Les « Fab Labs », vous connaissez ? Suivez le guide !

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Du 17 au 26 juin 2011 se tenait le Festival Futur en Seine, 10 jours pendant lesquels le grand public était invité à venir se frotter au futur. Pour l’occasion, un Fab Lab éphémère avait été érigé La Cité des Sciences et de l’Industrie… en attendant d’en implanter un à Saclay ? Mais qu’est-ce que c’est, au juste, un Fab Lab ?

A première vue, on pourrait se croire dans la salle informatique de quelque université High Tech. Et pour cause, les écrans sont nombreux, sinon omniprésents. Ce ne sont pourtant pas des étudiants en informatique mais de jeunes designers et autres architectes qui s’affairent. Car à y regarder de plus près, reliés à ces écrans, il y a des machines, plutôt imposantes qui plus est.

Le concept de Fab Lab (contraction de l’Anglais FABrication LABoratory) est né aux Etats-Unis, en 2004, sous l’impulsion de Neil Gershenfeld, professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Son idée : que chacun puisse réparer ou construire ses propres objets. Depuis, on compte une cinquantaine de Fab Labs de par le monde. Ce sont avant tout des lieux de rencontre : entre professionnels, enseignants, étudiants, mais aussi bricoleurs, amateurs, simples curieux etc. Les néophytes ont aussi leur place, à condition d’être bien guidés.

« Ceci, c’est un RepRap »

Un Fab Lab à Saclay ?

Cette année, cinq élèves de Centrale ont été chargés d’analyser l’opportunité d’implanter un FabLab à Saclay. Leur étude les a menés de Barcelone à San Francisco en passant par les Pays-Bas (Amsterdam, Utrecht, La Hague), à la découverte de nouveaux lieux de production. S’ils s’accordent à dire que Saclay mérite la création d’un espace de production collaboratif, ils penchent au final davantage en faveur de la mise en place d’un Techshop. Un Techshop, c’est un FabLab en plus grand : l’espace y est plus vaste (environ 1500m²), les machines plus nombreuses et plus haut de gamme… et le coût de mise en place plus élevé. A ce stade, rien n’est encore acté.

Félix Lévêque, architecte de profession, se propose de jouer ce rôle. « Bienvenue dans FabLab² ! ». « Ceci, c’est un RepRap, autrement appelé Imprimante 3D », signale-t-il en désignant du doigt une sorte de machine à coudre sous cloche de verre. « Ça permet de reproduire des objets. Par exemple, vous cassez une pièce de votre lave-linge. Vous téléchargez sur Internet les plans de la pièce, vous venez dans un Fab Lab, et vous recréez la pièce !»

« Ici, vous avez une découpeuse laser », poursuit Félix. « Avec cet outil, j’ai créé le never ending bench, il s’agit d’une structure modulaire en bois qui permet de construire son propre banc, aux proportions que l’on souhaite. » Dans un coin, Emmanuel Gilloz travaille quant-à lui sur une étagère d’appoint, une structure en carton pliable à la fois légère et solide. Et plus loin, de multiples exemples d’autres objets réalisés dans d’autres FabLabs. En vrac : une chaise adaptée à la morphologie de chacun, un modulateur de son en pâte à papier, une lampe adaptable à l’envi…

« Favoriser la découverte du pouvoir de créer »

Claudie Haigneré, ancienne spationaute et présidente de la Cité des Sciences et de l’Industrie est elle-aussi émerveillée : « ce qui est important avec les Fab Labs, c’est que cela permet de favoriser chez les individus la découverte du pouvoir de créer. » Daniel Kaplan, président de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et maître d’œuvre du chantier, prolonge : « le Fab Lab, c’est un lieu ouvert pour imaginer, dessiner, prototyper, produire, détourner, réparer, échanger, innover… » C’est sûr qu’à se balader au milieu de ces machines et de ces bricoleurs de talent, les possibilités semblent infinies. Alors, prêts à vous aussi mettre la main à la pâte ?

 

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