Prendre soin de soi en prenant soin de la nature. Rencontre avec Laëtitia Pronzola

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Suite de nos échos à l’édition 2019 de Paris-Saclay SPRING à travers le témoignage de la fondatrice de Lotaëmi, une start-up, qui a conçu un Baume Essentiel pour soin capillaire et peau sèche à base d’ingrédients 100% naturels.

- Si vous deviez pitcher le concept de votre start-up Lotaëmi ?

Lotaëmi est une marque de cosmétiques naturels, que j’ai fondée en 2016 pour répondre aux problématiques des peaux sèches et des cheveux secs, frisés, bouclés ou encore afro…

- Comme les vôtres…

Comme les miens ! C’est d’ailleurs à partir des problématiques auxquelles j’étais personnellement confrontée que j’en suis venue à concevoir pour commencer un baume essentiel 100% naturel, uniquement avec des ingrédients bio, à partir d’extraction de plantes et sans recourir au moindre additif. Avoir un bon produit est la base, mais savoir l’utiliser est la meilleure façon d’en tirer tous les bénéfices. C’est pourquoi Lotaëmi propose aussi des ateliers sur la mise en beauté, la coiffure et le bien-être, précisant les méthodes d’utilisation et les doses à employer.

- L’entretien est réalisé à votre stand du Village de l’innovation « Santé » de Paris-Saclay SPRING, un événement destiné à valoriser une innovation a priori hardware. Est-ce à dire que vous-même recourez à des technologies élaborées pour parvenir à la conception de ce produit ?

A défaut de recourir à du hardware, je procède à des travaux de recherche fondamentale. Pour cela, j’ai eu la chance de pouvoir faire partie de la promotion Shaker puis Booster – deux dispositifs d’accompagnement de porteurs d’innovation en biotechnologie du Genopole. Cela m’a permis d’avoir accès aux laboratoires, aux plateformes de recherche et aux équipements de pointe dont j’avais besoin pour affiner ma connaissance des extraits, de leur composition chimique et de la manière dont ils peuvent réagir au contact de matières physiques et, ainsi, parvenir à des produits cosmétiques aussi sains que possible, c’est-à-dire sans recours à des additifs. L’avantage d’être dans Genopole est de pouvoir tout faire – les transferts d’échantillon, les analyses des résultats,… – à proximité, dans un rayon de moins de 3 km et de gagner ainsi un temps précieux.

- Est-ce à dire que vous êtes vous même chercheuse ?

Oui, je suis docteure en pharmacie. Mais à l’issue de mes études, j’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique, en traitant des aspects cliniques du développement de médicaments et de l’assurance qualité. Jusqu’à ce que j’ai eu envie de poursuivre un projet qui me tenait à cœur : étudier davantage les plantes et leurs extraits pour concevoir des produits de dermo-cosmétique naturels.

- Ce qui a donc supposé de sauter le pas vers l’entrepreneuriat innovant. Qu’es-ce qui vous y a prédisposée ?

Pour moi, faire de la recherche et entreprendre ne s’opposent pas. Créer une start-up m’a d’ailleurs permis de revenir à mes premiers amours, la recherche fondamentale. Cela étant dit, être chercheure est une chose, créer une entreprise et la diriger en est une autre, un métier à part entière. Je me suis donc donné les moyens de l’apprendre en optant pour une incubation, qui offrait l’avantage de me faire accompagner.

- Où avez-vous été incubée ?

A Incuballiance, que j’ai intégrée en mai 2017 et que je viens de quitter il a tout juste deux semaines – le programme d’incubation qui y est proposé dure deux ans.

Lotaemi Baume duo1- De quelles compétences avez-vous dû vous entourer pour mener à bien votre projet ?

Vous faites bien d’aborder cette question, car créer une société, cela ne se fait pas seul. Aujourd’hui, Lotaëmi, c’est, moi compris, une équipe de quatre personnes avec des compétences en marketing et en communication. Nous sommes par ailleurs accompagnés par un Comité consultatif, composé de cinq personnes, qui nous font profiter de leurs compétences professionnelles (en marketing, vente, retail,…) mais aussi de leur connaissance du secteur de la mode et de l’esthétique. Un secteur dont, personnellement, j’avais tout à découvrir. En cela, je les considère comme de véritables mentors.

- Quel intérêt y a-t-il pour une start-up comme la vôtre de participer à un événement comme Paris-Saclay SRING, même si on se doute des opportunités de prises de contacts qu’il offre ?

De fait, un tel événement permet de rencontrer des interlocuteurs de choix. Il arrive de surcroît au meilleur moment : nous sommes en pleine recherche de financement. Pas plus tard qu’hier [14 mai], nous avons lancé une campagne d’investissement accessible aux particuliers via la plateforme Wedogood avec, en guise de contrepartie, des royalties qui seront versées tous les trois mois à compter du mois d’octobre 2019. En parallèle, nous préparons une levée de fonds. Et Paris-Saclay SPRING nous offre justement l’occasion de rencontrer des Business Angels et d’autres structures à même de nous accompagner dans cette démarche.

- Nous sommes dans l’écosystème de Paris-Saclay. En quoi fait-il sens pour vous ?

Paris-Saclay fait pleinement sens pour moi. Non seulement j’ai été incubée à Incuballiance et admise au bioparc du Genopole, mais encore je n’ignore pas son ambition à devenir un campus de rang mondial.

- Au fait, pourquoi Lotaëmi ?

C’est une association d’idées entre l’eau (Lo…), indispensable à l’hydratation de la peau et des cheveux, et moi (mi, qui se prononce comme l’anglais « me ») en référence au fait que les personnes qui prennent soin de leur peau et de leurs cheveux le font pour elles-mêmes. Quant au « aë » avec son tréma, c’est un clin d’œil à celui que comporte mon prénom en présentant cette singularité linguistique de se prononcer « é ».

A lire aussi :

- les comptes rendus de la cérémonie de clôture et du discours de Cédric Villani (pour y accéder, cliquer ici) ;  de notre test d’un véhicule autonome dans le cadre du projet Paris-Saclay Autonomous Lab (cliquer ici) et de la table ronde « VC’s meet Clusters » (cliquer ici) ;

- les entretiens avec Barthélémy Bourdon Barón Muñoz, CEO et cofondateur de Hajime, une start-up qui s’est placée à l’interface de la psychologie sociale et de l’IA pour améliorer l’observance thérapeutique (cliquer ici) ; Nadège Faul, responsable des projets de transport autonome au sein de VEDECOM (cliquer ici) ; Sylvain Franger et Arun Kumar Meena, chercheurs l’Institut de chimie moléculaire et des matériaux d’Orsay (Université Paris-Sud), qui participent au développement d’une nouvelle génération de batteries (cliquer ici).

Pour en savoir plus sur Lotaëmi, cliquer ici.

5 commentaires à cet article
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