L’élégante solution de CeleScreen. Rencontre avec Camille Hetez et Maxime Le Lièvre

CelescreenPaysage
Suite de nos échos à la 6e édition de Paris-Saclay Invest avec le double témoignage de Camille Hetez (1re à gauche sur la photo) et Maxime Le Lièvre (au centre), co-fondateurs de CeleScreen, une start-up créée en juin de cette année, et qui propose un service innovant permettant de se passer d’animaux vertébrés dans les tests opérés dans l’industrie cosmétique.

Pour revenir au compte rendu de la 6e édition de Paris-Saclay Invest, cliquer ici.

- Si vous deviez définir en quelques mots le concept de votre start-up ?

Camille Hetez : CeleScreen développe une nouvelle méthode pour évaluer la toxicité des molécules utilisées dans l’industrie cosmétique. Cette méthode repose sur le recours à un ver, reconnu pour son homologie avec l’homme : le Caenorhabditis Elegans. Notre méthode permet de surmonter les restrictions introduites par la législation européenne : depuis 2013, le recours aux animaux vertébrés est, en effet, interdit pour le développement de nouveaux produits cosmétiques.

- Pourquoi est-ce important pour vous d’être ici ?

Maxime Le Lièvre : Nous sommes en pleine levée de fonds. Il est donc important de pouvoir aller à la rencontre d’investisseurs potentiels. Ce que permet de faire Paris-Saclay Invest en nous donnant l’occasion de pitcher devant un parterre de professionnels. Sans oublier le stand mis à disposition pour prolonger l’échange sur la base de rendez-vous pré-enregistrés ou spontanés.

Camille Hetez : Et puis Paris-Saclay est un écosystème tourné vers l’entrepreneuriat innovant : on y trouve beaucoup de structures ayant déjà une expérience dans l’accompagnement et le financement de porteurs de projets. Etre ici, c’est donc aussi avoir l’opportunité de nouer des partenariats avec des laboratoires de recherche.

- Quelles sont vos attaches avec l’écosystème de Paris-Saclay ?

Camille Hetez : Je suis diplômée de Sup’biotech, une école spécialisée dans les biotechnologies (où j’ai suivi un cursus en marketing et en entrepreneuriat) tandis que Maxime est diplômé de l’Institut Supérieur d’ingénieur de Franche-Comté. Mais notre 3e co-fondateur, Philippe Manivet [2e, sur la photo, en partant de la gauche], est Docteur en Biochimie de l’École polytechnique. Moi-même, j’ai fait HEC Challenge +, ce qui m’a permis de mettre un pied dans Paris-Saclay et de mieux en apprécier la richesse.

- Les prix vont être remis incessamment sous peu. Quelle importance cela aurait-il pour vous d’être lauréats ?

Camille Hetez : Comme Maxime l’a dit, nous sommes en pleine levée de fonds – en vue de financer l’essai pilote en collaboration avec des industriels qui doit nous mener jusqu’à la pré-commercialisation. Pour nous, recevoir un prix, du jury ou du public, cela permettrait de gagner en visibilité et ce, au moment le plus opportun.

- Au fait, saviez-vous que l’humus que produit le ver a la même racine étymologique que l’humanité ?

Maxime Le Lièvre : Nous l’ignorions ! Et pourtant, c’est bien dans cette optique que nous nous plaçons : si notre innovation peut réintroduire de l’humanité dans l’industrie, en épargnant la vie d’animaux vertébrés, en l’occurrence, nous aurions atteint notre but.

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