Fab Lab fabulous !*

Agora 4
Les 7, 8 et 9 décembre derniers, l’association S[cube], qui a vocation à diffuser la culture scientifique en Ile-de-France Sud, organisait « Agora 4.0 ». Retour sur un événement original et surprenant.

« Agora 4.0 » proposait de faciliter les discussions et les découvertes par l’utilisation d’outils numériques. Le public était invité à rencontrer des scientifiques, des artistes, et des designers autour du thème du « temps », problématique phare de S[cube] pour l’année 2012. Plusieurs types d’animations étaient proposées aux visiteurs. Pêle-mêle, on peut citer : l’exposition « Sous l’œil de Chronos », des rencontres avec André Brahic, astrophysicien ou avec Hervé Chneiweiss, neurobiologiste et neurologue, une pièce de théâtre « Bouvard et Pécuchet Paradise » et… un Fab Lab !

« Fab… quoi », direz-vous peut-être ? Il s’agit d’une plateforme de prototypage rapide d’objets physiques, ouverte à tous.  On en doit l’idée à un certain Neil Gershenfeld, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui l’a mise en pratique il y a dix ans, en 2002. Concrètement, on y trouve toutes sortes de machines à commande numérique jusque-là réservées à l’industrie (découpe laser, imprimante 3D, découpe vinyle, etc.). Encore méconnus du grand public en France, les Fab Lab ont colonisé l’Angleterre, la Norvège, ou encore l’Espagne. On en compterait environ 80 dans le monde selon la liste « officielle » du MIT, mais cette liste n’est pas exhaustive car de nombreuses initiatives informelles émergent.

Dans le Fab Lab d’Agora 4.0, un petit groupe s’est constitué mêlant professionnels aguerris, étudiants, et curieux. Guidés par Guillaume et Jonathan *, animateurs de l’atelier Fab Lab, les participants ont pu découvert les secrets de chaque outil avec pour objectif la création d’un « buisson de vie », un détournement de l’arbre phylogénétique que l’on doit à Darwin (cf photos). Comme Guillaume l’explique : « Avant de vous lancer dans la fabrication d’un objet, vous devez connaître les trois principes du Fab Lab. Premièrement, c’est en principe accessible à tous, deuxièmement tous les projets sont open-source et troisièmement, vous devez être dans le partage de connaissance. » Plutôt engageante cette politique ! Il encourage également le « fail early, fail cheap, fail often », en français « le droit à l’erreur », même si la traduction n’est pas totalement satisfaisante car le concept va au-delà en valorisant l’erreur.

On se lance, on observe, on bidouille, on discute et surtout on partage. Parmi les participants, Camille Resseguier, Responsable du « Photonic Fab Lab » de l’Institut d’Optique Graduate School (IOGS) et Nelly Bensimon, Directrice de l’IUT d’Orsay, venue prospecter et récolter des retours d’expérience. « Venez à l’IOGS voir ce que nous avons mis en place, cela pourrait vous donner des idées » propose Camille Resseguier à Nelly Bensimon. Le rendez-vous est pris. En une phrase, tout l’intérêt du Fab Lab saute aux yeux. Plus qu’un atelier de fabrication numérique, il encourage le travail collaboratif et la mutualisation des connaissances. A développer à Paris-Saclay donc !

* Fab Lab fabuleux
* Jonathan et Guillaume sont employés par l’entreprise Nod-A qui co-organisait l’atelier avec S[cube]
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