Mieux comprendre les plantes pour répondre aux défis de demain (2e partie)

Parcours végétal

Après une première partie consacrée à la définition du projet Sciences des Plantes de Saclay et aux caractéristiques territoriales de l’activité, seconde partie de l’entretien avec Loïc Lepiniec, porteur du projet. Au programme, un focus sur la formation, clé de voûte de la réussite du programme, ainsi que quelques mots sur les ambitions futures du SPS.

Monsieur Lepiniec, vous portez une attention toute particulière à la formation. Pour vous, la réussite de vos travaux de recherche passe aussi par la transmission de nouveaux savoirs ?

La formation est en effet au cœur de notre projet. Les quatre unités du LabEx forment actuellement une centaine de doctorants et post-doctorants et fournissent plus de 7500 heures d’enseignement et de formation par an. L’enseignement et la formation sont l’un des points forts de notre LabEx, même s’il existe encore une marge de progrès, par exemple en termes de coordination entre les différents établissements impliqués, de simplification des formations, d’augmentation de leur visibilité, du développement de formations interdisciplinaires, et d’interactions entre la formation et la recherche. Le LabEx soutiendra donc des initiatives dans tous ces domaines. En outre, SPS a pour ambition de mettre en œuvre dès 2014-2015 un programme international de formation au niveau Master consacré à la biologie végétale, et qui sera coordonné avec les principales universités européennes impliquées dans les sciences végétales.

La formation semble être un de vos indicateurs de performance. Y’en-a-t’il d’autres ? À quel moment considèrerez-vous que vous avez réussi ?

Les indicateurs auxquels nous avons déjà pensé sont très différents selon les domaines considérés. Pour la recherche, les données bibliographiques et leur progression seront facilement comptabilisées, par exemple en termes de publications. Pour l’enseignement, il s’agira en particulier de la simplification et la lisibilité des formations, du niveau atteint par les étudiants et de la mise en place d’une formation internationale. Pour la valorisation, c’est plus difficile : nous partons d’une situation complexe dans laquelle certaines biotechnologies végétales ne peuvent pas encore être exploitées malgré leur intérêt scientifique. Notre contribution à l’innovation est donc souvent assez indirecte et difficile à mesurer sur le court ou moyen terme.

Nous pensons cependant pouvoir développer un volume croissant d’interactions avec des entreprises privées. D’une façon générale, le travail concernant l’élaboration d’indicateurs est encore en cours. Nous avons mis en place un comité de suivi international qui va nous aider à choisir les meilleurs indicateurs, puis à évaluer chaque année la progression des différents projets et le travail effectué.

Pour clore cet entretien, que peut-on vous souhaiter pour les années à venir ?

Tout d’abord, que les problèmes économiques actuels n’interfèrent pas trop avec l’ambition de nos projets et que nos tutelles puissent continuer à nous soutenir. Ceci est très important car les moyens du LabEx seront consacrés essentiellement à des actions nouvelles, de collaborations, de valorisation et de formation et ne pourront pas se substituer aux moyens récurrents de base, vitaux pour nos activités.

D’autre part, nous espérons également que la prise de conscience des enjeux fondamentaux qui concernent l’alimentation, l’agriculture, l’environnement, ainsi que l’essor de l’utilisation de la biomasse et de la chimie verte, se généralisera à l’ensemble de la population. Nous souhaitons enfin que le travail de la recherche publique en général et les connaissances acquises contribueront à faire évoluer l’image de certaines biotechnologies végétales dont l’impact pourrait être capital pour répondre, grâce à l’amélioration des plantes, aux besoins socio-économiques et aux exigences environnementales de demain.

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