De la responsabilité et du rôle civilisationnel… de l’entreprise. Entretien avec Blanche Segrestin

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Entreprise, responsabilité, civilisation. Autant on a l’habitude de voir associés les deux premiers termes, autant c’est plus rare pour le premier et le troisième. C’est pourtant ce qui a été fait à l’occasion d’un colloque de Cerisy* qui s’est déroulé du 27 mai au 3 juin, avec des intervenants de différents horizons disciplinaires et professionnels, qui ont échangé notamment autour de l’intérêt de « l’entreprise à mission », reconnue par la loi Pacte, promulguée quelques jours auparavant. En voici un premier écho à travers le témoignage de Blanche Segrestin (sur la photo, aux côtés de François Ewald), professeur à Mines ParisTech et codirectrice de ce colloque. Elle revient ici sur son enjeu, ses premiers enseignements, l’intérêt de l’avoir organisé dans un cadre comme le Centre culturel international de Cerisy – un cluster à sa façon, par sa capacité à agréger de manière plus ou moins aléatoire des points de vue variés – enfin, sur la pertinence qu’il y aurait à réfléchir à un « écosystème à mission » (suivez notre regard…).

- Si vous deviez pour commencer par « pitcher » l’enjeu de ce colloque ?

Ce colloque a eu lieu quelques jours après la promulgation de la loi Pacte, en mai dernier. Il a été conçu dans l’idée de faire un point sur les avancées introduites par celle-ci et les effets que nous pouvions en attendre. Parmi les avancées, il y a clairement la contribution à une nouvelle représentation de l’entreprise, à travers la reconnaissance de l’ « entreprise à mission », qui est désormais inscrite dans le droit et dont on peut attendre des effets à de nombreux niveaux, y compris théoriques. Désormais, l’entreprise n’est plus considérée simplement comme un lieu de production ou de confrontation entre le capital et le travail. Elle peut se définir au travers d’une mission. Qu’est-ce que cela implique-t-il au plan des sciences sociales, mais également en termes de responsabilité ? Cela revient-il et, si oui, à quelles conditions, à reconnaître l’entreprise comme un acteur qui concourt à fabriquer le monde de demain ? Telles sont quelques-unes des questions dont nous souhaitions débattre au cours de ce colloque…

- Un colloque, qui, rappelons-le, s’inscrit dans une généalogie qui a très largement contribué à l’élaboration de cette loi Pacte…

En effet, nous n’avons pas attendu cette loi, mais avons contribué au processus qui a présidé à son élaboration. Sans prétention aucune, on peut dire aussi que les travaux et réflexions que nous avons menés, aux Mines mais aussi au Collège des Bernardins, ont contribué à en inspirer les articles concernant le plus directement l’entreprise à mission.
Ce colloque-ci s’inscrit en réalité dans la lignée de tout un cycle de recherche, qui a donné lieu à deux précédents colloques de Cerisy : le premier, organisé en 2008, autour de la question « L’activité marchande sans le marché ? » (sous la codirection de Franck Aggeri, d’Olivier Favereau et d’Armand Hatchuel) ; le second, en 2013, autour d’une autre question, « A qui appartiennent les entreprises ? » (et sous la codirection de Baudoin Roger, de Stéphane Vernac et de moi-même).

- Quel a été l’élément déclencheur de ce premier cycle de recherche ?

La crise intervenue en 2008 et les interrogations qu’elle soulevait. Etait-ce, ainsi qu’on le disait, une crise essentiellement économique et financière ? N’étions-nous pas aussi et surtout dans une crise de l’entreprise et de sa représentation ? De premiers travaux ont été lancés au Collège des Bernardins sur la base de l’hypothèse suivante : ce à quoi nous assistions n’était pas qu’une crise économique et financière, mais les effets d’une mutation très profonde des systèmes de gouvernance de l’entreprise. Tout s’est passé comme si l’intérêt collectif qu’une entreprise a en principe vocation à incarner s’était trouvé dévoyé. Nous avons alors porté notre attention sur les ressorts de l’innovation, ce par quoi l’entreprise est capable de travailler à l’intérêt collectif, notamment au regard des problématiques du réchauffement climatique et plus globalement de l’anthropocène. Aujourd’hui, force est de constater que ces ressorts ont été fragilisés par l’instauration, dans les années 80-90, d’une gouvernance focalisée sur le court terme et la valeur actionnariale. Le travail mené dans le cadre du Collège des Bernardins a donc consisté dans un premier temps à comprendre les raisons de ce dévoiement en partant d’un autre constat, à savoir : le déficit d’un cadre juridique de l’entreprise. Aussi curieux que cela puisse paraître, celle-ci n’est en effet tout simplement pas reconnue comme telle dans le droit – s’il existe un droit des sociétés, en revanche, il n’y a pas à proprement parler de droit des entreprises. Or, une mise en perspective historique de la notion d’entreprise montre qu’elle est de création plus récente que la société, y compris la société anonyme. On peut même situer son émergence dans la seconde moitié du XIXe siècle. Nos travaux ont donc cherché à comprendre ce qu’il y avait de spécifique dans l’entreprise moderne comparée à la société.

- Qu’a-t-elle de spécifique, justement, au regard de l’innovation ?

Au moment où elle émerge, l’entreprise est d’abord conçue comme un projet collectif visant à mobiliser des capacités d’action (des innovations technologiques et des métiers nouveaux), de façon à répondre à des défis nouveaux. Si, donc, l’entreprise a une utilité sociétale, c’est en tant que levier d’innovation. Seulement, ainsi que je le disais, les mutations récentes de sa gouvernance l’ont détournée de cette finalité. Un des enjeux de la loi Pacte a donc été de restaurer sa capacité d’agir (Armand Hatchuel dirait « puissance d’agir ») en reconnaissant le principe de l’ « entreprise à mission », dont la finalité ne serait pas de servir l’intérêt des seuls actionnaires, mais d’œuvrer à l’intérêt collectif en reconnaissant le rôle de bien d’autres parties constituantes ou prenantes (les salariés et les syndicats, mais aussi les fournisseurs, les territoires où l’entreprise est présente directement ou à travers ses filiales…). Concrètement, les associés ont la possibilité d’inscrire dans leur contrat de société une mission d’intérêt collectif au travers de la définition d’une « raison d’être ». Ce qui revient à introduire une doctrine de l’entreprise dans le droit et à la protéger des pressions excessives que pourraient exercer les actionnaires en quête d’une profitabilité maximale.

- L’interview se déroule au terme du colloque. Sans doute est-il trop tôt pour en dresser un bilan. Cependant, si vous deviez en tirer de premiers enseignements, quels seraient-ils ? Repartez-vous avec de nouvelles interrogations ?

Oui, autant le reconnaître, et bien plus que je ne pouvais le penser. Mais c’était l’objectif de ce colloque, qui n’avait pas tant vocation à dresser un bilan de la loi Pacte (il est bien évidemment trop tôt pour en faire un), qu’à explorer la possibilité d’un second cycle de recherche, en identifiant de nouvelles interrogations. Il importait aussi de se décentrer, d’identifier d’autres partenaires possibles, de façon à constituer une nouvelle communauté de recherche.
Certes, il y a encore des enjeux considérables à travailler sur le gouvernement de l’entreprise et son lien à innovation. Mais force est de constater que l’entreprise est appelée à intervenir sur des enjeux majeurs, sans qu’on ait encore tous les cadres de pensée adéquats pour lui permettre de le faire. Je pense à ceux de l’anthropocène, qui obligent à procéder à un nouveau travail de conceptualisation pour saisir ce que cela implique pour l’entreprise. Je relève d’ailleurs que le colloque a d’ores et déjà inspiré la notion d’ « entreprisocène », qui suggère que le changement climatique est autant de la responsabilité de l’entreprise que de l’homme en tant que tel. Une piste de réflexion qui exigera sans doute de mobiliser d’autres compétences disciplinaires que celles impliquées dans le précédent cycle, lequel avait tout de même déjà mobilisé plusieurs sciences sociales (les sciences de gestion, l’histoire, l’économie, la sociologie et le droit).

- Quel autre enseignement tirez-vous de ce colloque ?

Il concerne la notion de responsabilité, qui a donné lieu à d’intenses échanges (je pense notamment au débat entre Armand Hatchuel et François Ewald, le premier convoquant le philosophe allemand Hans Jonas, le second jugeant plus utile de se référer à un autre philosophe allemand, Ernst Bloch). A l’évidence, les catégories de risques auxquels nous sommes confrontés ont évolué. Ce qui nous oblige à repenser les systèmes de responsabilité ou de solidarité eux-mêmes. Historiquement, les risques naturels auxquels les individus étaient exposés ont inspiré de premiers système de protection sur la base de la mutualisation. La reconnaissance de risques inhérents au travail en entreprise devait changer la donne en engageant la responsabilité de l’employeur : dès lors qu’il est en position d’organiser les conditions de travail, au travers notamment de machines dont la présence introduit une part d’inconnu, on a estimé que sa responsabilité était engagée. En a résulté notamment la législation relative aux accidents du travail (une législation dérogatoire, notons-le au passage, au regard des droits de l’Homme, qui engagent en principe la responsabilité propre à chaque individu). Aujourd’hui, une autre catégorie de risques s’imposent, liés à l’environnement, qui engagent de nouveau la responsabilité de l’entreprise : on pense bien sûr aux pollutions induites par ses activités, mais s’y ajoutent les risques inédits, liés au fait de ne pas agir. Si on n’innove pas profondément, alors l’environnement, dès lors qu’il se dégrade, nous menace collectivement.

- L’entreprise à mission n’est-elle pas déjà une réponse à cette situation ?

Si, bien sûr. En définissant sa contribution positive à l’intérêt général, au travers de la définition d’une raison d’être, l’entreprise s’engage à consentir un effort d’innovation à même de contribuer à un futur commun. A cet égard, je retiens une piste qui a été évoquée lors du colloque, que d’aucuns pourront juger conceptuelle, mais que pour ma part j’ai trouvée stimulante : elle part de l’idée de « responsabilité conceptive »** pour poser celle de « solidarité conceptive », selon la formulation de Pascal Le Masson [professeur à Mines ParisTech].

- Pouvez-vous en préciser la signification ?

Il s’agit de la responsabilité que l’entreprise peut avoir dans le renforcement de la puissance d’agir de ses parties constituantes et prenantes. Dès lors que l’entreprise concourt à fabriquer un futur commun, elle doit veiller à ce que son futur désirable n’hypothèque pas le potentiel de développement d’autres acteurs, que ce soit des entreprises, des citoyens, des institutions ou encore des territoires, mais les aide au contraire à être les concepteurs de leur futur désirable. Une piste que je trouve féconde et qui a le mérite d’ouvrir d’autres perspectives, en renouvelant les visions classiques de la responsabilité et de la solidarité. Mais, évidemment, il ne s’agit là que d’une piste qui demande à être travaillée.

- Ce que vous dites-là me fait penser au travail de Bernard Monnier (un acteur reconnu de l’écosystème Paris-Saclay), ancien responsable achat d’un grand groupe industriel, qui a développé une méthode (MIM), pour amener les fournisseurs d’un grand compte à se mettre au niveau des exigences en matière d’innovation ouverte. J’y vois une illustration de cette responsabilité sinon solidarité conceptive de l’entreprise au regard du futur désirable de ses partenaires…

Que l’entreprise ait besoin de faire monter en compétences ses partenaires est au cœur de la démarche de management. Si le colloque a permis d’avancer sur ce point, c’est au travers de cette idée de devoir partager jusqu’à la conception d’un futur souhaitable, quelque chose dont l’entreprise ne saurait avoir le monopole. L’enjeu est de le co-construire dans une logique d’émancipation mutuelle et non d’imposer sa propre vision du futur aux autres.

- Une telle piste comme tout ce que vous avez dit antérieurement, concernant notamment la reconnaissance d’une pluralité de parties prenantes ou constituantes, ne devrait-elle pas militer au final par la reconnaissance d’ « écosystèmes à mission » ?

Nous ne saurions qu’abonder en ce sens. L’entreprise est tout sauf un acteur isolé et isolable, totalement autonome, de surcroît hors-sol. L’entreprise participe le plus souvent à un écosystème constitué de fournisseurs et de laboratoires de recherche. L’innovation procède de surcroît désormais dans une logique d’ouverture et de collaboration avec d’autres entreprises.
Bien plus, et cela est revenu à plusieurs reprises au cours du colloque, l’entreprise, de par sa capacité transformationnelle, amène à structurer des configurations d’acteurs nouvelles, territoriales de surcroît. Nous avons d’ailleurs beaucoup entendu parler, au cours de ce colloque, de nouvelles alliances, avec notamment des acteurs des territoires où l’entreprise est implantée. Y compris dans la bouche de parties prenantes comme les syndicats, dont des représentants réunis lors d’une table ronde, ont souligné le besoin de travailler avec des acteurs locaux et de parvenir à des actions plus coordonnées avec eux.

- Force est de constater l’émergence d’acteurs nouveaux qui contribuent à faire évoluer les modalités d’innovation des entreprises – je pense en particulier aux start-up, dont beaucoup collaborent avec des donneurs d’ordre…

C’est vrai qu’à partir du moment où une entreprise se fixe une mission, celle-ci l’incline naturellement à collaborer avec une pluralité de nouveaux acteurs. Le colloque en a fourni plusieurs illustrations à travers les témoignages de responsables d’entreprises. Comment pourrait-il en être autrement ? La mission qu’une entreprise se fixe est a priori ambitieuse et requiert, donc, des partenariats, l’entreprise ne pouvant, ainsi que nous l’avons déjà dit, prétendre la remplir seul. Prétendre le contraire risquerait de la discréditer. Il lui faut organiser une dynamique collective grâce à laquelle elle sera en mesure d’explorer des stratégies d’innovation les plus variées possibles.
Les nouvelles formes de collaboration envisagées pour les besoins de l’innovation questionnent en particulier le droit de propriété. En principe, celui-ci suppose un résultat, qui fasse l’objet d’une appropriation. Maintenant, quand il s’agit de parler d’un futur désirable, nous sommes confrontés à des choses qui ne sont pas encore advenues, qui restent encore à concevoir et sont, donc, par la force des choses, non appropriables. Loin d’empêcher la collaboration, cela la facilite parce que les enjeux d’appropriation sinon de privatisation se posent avec moins de pertinence, à ce stade du moins.

- A vous entendre, je vois aussi l’intérêt qu’il y aurait pour les écosystèmes à réfléchir à leur « raison d’être », en allant au-delà des notions par lesquelles ils justifient leur existence (la « compétitivité », l’« attractivité », l’« excellence mondiale »… ) sans se préoccuper de la responsabilité qu’ils pourraient avoir les uns vis-à-vis des autres. Concrètement, la définition d’une « raison d’être » les obligerait à mettre davantage en avant les enjeux auxquels ils veulent consacrer leur capacité d’innovation comme, par exemple, trouver des traitements de maladies orphelines, améliorer nos mobilités, accélérer la transition énergétique,… Des enjeux a priori plus mobilisateurs…

Cette piste fait pleinement sens pour moi. Je ne peux qu’y souscrire. Etant entendu que les écosystèmes peuvent prendre des formes variées. A cet égard, le cas d’Accord, qui a été signé suite au drame du Rana Plaza, intervenu au Bangladesh, en 2013 (et dont il faut rappeler, au passage, le rôle majeur qu’il a eu dans la poursuite de notre programme de recherche) fournit un bon exemple. Il montre que les entreprises ont, pour réaliser une mission donnée, besoin de se mettre ensemble et, ce faisant, de créer des écosystèmes qui sortent des logiques sectorielles.

- A vous entendre encore, ce colloque a été productif. Ce dont je peux témoigner pour y avoir assister intégralement malgré sa durée (pas moins de sept jours !). Dans quelle mesure le cadre (un château du XVIIe siècle perdu au cœur du Cotentin) en plus de cette durée, a-t-il été propice à son bon déroulement ?

Le cadre de Cerisy est particulièrement propice aux échanges dans la durée. Ce qui change avec les colloques universitaires. A quoi s’ajoute la diversité des points de vue, des intervenants aussi bien que des auditeurs, une autre marque de fabrique des colloques de Cerisy. Cela dit, pourquoi avoir organisé ce colloque à Cerisy ? Parce que la question initiale du programme de recherche « A qui appartiennent les entreprises ? », poursuivi dans le cadre du Collège des Bernardins, avait été formulée par Antoine Frérot (PDG de Véolia), lors d’une réunion du Cercle des partenaires de Cerisy. Et puis, ainsi que je l’ai rappelé, Cerisy avait accueilli deux colloques du précédent cycle. Il était donc légitime de revenir ici pour réfléchir à l’opportunité d’un nouveau cycle de recherche sur l’entreprise. D’autant qu’il n’y a pas d’autres lieux où on peut entreprendre ainsi un travail d’exploration collective, sur une semaine entière, et se risquer à formuler des hypothèses nouvelles, de surcroît avec une aussi grande hétérogénéité de points de vue : ceux de chercheurs de différentes disciplines, mais aussi de personnes issues du monde de l’entreprise. Soit bien plus que la pluridisciplinarité au sens où on l’entend ordinairement dans le milieu académique.

* « Entreprise, responsabilité et civilisation : un nouveau cycle est-il possible ? », sous la direction de Kevin Levillain, Blanche Segrestin, Stéphane Vernac, du 27 mai au 3 juin, au Centre culturel international de Cerisy.

** Pour en savoir plus sur cette notion, lire « La mission de l’entreprise face aux enjeux contemporains de responsabilité », de B. Segrestin, in B. Segrestin et K. Levillain (dir.), La mission de l’entreprise responsable. Principes et normes de gestion, Presses des Mines, 2018.

A lire aussi les entretiens avec :

- les deux autres codirecteurs du colloque : Kevin Levillain, enseignant-chercheur du Centre de Gestion Scientifique de Mines ParisTech (pour y accéder, cliquer ici) et Stéphane Vernac, spécialiste de droit du travail et de droit des sociétés, enseignant-chercheur du Centre de droit privé et de Sciences criminelles d’Amiens – Ceprisca (cliquer ici) ;

- Jean-Philippe Denis, Professeur de sciences de gestion de la Faculté Jean Monnet de l’Université Paris-Sud, par ailleurs directeur de la Revue Française de Gestion (cliquer ici).

5 commentaires à cet article
  1. Valérie

    Merci beaucoup Blanche et Sylvain pour cet entretien =)

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