A vos plumes ou vos claviers ! 6e édition du concours « Nouvelles Avancées »

ENSTA
L’école d’ingénieurs ENSTA ParisTech vient de lancer la 6e édition de son concours de… nouvelles. Lequel s’emploie à démontrer qu’on peut savoir résoudre une équation mathématique tout en étant épris de littérature !

Qu’on se le dise une fois pour toute : on peut être scientifique et littéraire, avoir une vocation d’ingénieur et aimer la littérature au point de prendre la plume (ou son clavier) pour écrire soi-même des histoires. Même à l’heure du numérique !

C’est ce que s’emploie à démontrer le concours « Nouvelles avancées » organisé chaque année depuis 2010 par une école d’ingénieurs de Paris-Saclay, l’ENSTA ParisTech, avec le soutien du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le principe : écrire une nouvelle sur un thème donné.
A l’origine de cette initiative : Laurence Decréau, Directrice « Culture, Communication » de cette école, qui témoigne elle-même de la possibilité de vivre sa passion des lettres dans un univers d’ingénieurs : ancienne directrice de collections chez un grand éditeur (Flammarion, pour ne pas le nommer), elle est agrégée de lettres classiques. Elle a conçu ce concours comme « un acte de résistance fort et ludique au dangereux cloisonnement entre sciences et humanités et à l’hémiplégie culturelle qui en résulte ».

Partir à la chasses aux coïncidences

Et manifestement, cet acte de résistance n’est pas vain : d’une édition à l’autre, le nombre de nouvelles reçues va en progressant (pas moins de 500, lors de la précédente ; pour mémoire, l’ENSTA ParisTech compte 757 étudiants en 2013-2014). Pour sa 6e édition, la concours a pour thème : « Partir à la chasse aux coïncidences ». Les nouvelles sont à déposer au plus tard le 24 janvier minuit sur le site web du concours (pour y accéder, cliquer ici).
Trois nouvelles seront distinguées par un jury présidé conjointement par le mathématicien Cédric Villani (médaille Fields 2010) et la romancière Fatou Diome et composé de membres très divers. Qu’on en juge : l’architecture, scénariste, dramaturge, romancier (vous avez bien lu) Mohamed Boudjera ; la romancière Maylis de Kerangal ; la directrice éditoriale aux éditions des Equateurs Sylvie Fenczak ; le chercheur et professeur au Muséum nationale d’Histoire naturelle Guillaume Lecointre ; l’inspectrice d’académie-inspectrice pédagogique régionale de Lettres ; l’astrophysicien du CEA Saclay et enseignant à l’Ecole polytechnique Roland Lehoucq ; enfin, le mathématicien et inspecteur général de l’Education nationale Charles Torossian.
Un jury on ne peut plus prestigieux qui en ferait presque oublier les récompenses associées aux trois prix. A savoir : un chèque de 3 000 euros offert par l’ENSTA-ParisTech Alumni (pour le prix de la catégorie « Etudiants scientifiques ») ; un voyage culturel en Grèce pour deux professeurs et deux élèves, offert par la Fondation ParisTech, avec l’association Athéna ( catégorie « Elèves et classes du secondaire »), enfin une « Croisière du Savoir » de dix jours pour deux personnes, offerte par la magazine « Sciences et Avenir » (catégorie « Grand Public »). Précisons encore que les trois nouvelles distinguées seront publiées dans un recueil aux « Presses de l’ENSTA ».
A vos plumes ou à vos claviers !

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