Les anciens de la CGPE du Lycée de l’Essouriau ? Présents ! Entretien avec Fabien Délen

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Premier écho à la matinée de rencontre avec les anciens de la CPGE du Lycée de l’Essouriau, à travers le témoignage de Fabien Délen, professeur de mathématiques, qui en a assuré l’organisation.

- Quand avez-vous rejoint la Classe Prépa aux Grandes Ecoles du Lycée de l’Essouriau ?

En 2012, un an après sa création…

- Et manifestement sans regret à voir votre enthousiasme…

Sans regret, en effet. Participer à la création d’une nouvelle CPGE, c’est forcément enthousiasmant. A fortiori quand l’équipe est dynamique et motivée, comme c’est le cas. Nous avons pu faire de cette classe prépa un peu ce que nous voulions. Au sortir de leurs années d’études, les élèves sont dans l’ensemble à l’image des valeurs que nous souhaitons leur transmettre. Ils sont manifestement heureux d’être passés par la classe prépa du Lycée de l’Essouriau et de revenir présenter l’école d’ingénieur qu’ils ont intégrée. Ils n’ont pas oublié combien ces années ont pu être exigeantes, mais ont compris que c’était le prix de la liberté qu’ils ont eu de choisir une école qui leur convienne.

- Comment s’est imposé le principe de cette matinée, qui constitue une première ?

C’est en effet une première, du moins sous cette forme-là. Les années précédentes, nous nous insérions dans la journée portes ouvertes du supérieur, avec les BTS. Nous en profitions pour faire témoigner des anciens, mais leur nombre augmentait d’année en année, et pour cause. Cette année, nous en sommes à plus d’une centaine. Dans le même temps, les effectifs de nos classes ont atteint l’objectif que nous nous étions fixé, à savoir entre 30 et 35 maximum, soit une soixantaine sur les deux années. Résultat : nous nous sentions un peu à l’étroit dans le cadre de la journée portes ouvertes, qui arrivait de surcroît trop tard dans l’année (mi-janvier). Il nous a paru plus opportun de faire revenir les anciens plus tôt, histoire de motiver les élèves. C’est ainsi que l’idée d’une matinée spéciale s’est imposée sans exclure cependant la possibilité d’inviter encore des anciens à la journée portes ouvertes. Au vu du nombre de présentations qui s’enchaînent (pas moins d’une trentaine ce matin], on peut même se demander si nous ne pourrions pas organiser nos rencontres sur toute une journée !

- Cela a-t-il été difficile de convaincre vos anciens de revenir ?

Non. En les contactant suffisamment tôt, j’ai réussi à avoir un bon tiers de retours positifs, soit 32 élèves, de 25 écoles différentes réparties aux quatre coins de France : des écoles de Bordeaux, Toulouse, Lyon, Mulhouse, Grenoble, Nancy, Valenciennes, Lille…

- Et de l’écosystème de Paris-Saclay !

Oui, en effet. Des élèves ont intégré Polytech Paris-Sud, CentraleSupélec (pas moins de deux) ou encore l’Institut d’Optique (un second admis cette année). Bien sûr, nous espérons bien voir un jour des élèves intégrer Polytechnique. L’un d’eux y a d’ores et déjà été admissible (avant d’intégrer finalement CentraleSupélec). J’ajoute que trois élèves viennent témoigner de leur première expérience professionnelle.

- Manifestement, la formule a plu…

Oui, comme vous avez pu le constater, l’ambiance était à la fois studieuse et conviviale. La matinée n’était pas facultative (elle a été programmée en lieu et place d’un devoir surveillé). Beaucoup de nos élèves s’y sont même préparés en ciblant les anciens qu’ils soulaient rencontrer ou les écoles dont ils voulaient avoir plus de renseignements. Si d’autres n’avaient pas d’idées précises, c’était l’occasion pour eux de découvrir des écoles, leurs spécialités, mais aussi leur environnement, les anciens ayant pris soin d’en décrire jusqu’au cadre de vie et aux activités associatives auxquelles ils pourront se consacrer, sans hésiter à faire la part entre ce qui est bien et ce qui l’est moins. Bref, une information plus intéressante que celle qu’on peut trouver dans les listes de formation post-Bac.

- On imagine à quel point les conseils venant de jeunes anciens ayant fréquenté les mêmes bancs d’école, doit avoir du poids pour vos élèves actuels…

En effet. En plus d’informations concrètes, de la possibilité de poser toutes les questions qu’ils souhaitent, ils peuvent voir par eux-mêmes combien ces anciens sont épanouis.

- Avez-vous organisé une association des anciens, à la manière des écoles d’ingénieurs avec leur réseau d’Alumni ?

(Sourire). Nous n’en sommes pas encore là ! Jusqu’à présent, nous nous sommes bornés à enregistrer les coordonnées de nos élèves dans un fichier que nous enrichissons d’une année sur l’autre. Pour les besoins de cette matinée, nous avons adressé un email aux anciens. Compte tenu de leur nombre, cela commence à devenir fastidieux ! Il nous faudra réfléchir sérieusement à une autre méthode comme, par exemple, les sondages Doodle. Sans compter les coordonnées, qui ne sont plus toujours d’actualité et qu’il faut donc actualiser ! Nul doute qu’il nous faudra aussi davantage recourir aux réseaux sociaux : Facebook, Twitter et autres LinkedIn. Nos anciens ont déjà créé leur page Facebook pour échanger entre eux et relayer nos informations.

- Et vous-même, n’avez pas été tenté à leur âge, d’intégrer une école d’ingénieur ?

Non. Ma vocation à moi, c’était l’enseignement. Après deux années de classe prépa, j’aurai pu en intégrer une, mais j’ai préféré m’inscrire à l’université. Un choix que je ne regrette pas, à voir la manière dont nos enseignements peuvent aider des élèves à poursuivre des études supérieures et à s’épanouir.

- Vos élèves intègrent des écoles, un peu partout en France. Portez-vous néanmoins une attention particulière à l’écosystème Paris-Saclay ?

Oui, bien sûr. Paris-Saclay offre d’intéressants débouchés à ceux de nos élèves, qui souhaitent rester près de chez eux. Nous y comptons des partenaires importants, à commencer par l’Université Paris-Sud et son école d’ingénieurs Polytech, dont des enseignants assurent des cours dans le cadre de notre classe prépa. Un accord prévoit que nos élèves ont la possibilité de reprendre le cursus universitaire en L2 ou même L3, au cas où ils n’intégreraient pas une école d’ingénieur ou que leur choix serait tout simplement de poursuivre des études à l’université. J’ajoute que Paris-Sud organise par ailleurs des conférences scientifiques auxquelles nos élèves peuvent assister. La dernière en date a été programmée pas plus tard que jeudi dernier. Un de nos élèves, passionné de nanotechnologies, m’expliquait y avoir assisté et pu obtenir l’email de l’enseignant chercheur qui intervenait à cette occasion. Il a même déjà repris contact avec lui pour se renseigner sur les filières de formation existant dans ce domaine. Paris-Saclay, c’est aussi de nombreux laboratoires et centres de R&D qu’il nous est possible de visiter. A cet égard, il faut souligner le concours précieux de Marie Ros-Guézet, présente au lycée dans le cadre du dispositif « Ingénieurs pour l’école », et qui nous fait profiter de son réseau !

- Quelle est votre prochaine actualité ?

Cette année, avec Vincent Reynaud [professeur de physique-chimie], nous franchirons une nouvelle étape en participant au TEDx Saclay : nous allons retransmettre les conférences au Lycée de l’Essouriau pour nos élèves de prépa, mais aussi ceux de la filière scientifique, qui le souhaiteraient. Auparavant, nous irons visiter le nouveau campus de CentraleSupélec et l’école Polytech Paris-Sud. Une belle journée en perspective, donc, rendue possible par le concours de Christian Van Gysel, que je remercie au passage, et dont la préparation a été l’occasion de découvrir la Cité de l’Innovation de Nokia Paris-Saclay à Nozay [où travaille ce dernier].

Pour accéder aux autres échos à cette matinée, cliquer ici.

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