Partenariat IncubAlliance/Brightlands Innovation Factory (suite). Entretien avec F. Faucheur

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Nouvellement arrivée à IncubAlliance, Florence Faucheur y assure l’interface entre l’équipe et les startuppers. Nous l’avons rencontrée le 25 avril dernier, à l’occasion de la semaine internationale co-organisée avec Brightlands Innovation Factory. Elle a bien voulu nous en dire plus lors d’un entretien réalisé sur le vif.

- Vous avez rejoint récemment IncubAlliance. Si vous pouviez pour commencer vous présenter…

Je suis responsable des fonctions support au sein d’IncubAlliance, que j’ai rejoint en novembre dernier. Concrètement, mon travail consiste à suivre les startuppers, tout au long de leur parcours, dès leur entrée au sein du GenesisLab. Pour mémoire, ce dernier est un programme d’ateliers mis en place à l’intention de start-up qui souhaitent intégrer notre incubateur. Au total, une douzaine sont sélectionnées par promotion. Durant deux mois et demi/trois mois, leur projet est passé au crible. On évalue le business model, les capacités de financement, le marché, la solidité de l’équipe… Le but étant de s’assurer que ce projet soit suffisamment viable pour entrer en incubation. A l’issue du programme, les équipes passent devant un comité de sélection, composé de dix-douze personnes – des représentants de diverses institutions de Paris-Saclay, des financeurs, des industriels… Suite à quoi, si l’avis est favorable, elles intègrent l’incubateur, pour une période de 21 mois. Je continue à suivre les startuppers admis, pour répondre à leurs besoins et faire le lien avec le reste de l’équipe. Ce que je trouve passionnant et stimulant, c’est que leur projet peut avoir été transformé en profondeur, rien que durant la période du GenesisLab

- Comment s’est faite la rencontre avec IncubAlliance ? Que faisiez-vous avant ?

Je travaillais au sein d’une fondation d’université, qui m’a permis de mieux appréhender le monde de la recherche et de sa valorisation. Rejoindre IncubAlliance m’offrait l’opportunité de me rapprocher du monde des startuppers et de l’entrepreneuriat innovant, plus généralement. IncubAlliance était de surcroît engagé dans plusieurs projets, dont le GenesisLab. J’ajoute que mon poste a été spécialement créé. Ce qui est un défi plus intéressant à relever qu’occuper un poste déjà bien défini.

- Et vous paraissez déjà bien maîtriser votre fonction. Comment l’expliquez-vous ?

Les projets que j’accompagne sont plus intéressants les uns que les autres. Il me tient à cœur de contribuer, même modestement, à faire en sorte que les startuppers réussissent. Les promotions sont en nombre suffisamment réduit pour permettre une réelle proximité. Et puis, pour les avoir accompagnés durant le programme du GenesisLab avant leur intégration effective, j’ai l’impression d’avoir affaire à « mes petits », que je suis dans leur développement à travers différentes étapes qui sont comme autant de rites de passage : la constitution de l’entreprise, le contrat signé avec le premier client, la réalisation du prototype, la première levée de fonds,….

- A vous entendre, la création d’une start-up est donc une aventure technologique, mais aussi et peut-être d’abord humaine…

Oui, une aventure humaine, qui plus est au service de la conception de solutions innovantes susceptibles de transformer notre quotidien. C’est aussi en cela que l’accompagnement de ces startuppers est stimulant. D’autant plus qu’il peut être aussi synonyme de créations d’emplois.

- En rejoignant IncubAlliance, aviez-vous en tête de rejoindre par la même occasion l’écosystème de Paris-Saclay ?

Oui. Bien que résidant à Paris, je n’ai pas hésité à me rapprocher de cet écosystème, car j’avais la conviction que c’est là qu’allait se jouer l’avenir de la recherche.

- Malgré les problématiques de l’accessibilité ?

Toutes relatives en ce qui me concerne : IncubAlliance se trouve à un petit quart d’heure à pied de la station Orsay-Ville du RER B. Maintenant, si l’on considère plus généralement les problématiques de transport, il s’agit de prendre notre mal en patience : ces problématiques vont se réduire avec l’arrivée du métro de la ligne 18 du Grand Paris Express. Quoi qu’il en soit, elles ne sauraient faire oublier cette effervescence que l’on ressent sur le Plateau de Saclay avec toutes ces constructions en cours.

- Venons-en à cette soirée qui se déroule au moment où je vous interviewe, non pas à IncubAlliance mais dans un endroit qui paraît à des années-lumière au regard de son apparence… Pouvez-vous préciser où nous sommes et ce qui s’y passe ?

(Rire). Nous sommes à la Ferme du bout des prés, à Cernay-la-Ville, dans la Vallée de Chevreuse, le temps d’un repas « gaulois », en l’honneur des participants à une semaine internationale que nous avons mise sur pied avec Brightlands Innovation Factory, avec laquelle nous avons conclu un partenariat en début d’année. Cette semaine est une première. Le but est de placer les startuppers dans une perspective internationale, en leur donnant l’opportunité de prendre pied sur des marchés étrangers – ceux de l’Europe du nord, à travers l’exemple de la Hollande, dans le cas de nos startuppers ; le marché français dans le cas de ceux de nos homologues hollandais – en les mettant à chaque fois en lien avec des industriels et des experts de ces marchés. Les deux premiers jours se déroulent ici, à Paris-Saclay, à travers des masters class, des workshops et des séances de présentation du contexte français. Les deux autres journées se dérouleront à Maastricht, avec un programme conçu dans le même esprit, et en Belgique, où nos startuppers, répartis en équipes mixtes, seront conviés à une « IncuBattle » sur le thème de la réalité virtuelle.

- Appréhendez-vous l’issue ou la mayonnaise a-t-elle déjà pris ?

A voir comment se déroule la soirée, la mayonnaise semble avoir pris et plutôt bien. A défaut de parler français, les startuppers de Brightlands Innovation Factory parlent anglais. Je précise au passage que tous ne sont pas Hollandais, mais viennent pour certains d’entre eux d’autres pays européens, ce qui ajoute à la dimension internationale. Les journées sont suffisamment intenses pour qu’ils n’aient pas le temps de s’ennuyer. Quant à savoir si tout cela débouchera sur des contrats ou des partenariats en bonne et due forme, il est trop tôt pour le dire. Une chose est sûre : ce sera aux startuppers de cultiver le lien et de saisir les opportunités que la semaine leur aura offertes.

- La semaine vise-t-elle aussi dans votre esprit à faire découvrir Paris-Saclay ?

Oui, bien sûr. Aujourd’hui même, nous leur avons fait visiter le site du CEA Nano-INNOV. Ils ont pu au passage mesurer l’ampleur du projet et de la concentration d’établissements de recherche et d’enseignement supérieur. Le moins qu’on puisse dire est qu’ils en sont revenus impressionnés.

A lire aussi les entretiens avec Philippe Moreau, directeur d’IncubAlliance (pour y accéder, cliquer ici) et Hugo Delissen, directeur des Venture Services de Brightlands Innovation Factory (cliquer ici).

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