La gloire en 180 secondes…

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La finale Paris-Saclay du concours « Ma Thèse en 180 secondes », qui s’est déroulée jeudi 22 mai dernier, à La Terrasse (Gif-Sur-Yvette), devant un public nombreux a désigné les thésards qui représenteront le campus à la prochaine étape, la finale régionale du 27 mai !

C’est donc Charles Cernay et Benjamin Vest, qui auront l’insigne honneur de représenter l’Université Paris-Saclay à la deuxième étape du défi « Ma thèse en 180 secondes », programmée le 27 mai prochain.

Le premier fait une thèse sur l’« évaluation agronomique et environnementale des systèmes de culture à base de légumineuses à l’échelle mondiale » à AgroParisTech ; le second sur l’« absorption à 2 photons pour la détection infrarouge », à l’Ecole polytechnique.

Chacun est parvenu à en exposer les enjeux sans trop d’effets de manche, tout en communicant sa passion pour ses travaux de recherche, le tout en 180 secondes, et même moins, Charles Cernay parvenant à capter l’attention du public en se passant de la diapositive à laquelle il avait pourtant droit.

Ils ont été sélectionné parmi 20 candidats présélectionnés, par un jury composé d’une dizaine professionnel de la communication, des sciences, de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Le public, qui était aussi convié à voter, a, lui, porté la majorité de ses suffrages sur Pierre Février (UPSud) qui a réussi la performance de rendre limpide les principes de la physique quantique au cœur de sa thèse sur l’« Electrodynamique des conducteurs quantiques, photoémission d’une jonction tunnel ».

Tous deux ont été sélectionnés parmi 20 candidats présélectionnés, par un jury composé d’une dizaine de professionnels de la communication, des sciences, de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Le public, qui était aussi convié à voter, a, lui, porté la majorité de ses suffrages sur Pierre Février (UPSud) qui a réussi la performance de rendre plus limpides les principes de la physique quantique au cœur de sa thèse sur l’« électrodynamique des conducteurs quantiques, photoémission d’une jonction tunnel ».

Une apparente divergence de point de vue donc, mais qui ne doit pas faire oublier l’essentiel : au vu de l’ambiance qui régnait dans la salle de La Terrasse (Gif-sur-Yvette), le public et le jury auraient voté à coup sûr d’une seule main pour la reconduite de l’opération dont c’était la première édition en France.

En plus de permettre de sensibiliser les thésards aux enjeux de la communication scientifique, ce défi est l’occasion de montrer la vitalité de la richesse doctorale dont les sujets couvrent un large spectre de domaines relevant aussi bien des sciences exactes que des sciences sociales et humaines. Qui dit thèse, pense spontanément à plusieurs années de recherche un peu solitaire, sur des sujets très pointus, déconnectés de la vie quotidienne. Nos 20 présélectionnés témoignaient du contraire en traitant de thèmes touchant à de vrais enjeux de société, non sans susciter des espoirs (comme celle sur le traitement de la mucoviscidose). En plus de leur enthousiasme, ils ont su montrer la dimension collective dans laquelle s’inscrit leur travail de thèse, en prenant le soin d’évoquer leur laboratoire de rattachement.

Seul bémol, pointé par le président du jury : alors que les thésardes étaient légèrement majoritaires parmi les présélectionnées, aucune ne figurait dans le trio de tête, alors même qu’elles n’avaient pas démérité. Bien au contraire. Mais restons au diapason de l’optimisme communicatif de ces thésards, en y voyant une raison de plus pour reconduire l’an prochain « Ma Thèse en 180 secondes », dont la réussite doit de surcroît beaucoup à… des femmes : Marie-Pauline, Isabelle, Leya et Stéphanie, de la Fondation de Coopération Scientifique (FCS) Campus Paris-Saclay.

En attendant, rendez-vous à la prochaine étape : la finale régionale d’Ile-de-France qui se déroulera le 27 mai prochain. On croise les doigts pour Charles et Benjamin, en espérant qu’ils seront retenus pour les finales nationale (qui se déroulera, elle, le 10 juin, à Lyon) et… internationale (à Montréal, les 24 et 25 septembre).

Pour plus d’information, se rendre sur le site de la FCS Campus Paris-Saclay, en cliquant ici.

Légende de la photo : les quelque 150 présélectionnés sur le Campus de Paris-Saclay, au cours de leur journée d’initiation à la communication scientifique.

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