Le PROTO204 à l’heure de l’impression 3D

PROTO204 Paysage
Pour ceux qui n’avaient pas encore vu d’imprimante 3D, l’occasion était offerte d’en découvrir une, ce mardi 17 juin, au PROTO204, avec démonstration à l’appui, à l’occasion de Made With, le programme conçu dans le cadre de Futur en Seine.

Pas plus grande qu’une imprimante personnelle classique, la machine capte l’attention des visiteurs, impatients d’en découvrir le produit final, malgré son caractère apparemment anodin : elle été programmée pour concevoir… un bracelet en plastique !

La patience était de mise : 1 h 30 était en effet annoncée pour la conception de l’objet. Hormis une brève interruption, c’est bien la durée qu’il faudra attendre. Pendant ce temps, les visiteurs (parmi lesquels on aura reconnu Pierre Veltz, le PDG de l’EPPS, venu en personne pour assister à l’événement) avaient tout loisir de poser leurs questions. Les réponses étaient fournies par Romain Di Vozzo, ingénieur chercheur à l’Inria.

Parmi ces questions, celle du prix de l’appareil n’a pas manqué d’être soulevée : s’il faut compter plus d’un millier d’euros pour celui utilisé en démonstration (une MakerBot Replicator 2), des modèles d’entrée de gamme sont désormais disponibles pour beaucoup moins. Et le coût du bracelet ? Quelques petites dizaines d’euros (selon le prix de la bobine de fil plastique, entre 50 et 90 euros, pour 750 g, la confection du bracelet n’en mobilisant qu’une partie). Quant à la diffusion de cette technologie dont on annonce qu’elle est en passe de révolutionner l’industrie, ni plus ni moins, en permettant la production de séries limitées, Romain Di Vozzo constate un décalage entre le buzz qu’elle suscite et le nombre d’étudiants qui manifestent un réel intérêt pour elle.

A défaut de pouvoir se doter de leur propre imprimante, les jeunes chercheurs peuvent toujours utiliser celles mises à disposition dans les FabLab qui ont vu le jour sur le Plateau de Saclay, à commencer par celui de Digiscope – le (Fab)Lab Digiscope -, dont Romain Di Vozzo n’est autre que le « FabLab Manager » (c’est ainsi qu’on dit maintenant pour désigner les responsables de ces nouveaux « temples » de l’innovation, si on en juge par l’intitulé retenu par le ministère de la Recherche dans ses propositions de postes). Auquel s’ajoute le Photonic FabLab, du 503 (le Centre d’entrepreneuriat de l’IOGS), animé par Camille Resseguier, également présente, et qui a eu le privilège de porter le bracelet !

Sur ce, on vous quitte, pour retourner au PROTO204, qui, ce 18 juin,  donne la parole aux communautés et à l’innovation sociale pour accompagner les porteurs de solidarités et les acteurs de l’Open Science.

Pour plus d’informations en image, se rendre sur le site du PROTO204 (en cliquant sur le logo, situé en haut à droite de la page d’accueil du site Média Paris Saclay).

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