Communauté French Tech – Paris Saclay, top départ. Entretien avec Valérian Giesz

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Le 4 juillet, la Communauté French Tech - Paris Saclay organisait sa soirée de lancement, à La Terrasse Discovery +x. En voici un premier écho à travers le témoignage du co-président de son board (au centre, au premier plan, sur la photo), par ailleurs co-fondateur et CEO de Quandela - une start-up issue du Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N).

- Pouvez-vous pour commencer nous donner des nouvelles de votre start-up ?

Quandela a deux ans et se porte très bien. Nous sommes en train de procéder à des embauches et venons d’emménager dans les nouveaux locaux du Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N, le laboratoire mixte Université Paris-Sud/CNRS) dont elle est issue. Mieux encore, nous avons engrangé nos premiers contrats !
Pour mémoire, nous avons développé des composants, qui émettent une lumière destinée, non pas à éclairer, mais à concevoir des ordinateurs à la fois plus rapides et puissants – ce qu’il est convenu d’appeler des ordinateurs quantiques. Nos perspectives ne s’arrêtent pas là, au stade de la fabrication. Car, une fois que ces ordinateurs seront créés, il faudra les connecter à internet, ce que nos composants pourront également permettre de faire, avec le plus d’efficacité possible. Bref, nos produits sont appelés à être présents à peu près partout : au niveau du calcul, au niveau de la communication entre les ordinateurs,… De là l’intérêt croissant que Quandela suscite auprès de très nombreux industriels et investisseurs de la deeptech.

- On imagine donc à quel point votre agenda doit être rempli. Et pourtant vous trouvez encore le temps de co-présider le board de la Communauté French Tech – Paris Saclay…

C’est vrai que mes journées sont bien remplies. Mais reconnaissons que Quandela reste encore une petite structure. Pour peu qu’on s’organise bien, on arrive toujours à trouver un peu de temps pour faire autre chose. Et puis, les nouvelles Communautés French Tech étant censées être animées par des startuppers, leur engagement au sein du board a donc été conçu pour être compatible avec leur agenda, ne pas être trop chronophage.

- Qu’est-ce qui vous a encore motivé à vous engager dans ce board ?

L’envie, tout simplement, de prendre part à l’aventure de notre écosystème Paris-Saclay, au-delà du développement de ma start-up. Après tout, je suis un enfant de Paris-Saclay : j’ai fait mes études d’ingénieur à l’Institut d’Optique, puis j’ai poursuivi une thèse de doctorat avec la volonté de la faire à l’Université Paris-Saclay. D’ailleurs, je fais partie de la première promotion de docteurs de cette dernière. Ensuite, quand il s’est agi de créer ma start-up, il est allé de soi pour moi que ce ne pouvait être qu’à Paris-Saclay. C’est donc volontiers que j’ai répondu à la proposition qui m’a été faite de rejoindre le board. Bon, je ne cache pas que j’ai quand même demandé combien de temps cela allait me prendre. On m’a alors assuré que je ne serais pas seul.

- De fait, vous n’êtes pas seul : outre les divers partenaires institutionnels, le board compte huit autres membres, dont un second co-président en la personne d’Arnaud Peltier…

Non, en effet, je ne suis pas seul. La Communauté French Tech – Paris Saclay, c’est aujourd’hui une équipe de personnes très impliquées et motivées. Arnaud et moi n’avons aucun mal à les joindre quand il le faut, quitte à faire des réunions à distance, par conf call ! Tous autant que nous sommes, nous venons d’horizons géographiques et disciplinaires très variés. Les uns ont créé leur start-up sur le Plateau de Saclay, d’autres du côté de Saint-Quentin-en-Yvelines, etc. Tous sont loin de travailler comme moi dans le domaine des nanotechnologies et de la physique quantique, ou même de développer des technos issues de laboratoires. Et c’est très bien ainsi. Car il importe de représenter l’écosystème dans sa diversité. C’était d’ailleurs une condition à la labellisation.

- Et puis la communauté des startuppers de Paris-Saclay semblait déjà là…

Non seulement elle était déjà là, mais dès le début de la démarche en vue d’obtenir la labellisation, elle s’est mobilisée. Arnaud et moi n’avons eu aucun mal à convaincre des startuppers et des entrepreneurs à nous rejoindre, à exprimer leur soutien à l’écosystème de Paris-Saclay. Nous avons même eu plus de candidats disposés à rejoindre le board, que de places (neuf, pour mémoire). Il nous a donc fallu réfléchir à la manière d’entretenir la dynamique en impliquant autrement toutes ces bonnes volontés.

- Ce à quoi vous êtes parvenus, à en juger par l’affluence de cette soirée…

En effet. Et j’en suis très agréablement surpris. Car c’est une chose d’être labellisé, c’en est une autre d’être une communauté dynamique. Au moment de programmer cette soirée, nous n’étions pas totalement sûrs que les startuppers seraient prêts à manifester encore leur soutien au point de se déplacer jusqu’ici, un lieu formidable, très convivial, mais qui peut donner l’impression d’être un peu excentré…

… Rappelons que nous sommes à La Terrasse Discovery +x, à Saint-Aubin, pas encore totalement bien desservie par les transports en commun…

C’est dire si cet événement était l’occasion de tester le degré de motivation de nos startuppers ! Eh bien, le résultat est là, ainsi que vous le souligniez vous-même : startuppers, mais aussi partenaires, investisseurs, etc. sont venus nombreux. Plus de 300 personnes s’étaient inscrites ; près de 250 sont effectivement venues. On peut donc parler de réussite. Elle prouve que les gens sont fiers de faire partie de la Communauté French Tech – Paris Saclay et qu’ils ont envie de la promouvoir.

- En quoi va consister le prochain épisode de la saison I ?

(Sourire). Il faudra veiller à entretenir la flamme à travers d’autres événements, sans doute pas aussi festifs que celui de ce soir – mais comme j’aime à dire, si un startupper se doit d’être sérieux, il a aussi le droit de ne pas se prendre au sérieux, surtout en ce jour d’été, qui marque à la fois la fin d’une année de travail et le début d’une aventure collective. Pour répondre plus complètement à votre question, il nous faudra réfléchir à notre business model. Entre autres intentions, nous avons celle de répondre aux appels à projet qui seront adressés aux Communautés French Tech. Nous avons de nombreuses autres idées en tête. Mais il est encore trop tôt pour vous en parler en détail car il nous faut encore en discuter et les valider. Mais croyez bien que nous n’avons pas l’intention de nous arrêter en si bon chemin.

A lire aussi l’entretien avec Arnaud Peltier, co-président de la French Tech Paris Saclay, par ailleurs cofondateur de WiN MS, que nous avions déjà eu l’occasion d’interviewer (mise en ligne à venir) et Charles Cosson, directeur de La Terrasse Discovery +x (cliquer ici).

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