Opticsvalley

Les lauréats 2012 du prix Fibre de l'Innovation
Un joli pavillon en meulière, sis à deux pas de la sortie principale de la station RER de Palaiseau-Villebon. C’est là qu’Opticsvalley a établi son siège. Sa mission : comme son nom le suggère, fédérer les acteurs de l’optique, mais aussi de l’électronique et du logiciel, directement concernés par les enjeux de la traçabilité.

Opticsvalley ? Le réseau créé en 1999, en vue de fédérer à l’échelle de l’Ile-de-France, les acteurs de l’optique mais aussi de l’électronique et du logiciel. Car aujourd’hui, c’est à la confluence de ces domaines que s’envisagent les innovations de demain… et d’aujourd’hui. Précisions d’Eric Lambouroud, directeur de la communication, qui a bien voulu répondr à nos questions, quelques jours après l’édition de la journée annuelle d’Opticsvalley intitulée «Les visages de l’innovation »

A quel besoin a répondu la création d’Opticsvalley ?

L’Ile-de-France concentre à peu près la moitié des entreprises et établissements de recherche dans le domaine de l’Optique, l’Essonne en concentrant à elle seule près d’un quart.

La création d’Opticsvalley, en 2000, a répondu au besoin de fédérer ces acteurs qui avaient tendance à travailler dans leur coin : les entreprises – de grands groupes, mais aussi des PME et des start’up – les centres de recherche, les écoles d’ingénieurs, sans oublier les organismes qui accompagnent le développement économique et les collectivités territoriales.

Dans ce domaine comme ailleurs, il est difficile de faire travailler ensemble des ingénieurs avec des chercheurs, et même des chercheurs de disciplines différentes. Une de nos missions est précisément de faciliter cette rencontre et de contribuer ainsi à la création d’emploi en Ile-de-France. A cette fin, nous avons conçu un site emploi dédié aux emplois de pointe : job-hightech.fr.

Qui dit optique pense de prime abord au verre…

Le fait est, l’optique est un domaine méconnu. Quand j’ai annoncé à mes amis que je rejoignais Opticsvalley, ils m’ont demandé pourquoi j’allais travailler avec les fabricants de lunettes ! L’optique ne concerne pas que le verre (même si Essilor compte parmi nos adhérents). L’optique dont on traite ici est celle qui a partie liée avec les photons (l’optique photonique) et les technologies qui permettent de capter, de traiter et de transmettre l’information (le laser, la fibre optique…).

Depuis au moins dix ans, l’optique investit des domaines de plus en plus variés. Pour mesurer la pollution de l’eau ou de l’air, vous avez besoin de capteurs ; idem pour un bâtiment dit intelligent, pour déclencher les mises en route. Les enjeux autour de la traçabilité ont ouvert encore de nouvelles perspectives, en accélérant la convergence avec l’électronique et les logiciels. Dans sa propre évolution, Opticsvalley a accompagné cette convergence, en aidant au décloisonnement des mondes de la recherche, de l’enseignement et de l’entreprise.

Qu’est-ce qui vous différencie au juste des pôles de compétitivité ?

La création de ceux-ci est postérieure. En 2005, Opticsvalley a naturellement répondu à l’appel à projets de l’Etat pour la création de pôles de compétitivité, en promouvant la création de l’un d’entre eux, Systematic, dédié aux systèmes complexes. Plusieurs de nos membres relèvent cependant d’autres pôles (Cap digital, Medicen, Advancity…).

A la différence des pôles de compétitivité, Opticsvalley n’a pas vocation à financer. Ce n’est pas non plus syndicat interprofessionnel, ni un organisme de développement économique comme on peut en trouver dans les Chambres de commerces et d’industries ou les Conseils généraux. C’est une association destinée à fédérer les acteurs de l’optique, de l’électronique et du logiciel  et à les accompagner en les orientant si nécessaire vers le pôle de compétitivité le plus adapté ou vers d’autres structures de financement (telle Oséo), les inciter à répondre à un appel d’offre européen, et faciliter des coopérations entre eux dans d’autres domaines que la finance comme les RH, l’international, la R&D, etc.

Que faites-vous pour aider pour traduire l’innovation en applications industrielles ?

C’est une autre de nos activités. A cette fin, nous suivons de près les marchés applicatifs ayant un fort potentiel en Ile-de-France. Aujourd’hui, quatre de ces marchés retiennent notre attention : les télécommunications, l’instrumentation, les bio IT – les télécom appliquées aux sciences du vivant -, enfin, les éco-activités. Outre un travail de veille, nous organisons des ateliers destinés à faire émerger des solutions innovantes.

Au final, Opticsvalley, c’est combien d’interlocuteurs potentiels ?

Je distinguerai trois cercles : nos adhérents (211 adhérents à jour de cotisation, qui vont de la multinationale à l’école d’ingénieur et  à l’université en passant par des start’up, etc.) ; les autres acteurs impliqués dans notre dynamique ; enfin, les entreprises directement concernées par la recherche technologique (soit environ 1 100, à l’échelle de l’Ile de France), que l’on repère, référence et suit pour les solliciter le cas échéant.

Quelles sont vos sources de financement ?

Outre les cotisations de nos adhérents, nous sommes financés principalement par le Conseil général de l’Essonne, la Région Ile-de-France, l’Etat  à travers le programme Grappe d’entreprises de la DATAR,  la Communauté d’agglomérations du Plateau de Saclay, et l’Europe, par le biais du FSE..

Comment percevez-vous le projet de cluster sur le Plateau de Saclay?

Naturellement, nous suivons cela de près. On ne peut pas être dans l’optique, l’électronique et le logiciel et ne être attentif à ce qui se passe sur le Plateau de Saclay. Géographiquement, Opticsvalley y est fortement présent. Son siège se trouve à Palaiseau. Plusieurs de nos membres y sont implantés : Thales, Horiba… du côté des entreprises. La plupart des établissements de recherche et d’enseignement sont membres d’Opticsvalley : l’Institut d’optique, Supélec, Polytechnique, l’Université Paris Sud. Avec l’évidence que la convergence de nos trois technologie est présente dans presque la totalité des innovations technologiques, quel que soit leur domaine d’application, , d’autres acteurs devraient nous rejoindre. En lien avec les établissements du Plateau, on réfléchit à la création d’une formation commerciale spécifique pour parfaire les compétences des ingénieurs. Vendre de l’innovation technologique exige des commerciaux qui aient une familiarité avec les produits. C’est une demande qui émane de nos adhérents.

L’optique en Ile-de-France, c’est…

  • 1 100 entreprises productrices
  • 43 000 salariés
  • 21 milliards de chiffre d’affaires
  • 13 000 chercheurs répartis dans 250 laboratoires
  • 38 grandes écoles et universités

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