compris entre les nombreux lieux dédiés à l’innovation (incubateurs, accélérateurs, fablab…), sur lesquels le livre blanc passe rapidement. D’ailleurs, la recommandation de créer un « passeport entrepreneur » permettant à n’importe quel membre d’une start-up du territoire de Paris-Saclay de se rendre dans tous les établissements de recherche et d’enseignement supérieur pour trouver les compétences et/ou se former sur des thématiques utiles à son projet, nous semble aller dans ce sens (sous réserve d’un examen approfondi de ses modalités de mise en œuvre).

De même, la recommandation de mettre plus facilement à disposition des porteurs de projets, des locaux et des surfaces peu onéreuses nous paraît répondre à une vraie attente – elle ressort en tout cas implicitement des témoignages de startuppers que nous avons recueillis au fil du temps pour les besoins de Paris-Saclay Le Média. En revanche, la création d’une plateforme de recrutement de stagiaires et d’employés de start-tup à l’échelle de tout Paris-Saclay ne nous paraît pas aller de soi : elle soulève la question de sa complémentarité avec les institutions existantes, à commencer par Pôle emploi (question à laquelle la plateforme Paris-Saclay Start-Up créée récemment, a répondu en se gardant justement de faire doublon avec l’existant).

Que la communauté des innovateurs puisse se retrouver dans un grand salon propre à Paris-Saclay, personne ne le contestera. Mais il nous semble que celui que les étudiants appellent de leur vœu existe déjà, y compris avec l’ambition de faire rayonner l’écosystème au delà de son périmètre : nous pensons bien sûr à Paris-Saclay Spring, dont la 2e édition se tiendra le 15 mai prochain, de nouveau en partenariat avec Viva Technology.

Cela étant dit, nous rêvons volontiers avec les étudiants à la concrétisation de l’ultime recommandation formulée dans ce chapitre de l’innovation et du développement économique. A savoir : marquer la rentrée universitaire par la reconstitution du premier vol en montgoflière de l’histoire, intervenu en 1783, à Versailles. En espérant – c’est nous qui l’ajoutons – qu’elle anticipe d’autres révolutions plus pacifiques (sociétale, écologique, numérique…).

Création d’un cadre de vie attractif

D’aucuns pourront voir dans cette référence à ce mode de locomotion un message subliminal sur la problématique d’accessibilité du Plateau de Saclay… Sauf que dans le dernier chapitre consacré à la « création d’un cadre de vie attractif », celle-ci n’est pas la première mise en avant par les étudiants. Ceux-ci se montrent davantage préoccupés par les conditions de logement. «  Le déficit global en logement étudiant est bien réel » peut-on lire dès les premières lignes. Plus loin, il y est question de « l’impérieuse question du logement étudiant ». Mais, même sur ce volet, nos étudiants ne manquent pas d’idées, quitte à bousculer l’ordre institutionnel des choses. Tout en reconnaissant que le Crous est « un acteur incontournable », ils en appellent à la responsabilité de bien d’autres – l’Etat, la Région, les communes, les bailleurs sociaux sans oublier l’Université Paris-Saclay elle-même. Surtout, ils proposent d’expérimenter le concept « un logement contre un service ». Le principe est simple : les étudiants sont logés chez des personnes âgées ou en situation de handicap, moyennant des temps de présence et de menus services. L’idée est certes connue, mais les étudiants ont pris la peine de la tester au cours du mois de décembre 2018, dans le cadre d’une enquête. De l’ordre de 3 000 étudiants se sont dit prêts à adopter cette formule.

Si le livre blanc focalise autant sur leur logement, c’est précisément en raison de la problématique de l’accessibilité, pensera-t-on. Soit. Reste que la recommandation suivante porte sur un autre sujet : le développement d’une offre de services et en matière de santé pour commencer. Des centres de santé existent bien – à la rentrée universitaire 2018, on en dénombrait 24 à travers la France – mais aucun n’est localisé au sein du campus de Paris-Saclay. Et le livre blanc de recommander en conséquence la création d’une « maison de santé pluri-professionnelle ». Viennent ensuite les services de proximité qui font qu’un campus est un campus : des cafés, des brasseries, et restaurants… Comme on peut s’y attendre, les étudiants y ajoutent des circuits courts, mais en y ajoutant le principe d’un marché hebdomadaire « à l’image du marché biologique des Batignolles ». Un marché qui aurait tout son sens au vu de la démultiplication des initiatives à laquelle on a assisté ces dernières années à travers la création d’Amap, l’implantation du Réseau Cocagne à Vauhallan ou encore la conversion de tout ou partie de parcelles agricoles au maraîchage. Curieusement, le livre blanc ne les évoque pas, pas plus que l’association Terre et Cité, dont on sait pourtant le rôle dans la valorisation de la Zone de Protection des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (ZPNAF) de Paris-Saclay, y compris dans une perspective alimentaire.

Le livre blanc est plus prolixe sur la thématique des activités sportives, y compris les compétitions nationales et internationales. Il recommande de favoriser une plus grande implication des étudiants au sein de la Fédération du Sport Universitaire  (FFSU), en libérant le jeudi après-midi. Le livre n’en oublie pas pour autant la culture et les arts. Si on ne saurait qu’applaudir à cela, on reste dubitatif sur l’intérêt de créer non seulement un autre lieu de vie (capable d’accueillir tout à la fois plusieurs milliers d’étudiants, une salle de cinéma, plusieurs salles de jeux, des espaces dédiés à l’entrepreneuriat étudiant et d’autres à la créativité, etc.), mais encore un auditorium, enfin un « musée de l’art et de la science »… Curieusement, la piste d’une mutualisation des lieux existants n’est toujours pas explorée. Ajoutons que Paris-Saclay n’a peut-être pas vocation à concentrer toutes les fonctionnalités d’une ville classique, de surcroît sous la forme de gigantesques bâtiments. Plus convaincante nous paraît la recommandation visant à élaborer une stratégie de communication globale, à l’échelle territoriale, pour faire connaître l’offre existante, via un site web et une application mobile.

Et les enjeux de mobilité ? On y vient. Ils sont abordés dans le tout dernier chapitre. Inutile de dire que les étudiants sont attachés à la construction de la ligne 18 du Grand Paris Express. Ils se font en cela l’écho des « fortes inquiétudes exprimées par les élèves des grandes écoles et les étudiants des universités membres fondateurs ». Il y a un an (le 10 janvier 2018), la vice-présidente y est allée de sa lettre ouverte adressée, au nom des étudiants de l’Université Paris-Saclay, au Président de la République et au Premier ministre,

Sans attendre la réponse, les étudiants se sont plongés dans les nombreux rapports et dossiers relatifs à la ligne 18. On salue la performance ! Entre le dossier d’enquête publique, les rapports d’activité de la Société du Grand Paris, d’Ile-de-France Mobilités, de la Communauté d’Agglomération Paris-Saclay, de l’EPA Paris-Saclay, les contrats de plan Etat – Région Ile-de-France et de développement territorial Etat – CA Paris-Saclay, les rapports de la Cour des Comptes, ils sont très nombreux et souvent volumineux. La principale recommandation a été exposée lors d’une première entrevue à Matignon, le 20 février 2018 : elle consiste à réaliser un premier tronçon, plus modeste que celui envisagé – il partirait non pas d’Orly, mais de Massy-Palaiseau et courrait jusqu’au CEA Saint-Aubin. En attendant son entrée en service, nos étudiants recommandent également le déploiement de navettes, de préférence connectées au réseau WiFi (pour optimiser le temps des trajets) : une première au départ de la Cité Universitaire, une autre de la Gare Versailles-Chantiers. A quoi ils ajoutent un prolongement ou l’adaptation de lignes de bus existantes (la ligne N63 reliant les gares Montparnasse et Massy-Palaiseau ; la ligne N122, qui relie le Châtelet et Saint-Rémy-lès-Chevreuse).

Les étudiants de l’Université d’Evry Val-d’Essonne ne sont pas oubliés : le livre blanc table sur le T12 express, un tram-train en cours de réalisation et qui reliera cette ville à Massy (d’ici 2021). Considérant que les étudiants ont aussi besoin de se déplacer en soirée et le week-end, le livre blanc recommande en plus une augmentation et un allongement des fréquences des dessertes en bus (dont le Noctilien) et en RER.

Les personnes en situation de handicap ne sont pas oubliées non plus : le dernier paragraphe leur est consacré avec plusieurs propositions à la clé. Si la plupart sont connues (rampes de bus, annonces vocales, places de stationnement réservées, plan virtuel du campus, bandes podotactiles, balises connectées,…), elles témoignent du réelle attention à tous les étudiants. Naturellement, les contributeurs au livre blanc placent leur espoir dans les plateformes numériques à commencer par celle en cours d’élaboration, et que nous avons déjà évoquée : Move in Saclay.

En conclusion, le livre blanc des étudiants de Paris-Saclay met en avant le principe d’une « université inclusive ». Une notion qui aurait demandé à être explicitée. A la lecture de tout ce qui précède, on comprend néanmoins qu’elle est une manière de rappeler que, pour être d’excellence mondiale, le campus de Paris-Saclay ne se doit pas moins d’être ancré dans son territoire, considéré dans toutes ses composantes économiques et sociales.

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