Le complexe accélérateur LAL-LURE d’Orsay labellisé « Site historique »

L’Anneau de Collision d’Orsay (ACO), pionnier des collisionneurs. ©Sciences ACO.
Anneau de collision - Paysage
Le 13 septembre prochain, le complexe accélérateur LAL-LURE recevra le label « Site Historique » de la Société Européenne de Physique.

Vendredi 13 septembre prochain, de 14h30 à 15h30, à quelques heures de l’ouverture des journées européennes du Patrimoine 2013, le professeur John Dudley, Président de la Société Européenne de Physique, remettra le label « Site Historique » d’European physical society (EPS) au complexe scientifique LAL-LURE. Pour mémoire, cette distinction met en valeur des lieux situés en Europe qui ont joué un rôle important dans le développement de la physique. Une juste « récompense » pour ce double laboratoire qui a joué un rôle majeur dans l’histoire de la science physique.

Un peu d’histoire… De 1958 à 2003, le Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire – LAL (CNRS/IN2P3 et Université Paris-Sud) – rejoint à partir de 1973 par le Laboratoire pour l’Utilisation du Rayonnement Electromagnétique – LURE – a exploité une vaste zone expérimentale sur le campus d’Orsay. Alimentées par un accélérateur linéaire d’électrons de plusieurs centaines de mètres de long, plusieurs générations d’installations de pointe se sont succédé dans cet espace, permettant d’accomplir des progrès dans de nombreux domaines : physique fondamentale (physique nucléaire et physique des particules), physique appliquée (utilisation du rayonnement synchrotron) et technologie (anneaux de stockage et laser à électrons libres). Le synchrotron SOLEIL, installé depuis sur le plateau de Saclay est issu de cette longue tradition de recherche et d’innovation.

Si l’accélérateur linéaire du LAL a été arrêté il y a près de dix ans, le « complexe accélérateur LAL-LURE », est en revanche toujours actif, notamment grâce à l’association Sciences ACO qui dirige et anime le musée de la lumière et de la matière. La pièce maîtresse du musée à ce jour est l’Anneau de Collisions d’Orsay (ACO), un pionnier des accélérateurs de particules, inscrit depuis 2001 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et ouvert au public avec des visites guidées et des animations pédagogiques organisées chaque semaine.

Inauguration d’un nouvel espace du musée

A l’occasion de la délivrance du label, Jacques Bittoun, Président de l’Université Paris-Sud inaugurera un nouvel espace ouvert au public, dès le samedi pour les journées du patrimoine, au sein du musée Sciences ACO : la salle de contrôle de l’ancien accélérateur linéaire du LAL, un ensemble muséographique unique en France, reconstituée avec les équipements d’époque sauvegardés.

Cette salle, véritable décor de film, raconte les trajectoires de recherche et d’innovation de certaines techniques, notamment en électronique et en télédétection, qui ont conduit aux équipements de pointe que l’on retrouve maintenant au CERN, dans l’industrie et dans notre quotidien. Elle raconte l’aventure scientifique et technologique qui a permis, en son temps, à des industries françaises de rattraper leur retard par rapport aux Etats-Unis et de développer des marchés dans ces domaines.

La physique devrait également faire son retour rapidement dans ce lieu chargé d’histoire, avec l’installation prochaine des projets ThomX et Andromède, labellisés « équipement d’excellence » par l’Agence Nationale de la Recherche.

Les deux événements se dérouleront au bâtiment 201 sur le campus d’Orsay de l’Université Paris-Sud.

Texte établi à partir du communiqué de presse diffusé par Sciences ACO/l’Université Paris-Sud/le CNRS et le LAL.

Pour plus d’information sur la remise du label « Site Historique » et l’inauguration de la nouvelle salle du musée Sciences ACO, adresser un email à cecile.perol@u-psud.fr

Légendes et crédits des photos :

- Photo en Une : La salle de contrôle de l’accélérateur linéaire, bientôt accessible dans un nouvel espace du musée Sciences Aco ouvert au public. © Henri Borie-Sciences ACO.

- Autre photo : l’Anneau de Collision d’Orsay (ACO), pionnier des collisionneurs, aujourd’hui converti en lieu pédagogique et de recherche historique. ©Sciences ACO.

 

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