Diagnostiqueur et coworker. Rencontre avec Médéric Koenig

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Suite de nos échos au Business Meeting organisé par Le 30, en amont de la Fête des entrepreneurs du Réseau Entreprendre, à travers le témoignage de ce spécialiste du diagnostic immobilier, qui a bien voulu nous expliquer les motivations qui l’ont amené à intégrer ce lieu comme coworker, mais aussi en quoi consiste son métier.

- Si vous deviez pour commencer par préciser en quoi consiste votre métier ?

Il consiste à réaliser les différents diagnostics qui incombent au propriétaire ou au bailleur, qui souhaite vendre ou mettre en location un bien immobilier. Pour mémoire, ses diagnostics sont nombreux et portent aussi bien sur la présence de certains matériaux (plomb, amiante,…) et de termites, que sur la qualité du système d’électricité et/ou de gaz ; la consommation de kWh au mètre carré, sur une année ; la superficie des pièces, etc.
Autant de diagnostics, qui peuvent paraître bien contraignants, mais qui, en réalité, offrent l’intérêt d’éclairer l’acquéreur sur les différentes anomalies d’un bien, le bailleur sur les travaux à réaliser avant la mise en location. Rappelons que ce dernier pourrait être jugé responsable en cas d’accident dont son locataire serait victime (une électrocution, par exemple), faute d’une réparation préalable (du système électrique, en l’occurrence).

- Comment devient-on diagnostiqueur immobilier ?

Après un Bac S, j’ai fait une licence scientifique puis un master. A l’issue de quoi, plutôt que de poursuivre des études, je me suis mis en quête d’un emploi. Je ne connaissais pas encore le métier de diagnostiqueur immobilier. Je l’ai découvert progressivement. Pour exercer ce métier, il faut avoir au minimum le Bac – ce qui était donc mon cas – et suivre une formation spéciale de deux mois, à temps plein, à raison de sept heures par jour, à l’issue de laquelle vous devez obtenir jusqu’à sept certifications auprès d’un organisme certificateur parmi plusieurs possibles (en ce qui me concerne, j’ai opté pour Bureau Veritas Certification, le plus gros et plus ancien certificateur de France). A quoi s’ajoute un examen constitué de deux épreuves, l’une écrite, l’autre orale. Une fois devenu diagnostiqueur, vos certifications sont soumises à un contrôle continu avec une surveillance annuelle ou biannuelle de vos rapports, ainsi qu’à des contrôles sur ouvrage chez un client choisi. Précisons que ces contrôle sont effectués par le certificateur dont vous dépendez (Bureau Véritas Certification, donc, en ce qui me concerne).

- Depuis quand pratiquez-vous ce métier ?

Depuis six ans. Au début, j’étais salarié. Il y a quatre en, en 2016, j’ai entrepris de sauter le pas en créant ma propre structure, Enedia, à Villebon, avant de m’installer finalement au 30, à Massy, donc.

- Pourquoi le choix d’un coworking, de surcroît celui du 30 ?

Cela faisait deux ans que j’ai créée ma structure. Depuis lors, j’avais fait le choix de travailler depuis chez moi. En plus de m’éviter d’avoir à supporter le loyer d’un bureau, c’est pratique. Mais, à la longue, cela finit par devenir lassant. J’ai un chat et un chien, dont j’apprécie beaucoup la compagnie, mais le fait de pouvoir échanger avec d’autres professionnels, c’est quand même mieux ! De là mon choix d’intégrer Le 30. J’y suis depuis le 1er février 2019.

- Quelles sont vos premières impressions ?

J’ai toujours eu plaisir à me lever le matin pour aller travailler. Mais depuis que je suis au 30, c’est encore plus évident. Je suis boosté à l’idée de retrouver les autres coworkers.

- Dans quelle mesure sont-ils des partenaires possibles ?

De fait, certains pourraient le devenir. Et on touche-là un autre intérêt du coworking, à savoir : réunir des corps de métiers différents, ce qui est propice à la création d’un vrai réseau d’entraide et collaboratif. C’est en tout cas ce que j’ai perçu quelques semaines à peine après mon arrivée. Forcément, cela motive pour y rester plus longtemps que je ne l’avais imaginé au début.

- Un mot sur la localisation du 30 ?

Elle est idéale. Nous sommes à une demi heure à peine du centre de Paris, par les transports en commun (la ligne B du RER), tout en étant à proximité de la « campagne ». Et puis, nous sommes au cœur d’une dynamique de développement économique et social, portée depuis une dizaine d’années par le projet de Paris-Saclay. Ici, les constructions (grandes écoles, logements, etc.) sortent de terre comme des champignons !

- Précisons que l’entretien se déroule à l’occasion du Business Meeting organisé par Le 30, en amont de la Fête des entrepreneurs… Qu’est-ce qui vous a motivé d’y participer ?

J’ai répondu à l’invitation qui m’a été faite. D’emblée, j’y ai vu l’opportunité de nouer contact avec non pas tant avec es clients potentiels, que des porteurs d’affaires et développer ainsi mon propre réseau.

Pour en savoir plus sur Enedia, cliquer ici.

A lire aussi les entretiens avec Sandrine Déjardin, « Chineuse de Talent et fondatrice de Corner Art, une plateforme de référencement et de géolocalisation d’artistes et de créateurs d’art français (pour y accéder, cliquer ici) et Vincent Hervineau (cliquer ici), qui a créé une société destinée à faciliter la mise en conformité des petites entreprises au RGPD.

2 commentaires à cet article
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  2. Ping : Des artistes et créateurs d’art près de chez soi et à portée de clic. Rencontre avec Sandrine Déjardin | Paris-Saclay

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