Boursier X – Post Bac. Témoignage de Cédric Roy

CedricPaysage
Suite de notre écho à la cérémonie de remise des bourses de la Fondation de l’École polytechnique à travers le témoignage de Cédric Roy, actuellement en classe préparatoire au Lycée Jacques Amyot de Melun (notre photo), et parmi les 31 lauréats 2015 des Bourses X-Post Bac.

Pour accéder au compte rendu de la cérémonie de remise des bourses de la Fondation de l’Ecole polytechnique, cliquer ici.

- Pourriez-vous, pour commencer, vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Cédric. Je suis en classe prépa Maths spé PC (physique-chimie) au Lycée Jacques Amyot, à Melun, après une prépa PCSI (physique, chimie et sciences de l’ingénieur) en première année. D’ici un mois, je vais passer les concours. Autant dire que je commence à stresser un peu !

- Comment êtes-vous parvenu à décrocher une Bourse X – Post Bac ?

Mon ancien Lycée (le Lycée Robert Doisneau à Corbeil-Essonnes) est partenaire de l’Ecole polytechnique dans le cadre d’une Cordée de la Réussite [un dispositif visant à promouvoir l’égalité des chances et la réussite des jeunes face à l’enseignement supérieur et notamment dans des filières d’excellence], mise en place dans le département de l’Essonne et qui a pour nom «  Une Grande Ecole Pourquoi pas Moi » (GEPPM). Concrètement, j’ai pu bénéficier de séances de tutorat, chaque mercredi après-midi, assurées par des élèves de Polytechnique. Ce qui m’a permis ensuite de déposer un dossier pour l’obtention d’une Bourse X – Post Bac.

- En quoi consiste la suite pour vous ?

La suite, pour moi, ce sont les concours qui se profilent avec des épreuves à l’écrit, d’ici un mois, puis les épreuves à l’oral. J’espère ensuite intégrer une école d’ingénieur spécialisée en chimie, en septembre.

- Pas l’Ecole polytechnique ?

Je crains que ce ne soit au dessus de mon niveau. Peut-être en tenterai-je le concours l’année prochaine si, jamais, je devais refaire une Maths spé. Pour l’heure, j’ai privilégié des concours d’entrée à des écoles peut-être moins prestigieuses, mais spécialisées dans la chimie ou la pharmaceutique, mes domaines de prédilection.

- Qu’est-ce que cela vous a-t-il fait d’être ce soir à Polytechnique pour vous voir remettre le certificat de votre Bourse des mains de la présidente de la Région Ile-de-France ?

Etre sur scène devant tous ces élèves en uniforme, en présence de la présidente de Région, des présidents de l’École polytechnique et de la Fondation, et de bien d’autres personnalités, c’est forcément impressionnant. On ne s’y attend pas ! Moi, je ne suis qu’un simple élève en classe prépa. Et en même temps, cela fait énormément plaisir. C’est une reconnaissance du fait que j’ai des capacités, qu’on croit en moi. Et cela me motive encore plus.

- Que vous apportera cette Bourse X – Post Bac ?

En réalité, j’en ai déjà reçu une moitié pour l’année 2015-16. Je recevrai la seconde moitié l’année prochaine, à condition, bien sûr, de poursuivre des études supérieures. Cette année la bourse m’a permis de payer l’internat et surtout de couvrir une partie des frais liés à l’inscription aux concours et à la location d’un logement proche du lieu de passage des écrits. L’année prochaine, elle me permettra de payer les frais d’école si je suis pris dans une école privée.

- Des intervenants ont souligné l’importance du fait d’avoir des rêves dans la vie, d’une part, de la nécessité d’accepter l’échec, d’autre part. Comment avez-vous réagi à ces paroles ?

Avoir des rêves, c’est effectivement important. D’ailleurs, si j’ai intégré une classe préparatoire, c’est parce que j’ai rêvé d’intégrer Chimie ParisTech, une des meilleures écoles de chimie sinon la meilleure, en France. C’était mon rêve et c’a l’est toujours d’ailleurs, même si je doute d’avoir le niveau. Je suis convaincu du fait que, dans la vie, il faut viser très haut si on veut parvenir à quelque chose de satisfaisant. De même, ce qui a été dit à propos de l’échec m’a beaucoup parlé. Mon parcours en classes prépas est d’ailleurs jalonné d’échecs ! La quantité de travail à fournir est plus élevée que ce à quoi on s’attend. On n’est pas forcément habitué à récolter des notes si basses. On passe donc forcément par des moments difficiles. Heureusement que la famille est là, mais aussi les camarades. En classes préparatoires, les liens sont peut-être plus forts qu’au Lycée. Il est vrai qu’on est tous un peu dans la même galère, si je puis m’exprimer ainsi. On a donc intérêt à se serrer les coudes. Cela permet de surmonter les moments difficiles. Et puis, après tout, on sait que la plupart intègreront une école. Certes, elle ne correspondra pas forcément à celle qu’on escomptait, mais elle n’en reste pas moins une des voies pour devenir ingénieur !

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