Paris-Saclay à l’heure du start-up relationship management. Entretien avec Jérémy Hervé

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Suite de nos échos à la célébration des « 20 ans d’innovations en Ile-de-France », organisée le 8 novembre dernier à CentraleSupélec, à travers le témoignage du chargé de projets Attractivité et Entrepreneuriat de l’EPA Paris-Saclay, qui revient ici sur la plateforme Paris-Saclay Start-Up, sa genèse et ses fonctionnalités.

- A quel besoin a répondu la plateforme Paris-Saclay Start-Up, qui a été présentée à l’occasion des « 20 ans d’innovations en Ile-de-France » ?

Cette plateforme est le fruit d’une longue réflexion. Quand je suis arrivé à l’EPA Paris-Saclay, au début de l’année 2017, l’intention était de cartographier des start-up présentes dans l’écosystème, de façon à mieux les connaître, les suivre dans leur évolution, savoir d’où elles venaient (quand elles n’étaient pas créées dans l’écosystème), où elles s’installaient et s’enregistraient, etc. Tout cela pour être plus en mesure d’adapter l’offre de services des lieux d’innovation de Paris-Saclay (incubateurs, accélérateurs, espaces de coworking), d’ancrer ces start-up davantage dans le territoire, et faire profiter à celui-ci des créations d’emplois dont elles sont la promesse.

- Soit, mais le propre des start-up n’est-il pas d’aller sur les marchés les plus porteurs sinon de se développer à cheval sur deux écosystèmes ?

Si. Je reconnais que parler d’ « ancrage » est, de ce point de vue, peut-être un peu excessif. Après tout, l’important est que ces start-up prennent leur envol et si cela doit passer par l’installation dans un autre écosystème, il faut s’en résoudre. Maintenant, dès lors que le nôtre a joué un rôle décisif dans leur création sinon leur développement et qu’elles souhaitent y rester, il nous paraît normal de cultiver chez elles un sentiment d’appartenance. Beaucoup se placent volontiers sous la bannière French Tech. Pourquoi ne défendraient-elles pas celle de Paris-Saclay ? Cela peut avoir du sens ne serait-ce qu’en leur faisant gagner en visibilité. Quant à celles qui seraient appelées à se déployer ailleurs, nous pourrions les encourager à conserver ici une « base arrière ».

- C’est d’ailleurs ce qui se passe, du fait des moyens que concentre l’écosystème en termes de recherche et d’équipements…

Oui, en effet. Nombre de start-up, qui « quittent » l’écosystème de Paris-Saclay, y conservent en réalité le plus souvent leur R&D. C’est davantage les fonctions business qu’elles cherchent à installer au plus près de leurs marchés. Il s’agit donc moins de les maintenir à tout prix que de les inciter à entretenir un minimum de liens avec l’écosystème. Ce serait une manière de manifester leur loyauté, j’ose le mot, à l’égard d’un territoire qui se sera mobilisé pour leur permettre de naître et d’amorcer leur développement. Bref, de lui rendre un peu ce qu’il leur aura donné, ne serait-ce qu’à travers du mentorat auprès des étudiants entrepreneurs de Paris-Saclay. C’est d’ailleurs ce que font déjà de nombreuses start-up – je pense en particulier à StereoLabs, qui, a conservé une présence au sein du 503, le centre de formation à l’entrepreneuriat innovant de l’IOGS.

- Revenons-en à ce projet de cartographie. Comment l’avez-vous entrepris et avec quel résultat ?

Nous l’avons mené en partenariat avec l’Université Paris-Saclay, particulièrement investie dans la promotion de l’entrepreneuriat innovant en général et étudiant en particulier, à travers PEIPS. L’université était déjà engagée dans une cartographie des laboratoires, expertises et plateformes technologiques, présents sur le territoire, dans la perspective du portail Plug In Labs Paris-Saclay. En mars 2017, nous mandations l’association des entrepreneurs étudiants Start in Saclay pour collecter les bases de données des différents établissements d’enseignement supérieur et des lieux d’innovations (incubateurs, accélérateurs, espaces de coworking), et les uniformiser de façon à pouvoir les exploiter dans une seule et même base de données, en l’occurrence, Craft, conçue par Bretagne Développement Innovation et dont l’Université Paris-Saclay disposait de la licence d’exploitation pour l’ensemble de l’Ile-de-France (elle l’utilise pour le portail Plug in Labs Paris-Saclay).

- Qu’en a-t-il résulté ?

Une V0 a été proposée en octobre 2017, le temps de saisir les données – un travail fastidieux s’il en est, que Start in Saclay a assuré durant l’été. Nous étions encore dans une logique de cartographie. Seulement, plusieurs constats se sont imposés qui nous ont interrogés sur sa pertinence. D’abord, les données se périment rapidement. A peine les avait-on entrées qu’elles n’étaient déjà plus d’actualité. De fait, et par définition, une start-up évolue très vite ! Ensuite, les données étaient très hétérogènes, d’une source à l’autre. Certaines bases disposaient d’un historique sur cinq ans, d’autres sur une période beaucoup plus courte. Certaines disposaient des numéros de Siret, d’autres pas… Il a donc fallu faire un travail de titan pour collecter sur le web les informations manquantes…
Ceci fait, nous n’étions pas au bout de nos surprises. La première, même si nous en avions déjà l’intuition, concernait la domiciliation des start-up. Des startuppers avaient beau avoir fait leurs études à Paris-Saclay, y avoir créé leur start-up, l’y avoir incubée et avoir noué des partenariats avec des acteurs locaux, celle-ci apparaissait sur la carte, au niveau de… Paris intra-muros. C’est que beaucoup de startuppers y résident et au moment d’enregistrer leur société au registre du commerce et des sociétés (RCS), ils optent pour leur adresse personnelle. Au final, l’intérêt d’une cartographie était donc limité : elle escamotait toute la valeur ajoutée du territoire de Paris-Saclay.

- Je ne résiste pas à l’envie de savoir ce qu’aurait donné une collaboration avec des géographes qui réfléchissent justement aux nouvelles formes de cartographie. Compte tenu de la multi-appartenance possible d’une start-up et de ses associés, on aurait pu imaginer une « hyper-carte », donnant à voir les divers territoires dans lesquels elle est inscrite… Je vois que l’évocation de ce défi vous fait réagir…

Effectivement, d’autres outils cartographiques auraient pu être imaginés. Mais gardons à l’esprit l’objectif premier de notre plateforme : permettre au territoire de gagner en attractivité en donnant à voir ses ressources, les start-up qu’il héberge et ce, dans l’idée d’en attirer d’autres. Nous souhaitions aussi une plateforme qui apporte un réel service aux startuppers. Dans cette double perspective, la cartographie n’avait plus autant d’intérêt que cela, en plus de se révéler être un exercice très difficile, du fait, encore une fois, de la rapide péremption des données. Des difficultés auxquelles d’ailleurs d’autres institutions – universités, agences de développement territorial,… – se sont heurtées. Dès lors, chercher à hyper-cartographier, au sens où vous l’indiquez, n’aurait fait qu’en ajouter d’autres. Finalement, nous avons revu notre projet, en étant soucieux que la plateforme soit réellement utile aux acteurs, à commencer par les start-up elles-mêmes. Nous nous sommes donc interrogés sur les fonctionnalités à apporter en cherchant à coller au plus près de leurs besoins. Nous avons pour cela recueilli les recommandations de Start in Saclay et de startuppers.

- Qu’ont fait ressortir ces recommandations ?

La plupart ont mis en avant le besoin de pouvoir facilement nouer contact avec d’autres startuppers, présents sur les mêmes domaines qu’eux, sinon des domaines complémentaires, pour des partenariats éventuels. Ils ont aussi fait état de leur besoin de trouver facilement une formule d’accompagnement ou de coworking.

- Et de trouver les compétences dont ils ont besoin ?

C’est un vœu qui est clairement ressorti. Le mot compétence peut être néanmoins entendu de deux manières : ou bien, c’est une personne à même de former à l’utilisation de tel ou tel équipement, dans un espace de coworking, par exemple, ou bien c’est une personne qu’on souhaite recruter (un développeur, par exemple). Dans le premier cas, l’utilisateur peut trouver l’information sur les fiches des lieux d’innovation. En revanche, pour ce qui concerne le second cas de figure, nous avons pris le parti de ne pas assurer cette fonctionnalité, du moins pour le moment. Nous avons bien conscience des difficultés que des start-up peuvent rencontrer dans leur recrutement puisque beaucoup recherchent le même type de compétences, notamment des développeurs. Mais nous ne voulions pas nous substituer à une agence de recrutement – identifier des compétences, de surcroît hautement qualifiées, est un métier à part entière, qui aurait requis une équipe dédiée.
La plateforme telle qu’elle existe aujourd’hui se veut davantage un instrument de start-up relationship management, par analogie avec ce qu’en marketing, on appelle le customer relationship management (soit des logiciels permettant de gérer des bases de données clients). Concrètement, elle donne accès, moyennant une inscription préalable, à des fonctionnalités qui s’appliquent tout particulièrement au monde de l’innovation et des start-up.

- Avez-vous conçu cette plateforme ex-nihilo ?

Non, nous avons adapté un logiciel déjà en usage dans les grands groupes et leur direction de l’innovation, qui permet de repérer et tracker partout dans le monde, des technologies émergentes et des pépites, dans lesquelles ils pourraient investir, et de faciliter la circulation en interne de l’information. Notre plateforme permet donc de repérer les start-up, mais en se limitant à celles de notre territoire, et de façon à faciliter la mise en relation entre elles, mais aussi avec des lieux d’innovation et des investisseurs. C’est dire s’il y a eu un important travail d’adaptation du logiciel.

- Un travail assuré par qui ?

Par la société YooMap, une start-up, qui a été sélectionnée sur la base d’un marché public. Plusieurs propositions nous étaient parvenues. Si nous avons retenu celle-ci, c’est qu’elle disposait déjà d’un logiciel de start-up relationship management, et qu’elle était prête à l’adapter à nos besoins.
Par rapport aux intentions initiales (la cartographie des acteurs de l’innovation de Paris-Saclay), le projet aura donc évolué. Restait à surmonter le problème posé par la domiciliation des start-up. Nous souhaitons en effet que la carte se limite au périmètre de Paris-Saclay. Pour cela, nous avons donc mis en valeur les start-up, mais au travers des lieux d’innovation de Paris-Saclay auxquels elles sont attachées (établissements d’enseignement supérieur, de recherche, incubateurs, accélérateurs, espaces de coworking,…). Ce qui était bien plus qu’une simple solution de compromis. Cela correspondait mieux à notre objectif premier : valoriser l’écosystème et, donc, les lieux où les start-up s’épanouissent, sont incubées, accélérées et/ou financées. Concrètement, si vous entrez le nom d’une start-up, celui-ci apparaît au travers des différents lieux où elle est passée au cours de son développement. Prenez Hublex, par exemple [pour en savoir plus, cliquer ici] : cette start-up apparaîtra au travers notamment d’IncubAlliance, mais aussi de la SATT Paris-Saclay

- En sens inverse, de quelles informations pourra disposer une start-up ?

En quelques clics, elle pourra entrer en contact avec d’autres start-up, trouver un espace de prototypage, de coworking, une formule d’accompagnement, un programme de formation… Les équipements disponibles dans l’écosystème sont répertoriés par mots clés : imprimante 3D, découpe laser… Pour chacun d’eux, lui sera fourni la liste des lieux d’innovation qui en disposent. Chacun de ces lieux ayant sa propre fiche, qui en précise les horaires d’ouverture, les conditions d’accès, les éventuels tarifs, etc.
La start-up peut également avoir une vue d’ensemble sur l’agenda du territoire, la totalité des RDV et événements qui s’y déroulent – les challenges ou pitch contests par exemple, comme Paris-Saclay SPRING – mais aussi les formations proposées par les incubateurs ou les pépinières dès lors, bien sûr, qu’elles sont ouvertes à des publics extérieurs et pour peu que les lieux qui les dispensent jouent le jeu en actualisant l’information…

- Est-ce le cas ?

Oui, et je m’en réjouis.

- Qu’en coûte-t-il pour la start-up de s’inscrire ?

Rien financièrement, ni en termes de temps. Nous avons fait en sorte que l’inscription se fasse en quelques clics (moyennant un log in), qu’elle ne soit pas chronophage (c‘était une demande express des utilisateurs potentiels que nous avions consultés). Pour cela, un pré-remplissage automatique des champs est assuré par des crawlers, qui vont recueillir le maximum d’informations (l’adresse du site web, le logo, le n° de siret, etc.). Il ne reste plus à la start-up qu’à compléter ces informations élémentaires en indiquant ses comptes de réseaux sociaux, les événements auxquels elle participe, les prix qu’elle a reçus, etc. Elle peut également uploader des documents. Elle peut surtout y ajouter des informations à même d’intéresser les investisseurs potentiels : les brevets qu’elle détient, le montant des fonds déjà levés, celui qu’elle compte lever.

- Qu’en est-il des start-up et lieux d’innovation de l’autre pôle universitaire de Paris-Saclay, New Uni ? Peuvent-ils s’y inscrire ?

Oui, bien sûr ! Nombreux le sont d’ailleurs déjà. Tous les lieux d’innovation peuvent s’inscrire qu’ils soient privés, intra-groupe (comme le WAI BNP Paribas Massy Saclay) ou associatifs (SunLab, The Hart Lab,…), publics, de collectivités ou de chambres consulaires (les pépinières du réseau WIPSE, par exemple, l’incubateur de la CCI de Versailles, IncubAlliance, le SQY Cub,…).

- Et les investisseurs ?

Avec les startuppers et les lieux d’innovation, c’est le 3e profil d’acteurs pouvant s’inscrire, auquel nous avons pensé. La seule différence de traitement réside dans le fait qu’ils n’ont pas de fiche à remplir. Ils peuvent voir sans être vus des autres.

- Pourquoi ce parti pris ?

Tout simplement parce que les investisseurs ne sont pas là pour promouvoir l’entité dont ils relèvent (fonds d’investissement ou association de business angels), mais pour repérer les start-up qui leur semblent les plus prometteuses. Ils ont donc un profil utilisateur qui voit mais ne peut être vu des autres types d’utilisateurs.

- Combien d’inscrits avez-vous enregistrés à ce jour ?

A l’heure où je vous parle [mi-novembre], 447 start-up et 31 lieux d’innovation. Une fois passée la phase de débogage, la plateforme devrait prendre son rythme de croisière. Mais reconnaissons que le nombre d’inscrits est déjà prometteur.

- Des outils équivalents à votre plateforme existent-ils ?

A ma connaissance, il n’y en a pas, du moins dans cette configuration territoriale.

- Vous n’avez pas procédé à du benchmarking ?

Non, si ce n’est de manière informelle. Depuis le lancement du projet Plug in Labs, nous savions que la Région Bretagne avait entrepris une cartographie de ses acteurs de l’innovation au travers de Bretagne Développement Innovation, la structure à l’origine de Craft, que j’évoquais tout à l’heure. Cela étant dit, même si je n’ai pas procédé à un réel benchmarking, je ne pense pas prendre un risque en disant que nous sommes les premiers à proposer ce type d’outil.

- Gageons que d’autres écosystèmes ne manqueront pas de vous démentir s’il y a lieu…

(Rire). En effet. Une chose est sûre : nous avons a priori un avantage comparatif, qui tient à la taille de notre écosystème. Une taille optimale, ni tout à fait trop petite pour atteindre une masse critique en termes de start-up ni tout à fait trop grande pour permettre une réelle proximité entre les acteurs.

- A vous entendre, on comprend que vous avez été vous-mêmes dans une logique d’innovation à l’image de celle des destinataires de la plateforme…

Oui. Nous n’avons pas cherché à nous faire plaisir, mais bien à répondre aux besoins des acteurs de l’écosystème, sans exclure de faire évoluer la plateforme en y ajoutant de nouvelles fonctionnalités. Rien n’empêcherait,  par exemple, de permettre de publier de « petites annonces ». Vous avez un surplus de fil plastique pour imprimante 3D ? Vous pourriez ainsi le faire savoir par le truchement de la plateforme. On peut aussi envisager, pourquoi pas, y ajouter des fiches sur les structures de conseil ou de coaching. Les mots clés que font entrer les utilisateurs seront un bon indicateur des fonctionnalités à ajouter, mais aussi de la manière d’enrichir l’offre de services. Par exemple, si « matériauthèque » revenait de manière récurrente, nul doute qu’il conviendrait de réfléchir sérieusement à en constituer une. Au final, la plateforme est donc aussi un levier d’innovation pour le territoire dans son ensemble.

- Qui en assure la gestion ?

La plateforme est faite d’abord pour ses utilisateurs. L’EPA Paris-Saclay la met donc à disposition du territoire et de ses acteurs, de tous ses acteurs, dans toutes ses composantes : académiques et non académiques, publiques et privées. Et dans une logique de complémentarité : peut-être avez-vous observé que les fiches relatives aux lieux d’innovation renvoient à celles disponibles sur Plug in Labs Paris-Saclay, quand elles existent. Tant et si bien qu’on peut imaginer à terme de rapprocher encore un peu plus les deux portails. Désormais, c’est aux acteurs de jouer maintenant, d’entrer les données et de les actualiser. La plateforme est en cela un outil communautaire, qui ne se pérennisera que si les bénéficiaires contribuent à son développement. C’est dire si nous comptons bien que les lieux d’innovation s’en emparent, se l’approprient et incitent leurs start-up à s’y inscrire.

A lire aussi les entretiens avec :  Marc Laperche, cofondateur de CocoPlant, une start-up qui a mis au point une solution de filtration naturelle de l’eau pour aquarium, à base de… noix de coco (pour y accéder, cliquer ici) ; Amandine Negoti, qui, en plus d’être chargée de partenariats de Start in Saclay, participe à l’aventure WeCashUp, la première plateforme de paiement mobile panafricaine (cliquer ici) ; Ruben Hallali, co-fondateur et CEO de HD Rain, une start-up qui propose de la prévision et mesure pluviométrique à très haute définition (cliquer ici) ; Aude Nyadanu, fondatrice de Lowpital, une entreprise de l’économie sociale et solidaire, qui a mis au point une méthodologie pour impliquer les citoyens dans l’amélioration de l’expérience patient en milieu hospitalier (cliquer ici) ; enfin, Laurent Goulenok et Sanna Zdoudou, cofondateurs de la coopérative Muuz, qui conçoit des produits à base de lait fermeté (cliquer ici).

Crédits photo : EPA Paris-Saclay pour le portrait figurant sur la page d’accueil ; Arnaud Caillou, » L’Œil Témoin  » pour l’illustration du présent article.

5 commentaires à cet article
  1. Ping : Lowpital ou comment améliorer l’expérience patient au moindre coût. Rencontre avec Aude Nyadanu | Paris-Saclay

  2. Ping : HD Rain, de la prévision et mesure pluviométrique à très haute définition. Rencontre avec Ruben Hallali | Paris-Saclay

  3. Ping : WeCashUp ou l’e-commerce en toute liberté. Rencontre avec Amandine Negoti | Paris-Saclay

  4. Ping : De quoi aMUUZer nos papilles. Rencontre avec Laurent Goulenok et Sanna Zdoudou | Paris-Saclay

  5. Ping : Cocorico dans nos aquariums. Rencontre avec Marc Laperche | Paris-Saclay

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