Paris-Saclay, antidote au chômage ?

Paris Saclay Paysage
Dans un article récent, Le Monde rendait compte des territoires qui « décrochent » face au chômage, non sans mettre en évidence ceux qui s'en sortent. Parmi eux : Paris-Saclay !

Parue entre les fêtes, l’information a pu vous échapper. Elle est pourtant flatteuse pour Paris-Saclay. Dans son édition datée du vendredi 27 décembre, Le Monde publiait unie article sur « les régions qui décrochent » en matière d’emplois. A l’appui, une carte de l’Hexagone, où on peut percevoir plusieurs zones en rouge foncé, synonyme d’un taux de chômage compris entre 15 et 17,9%, soit un niveau bien supérieur à la moyenne nationale (10,5% en métropole). Des zones situées en grand partie dans le Nord et le littoral méditerranéen du Languedoc-Roussillon.

Mais la même carte donne aussi à voir des zones vertes, synonymes, elles, d’un taux de chômage compris entre 5,2 et 7,5%. Signe des temps, elles sont moins nombreuses (quoiqu’en même temps pas si minoritaires qu’on pourrait le craindre). Il s’agit de territoires situés à proximité des frontières avec l’Allemagne et la Suisse, qui tirent manifestement profit du dynamisme de ces deux pays. A l’autre extremité, aux portes de la Bretagne, un chapelet de territoires disposés selon un axe nord sud (Avranches, Vitré, Ancenis…). Au Sud du pays, plusieurs fractions du Limousin, de l’Auvergne et de la Région Midi-Pyrénées paraissent tirer leur épingle du jeu. Enfin, dans le sud ouest de Paris, un territoire qui recoupe en grande partie… Paris-Saclay. La carte met d’ailleurs clairement en exergue les « scores » de Versailles (6,5%), de Saint-Quentin-en-Yvelines (5,2% soit le record national !) et Saclay (6,7%)…

Une explication par la géographie

Preuve s’il en était besoin qu’une moyenne peut cacher d’importantes disparités territoriales et la  géographie continuer à peser sur l’intensité de la crise du marché de l’emploi. Hasard ou coïncidence ? Toujours est-il que c’est précisément le propos défendu par Pierre Veltz, le PDG de l’Etablissement public Paris-Saclay, dans une tribune publiée le lendemain dans les Echos sous le titre « Les tensions territoriales sont au cœur du malaise français ». Il y explique comme la dimension territoriale explique les difficultés du présent, mais est aussi « structurante sur le long terme. » Et le même de relever que « l’économie de croissance est liée en profondeur aux grandes villes, qui sortent renforcées de la crise » (thèse défendue également dans son dernier ouvrage : Paris, France, Monde. Repenser l’économie par le territoire, éditions de l’Aube, 2012, réédité en 2013). Ce qui n’est pas sans poser la question de savoir comment  défendre la France non métropolitaine « dès lors qu’aucun effet ne semble plus relier les secteurs de pointe et les autres les nanotechnologies grenobloises et La Villeneuve, Saclay et Saint-Dizier ? » Au-delà du clin d’œil au territoire saclaysien qui lui est particulièrement cher, cette conclusion témoigne d’une autre de ses constantes préoccupations : penser le projet de Paris-Saclay non pas contre Paris, ni l’Ile-de-France, encore moins le reste du pays.

 

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