Bénévole TEDx Saclay à 100%. Rencontre avec Carole Ping Yang

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Suite et fin de nos échos de l’édition 2021 de TEDx Saclay avec le témoignage de cette bénévole, qui met tout son enthousiasme (et son énergie) au service du Pôle Partenariat.

- Comment avez-vous rejoint TEDx Saclay ?

Je l’ai découvert à l’occasion de la Fête des associations de Palaiseau, en septembre 2020. TEDx Saclay y avait un stand. Je connaissais déjà les conférences TED. J’en suivais de temps en temps sur YouTube. J’avais aussi participé une fois au TEDx Paris. J’en avais gardé un très bon souvenir. J’ai trouvé chouette de découvrir qu’il y avait un TEDx près de chez moi. Après mon arrêt sur le stand, j’ai repris contact avec Assya, la fondatrice. Nous avons échangé. Le courant est très bien passé.
Et puis le plateau de Saclay est réputé pour ses ambitions dans le domaine de l’innovation technologique. Or, l’innovation technologique, c’est un univers qui m’attire. Je travaille d’ailleurs dans une société qui commercialise des équipements technologiques. M’engager comme bénévole au sein de TEDx Saclay, cela m’a paru une bonne manière d’en savoir plus sur l’écosystème.

- Il reste que vous avez rejoint TEDx Saclay au cours d’une édition compliquée du fait de la crise sanitaire qui a d’ailleurs obligé à un report. Avec le recul, au terme de cette journée, comment avez vous vécu cette aventure ?

Ce fut tout simplement une superbe expérience ! Avec plein de belles surprises, à commencer par l’équipe de bénévoles, une équipe très soudée. Il y règne une ambiance faite de beaucoup de bienveillance. Il n’y a pas de chef, de hiérarchie. Chacun fait ce qu’il y a à faire et peut faire des propositions. Nous avons tous beaucoup de plaisir à travailler ensemble. On rigole souvent entre nous, ce qui ne nous empêche pas de travailler aussi beaucoup ! Avec mes collègues bénévoles (je dis à dessein « collègues », pour bien souligner qu’on est bien là pour travailler ensemble !), nous avons eu plusieurs réunions par semaine, à l’approche du jour . Parfois, il m’est arrivé d’envoyer des emails à minuit et même pendant le week-end. Cela ne me dérange pas. Pas plus d’ailleurs que mes collègues. Personne ne songe à compter son temps – les collègues en charge des aspects techniques encore moins que les autres et cette année moins que jamais du fait de l’adoption du 100% digital. De même que les collègues en charge de la communication, qui ont, eux, notamment en charge d’animer les réseaux sociaux.

- Et vous-même, qu’y faites-vous ?

Je seconde le co-fondateur, Christian [Van Gysel], dans les démarches partenariales. Je coordonne l’engagement des partenaires dans le suivi des actions de communication. Par exemple, je me suis occupée de mettre en place l’affichage dans les abris bus en lien avec le département de l’Essonne qui nous a offert la possibilité d’y placer 700 affiches durant deux semaines. J’ai pour cela travaillé main dans la main durant plusieurs semaines avec mes collègues du pôle communication, notamment notre collègue designer. Voilà, pour illustrer ce que j’ai été amenée à faire concrètement et ce, j’insiste, dans un esprit d’équipe formidable.

- L’édition vient de se terminer avec pas moins d’une quinzaine de talks. Quel regard posez-vous sur ce millésime si tant est que vous étiez disponible pour les suivre ?

Oui, bien que mobilisée pour accueillir les personnes extérieures, j’ai pu les suivre. Il faut dire que j’étais plus disponible que mes collègues en charge de la retransmission en digital. J’ai pu ainsi mesurer à quel point les intervenants ont su être en cohérence avec le thème de cette année, « Terre, notre vaisseau ». Chacun l’a traité à sa manière, à partir de son propre point de vue, mais aucun n’a été hors sujet. Même quand ils paraissaient s’en éloigner, les intervenants y revenaient. Mais ce n’est pas le fruit du hasard : la plupart ont été présélectionnés, certains dans le cadre du Brainathon. Ils ont donc eu le temps de s’approprier le thème. De quelque discipline ou de quelque monde professionnel ils viennent, ils donnent la sensation de partager quelque chose en commun, à commencer par l’envie que notre Terre continue à avancer dans la bonne direction !

- Vous avez parlé de « cohérence »… Or, c’est précisément le thème de l’année prochaine…

Exactement ! C’est aussi un mot qui rend bien compte de l’esprit qui règne au sein de l’équipe. Cette cohérence, chacun d’entre nous, nous l’éprouvons durant tout le processus de préparation.

- Vous avez assisté à l’entretien réalisé avec Delphine Girard, qui est resté pour suivre le vôtre. Pour commencer, pouvez-vous dire ce que vous inspire son projet de faire fabriquer des instruments de musique adaptés aux personnes en situation de handicap ?

D’abord, c’est une belle initiative. J’ai assisté à l’une des présentations qu’elle en a faite. Voir comment des gens ont su mobiliser des ressources technologiques comme l’impression 3D pour concevoir des instruments de musique permettant à des enfants en situation de handicap de jouer, de plus avec d’autres enfants, forcément cela m’a touchée. Je crois même avoir été au bord des larmes ! Pour avoir ensuite échangé avec Delphine, j’ai senti que c’est une personne mue par des intentions pures, une réelle volonté de contribuer à l’inclusion de ces enfants. Tant et si bien, d’ailleurs, que je n’ai pu m’empêcher de la solliciter et même d’assister à l’entretien qu’elle vous a accordé. C’est une personne touchante en plus d’être professionnelle.
Si maintenant on pouvait faire profiter de sa démarche à des enfants au-delà de l’écosystème Paris-Saclay, je trouverais cela génial.

- Laissons le mot de la fin à Delphine, même si je crains que vos paroles ne la laissent sans voix…

Delphine Girard : (Rire). Je ne sais que dire. Comme l’a très bien dit la dernière intervenante, Aude Michon [fondatrice de l’action associative Elles Dansent], on reçoit tellement de ces enfants à travers leurs sourires, leurs yeux qui brillent, leur volonté de tout donner pour y arriver que, forcément, on n’a qu’une envie : tâcher de leur rendre au moins un peu de tout ce qu’ils nous donnent.

À lire aussi les entretiens avec Delphine Girard (pour y accéder, cliquer ici) ; Laurent Fullana (cliquer ici) ; Patricia Pâme (cliquer ici) et Christian Van Gysel (cliquer ici).

3 commentaires à cet article
  1. Ping : Retour sur la 6e édition du TEDx Saclay. Entretien avec Christian Van Gysel | Paris-Saclay

  2. Ping : Pour une musique inclusive… Rencontre avec Delphine Girard | Paris-Saclay

  3. Ping : Pour une santé 3.0 à base d’Intelligence… accompagnée. Entretien avec Patricia Pâme | Paris-Saclay

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