Band’à Joe ou la fanfare à la portée de tous

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Le 18 septembre dernier, elle se produisait dans le domaine de Corbeville à l’occasion des Journées du Patrimoine. Elle, c’est la très épatante fanfare Band'à Joe de CentraleSupélec. Rémy, son chef musical, et Antoine, responsable environnement, ont bien voulu nous en dire plus à la pause.

- Depuis quand jouez-vous ensemble ?

Rémy : Nous avons commencé à jouer ensemble en septembre 2020, il y a donc à peine un an, sachant que, parmi nous, beaucoup n’avaient encore jamais joué d’un instrument de musique. Nous avons appris les morceaux à raison d’un par semaine, chacun/e avançant à son rythme, en se concentrant sur ceux qu’il/elle préfère et quitte à ne venir qu’épisodiquement. N’importe qui peut en effet venir à n’importe quel moment. Nous ne procédons à aucune sélection.

- Mais comment est-ce possible ? À vous entendre, on imagine que vous avez joué ensemble depuis toujours : tous vos musiciens paraissent à l’aise et se prêtent à une scénographie particulièrement élaborée…

Rémy : Merci pour ce retour ! Je crois que le secret tient au fait que nous n’avons pas d’autre prétention que de nous faire plaisir et le public avec. N’ayant pas d’échéance à respecter, nous ne nous mettons pas de pression. Quant à la scénographie, nous l’élaborons collectivement, chacun pouvant faire des suggestions…

- Une scénographie élaborée et même, à un certain moment, risquée : je pense à cette séquence où des musiciens, alignés, font pivoter leur instrument, leur voisin s’abaissant de manière synchrone pour éviter ledit instrument, le tout à un rythme effréné…

Rémy : C’est notre chorégraphie préférée ! Elle épate toujours le public. Bien sûr, pour parvenir à ce résultat, nous nous sommes entraînés, d’abord sans les instruments puis avec. C’était dur au début, mais à force d’entrainement, nous y sommes arrivés.

- Encore un mot sur la formation des néophytes. Qui les forme ?

Rémy : Les secondes années, qui constituent un des deux groupes au sein de l’association, l’autre étant constitué des premières années. Les premières répétitions vont intervenir prochainement : nous, les secondes années, allons commencer par faire découvrir, à chacun des nouveaux venus, les instruments les uns après les autres ainsi que différents morceaux avant de les faire jouer ensemble.

- Faut-il être Centralien pour jouer dans le Band’à Joe ?

Rémy : Non, plusieurs de nos membres ne sont pas de CentraleSupélec. Ils nous ont rejoints après nous avoir découverts pendant la période de confinement, lors des répétitions que nous pouvions alors faire à l’extérieur sans plus craindre de déranger personne (c’est bien un des seuls aspects positifs de cette période !). Cela étant dit, nous sommes attachés au fait d’être « la » fanfare de CentraleSupélec et que les membres restent donc majoritairement des Centraliens.

- Était-ce la première fois que vous vous produisiez devant un public extérieur ?

Rémy  : Non, nous avons déjà eu l’occasion de jouer à Paris ou dans les environs, à Massy, par exemple.

- Rappelons que CentraleSupélec fait partie de l’écosystème de Paris-Saclay. Cela fait-il sens pour vous ?

Antoine : En intégrant CentraleSupélec, nous avons conscience de faire partie d’un des acteurs majeurs de l’Université Paris-Saclay et, donc, comme je le suppose, de l’écosystème. Maintenant, en tant qu’élève, nous ne sommes pas encore très au fait ou impliqués dans les initiatives qui en découlent, hormis les partenariats noués avec d’autres établissements d’enseignement supérieur ou organismes de recherche. Il faut dire que les effectifs de notre école sont suffisamment importants pour que l’essentiel de la vie étudiante se vive sur place. Pour en revenir à la fanfare, nous sortons fréquemment de notre campus, comme nous le faisons ce soir. Il est vrai que nous sommes venus presque en voisins – nous avons juste eu à prendre le pont qui enjambe la N118.

- Dans quelle mesure votre fanfare n’en est-elle pas moins un vecteur d’ouverture ?

Antoine : De fait, nous échangeons avec les fanfares d’autres grandes écoles, comme celle de l’ENS Paris-Saclay, que nous avons rencontrée récemment, tout comme celle de l’X. Précisons qu’il y a aussi ici des orchestres qui ont vocation à réunir des élèves de différents établissements d’enseignement supérieur. Donc, oui, une fanfare, et la musique en général, a bien pour vertu de fédérer. Et c’est le cas de la Band’à Joe. De notre point de vue, la cohésion de l’écosystème de Paris-Saclay se voit essentiellement à travers les liens qui se nouent entre les associations.

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