De la gymnastique de santé pour plus de bien-être au travail. Rencontre avec Dianée Baricault

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Suite et fin de nos échos au 3e anniversaire de WAI Massy Saclay à travers le témoignage recueilli sur le vif de la directrice de BodyWork Concept, qui intervient en entreprise pour y prévenir les risques de troubles musculo-squelettiques, à travers notamment des séances de gymnastique de santé.

- Si vous deviez pour commencer rappeler la vocation de votre société ?

BodyWork Concept est une société de conseil et de formation en matière de santé, de bien-être, et de prévention en matière de qualité de vie au travail. Je l’ai créée en 2016, avec mon mari. Tous deux formateurs PRAP [en prévention des risques liés à l'activité physique] et éducateurs sportifs, nous proposons également des ateliers de gymnastique de santé au travail (réveil musculaire, par exemple), d’une durée variable – d’une demi heure à une heure – destinés à prévenir les troubles musculo-squelettiques et limiter les effets de la sédentarité.

- Quelles techniques sollicitez-vous ?

Des techniques de gymnastique, inspirées pour l’essentiel du yoga et du Qi-Gong. Soit des exercices de mobilisation articulaire et musculaire, et de respiration. De quoi gérer les situations de stress et améliorer le bien-être au travail. Dans un monde qui tend à nous solliciter toujours plus, il n’est pas inutile de prendre le temps de se recentrer sur soi, d’être à l’écoute de ses sensations. Prendre le temps, par exemple le matin, de procéder à des étirements articulaires bien ciblés (épaule, nuque, colonne vertébrale, genoux…) permet d’aborder la journée dans de meilleures conditions. Les exercices respiratoires permet de bien gérer son stress, d’améliorer sa concentration et de booster sa créativité.

- Intervenez-vous indépendamment du contexte de l’entreprise ?

Non, bien sûr. A chaque entreprise, ses problématiques propres. Je m’emploie donc d’abord à appréhender la situation, la nature des problèmes que rencontrent les salariés au quotidien. Des maux répétés de dos, aux cervicales, aux poignets, etc. sont autant de symptômes de postures de travail qui demandent à être revues et corrigées. Je m’informe aussi sur l’origine des accidents de travail qui, souvent, découlent d’un manque d’attention et donc, probablement, d’un état de fatigue. Entre autres indicateurs, le taux d’absentéisme peut-être significatif d’un mal être général au travail. Il importe aussi de savoir dans quel état d’esprit est la direction de l’entreprise, si elle souhaite poursuivre avec ces collaborateurs-ci, et donc en prendre davantage soin. Le mantra de BodyWork Concept, c’est « Des salariés en bonne santé, font une entreprise en bonne santé » !

- L’entretien est réalisé à l’occasion de l’anniversaire des trois ans du WAI Massy-Saclay. Comment s’est faite la connexion entre vous et ce lieu ?

J’ai été aimablement invitée par Elodie Jacquelin, responsable du réseau des ConnectHers de BNP Paribas. J’y étais déjà venue à l’occasion de son lancement. Comme vous l’avez compris, je ne suis guère dans les nouvelles technologies, mais je me sens naturellement concernée par les problématiques de l’entrepreneuriat féminin, thème de la 3e table ronde organisée à l’occasion de cet anniversaire. Même si BodyWork Concept a été créée avec mon époux, je suis en plein dedans et peux donc témoigner des opportunités, mais aussi des freins qui subsistent encore pour une femme qui veut entreprendre. Me retrouver au milieu d’autres femmes, qui ont fait le choix d’entreprendre, ne peut que me booster, me pousser à franchir de nouvelles étapes. Etre ici est aussi l’occasion, pourquoi ne pas le dire, de me faire connaître et de prospecter de nouveaux partenaires et, bien sûr, des clients (rire) !

- Rappelons qu’en étant au WAI Massy Saclay, nous sommes dans l’écosystème Paris-Saclay. Celui-ci fait-il sens pour vous ?

Oui, bien sûr, et même si je n’y vis pas – j’habite du côté de Dourdan. Paris-Saclay concentre de très nombreuses entreprises, petites et grandes. J’en suis naturellement l’actualité et me rends régulièrement à des événements qui s’y déroulent. Je suis adhérente de l’Adezac, l’association des chefs d’entreprises du parc d’activité de Courtabœuf et de ses environs, et participe à ses cafés-rencontres. Je suis aussi ce que fait le WAWlab que j’ai découvert l’an dernier, à l’occasion de son séminaire annuel. Mon mari ou moi nous rendons régulièrement aux ateliers qu’il organise par ailleurs au PROTO204. Bref, quoique installée en Sud Essonne, j’ai plusieurs motifs de m’intéresser à ce qui se passe plus au nord !

- Reste que l’écosystème n’est pas forcément accessible depuis le Sud Essonne…

Je confirme ! Personnellement, j’en suis réduite à me déplacer plutôt en voiture. Quand je dois me rendre à Massy dans la journée, je la laisse à Dourdan pour prendre un bus. De manière générale, force est de constater la piètre qualité des transports en commun en Sud Essonne. La réputation du RER C n’est plus à faire. Nous avons cependant bon espoir que les choses s’améliorent car il est impératif de connecter cette partie du département à l’écosystème de Paris-Saclay.

A lire aussi les entretiens avec Franck Maistre, directeur du WAI Massy Saclay (pour y accéder, cliquer ici) et Emmanuel Mannooretonil, directeur Développement nouveaux business de Butagaz (cliquer ici).

2 commentaires à cet article
  1. Ping : De la bonbonne de gaz à zagatub. Entretien avec Emmanuel Mannooretonil | Paris-Saclay

  2. Ping : WAI Massy-Saclay, 3 ans déjà ! Entretien avec Franck Maistre | Paris-Saclay

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