3e édition de « Vo-Vf, le monde en livres », demandez l’avant-programme !

vo vf - paysage
Est-il encore besoin de présenter ce festival qui, dès sa première édition, en 2013, avait rencontré le succès en prenant le parti, à l’occasion de chaque année littéraire, de mettre à l’honneur les traducteurs ? En voici en avant première un aperçu du programme. Toujours aussi propice aux voyages à travers les littératures du monde.

Nous ne pouvions pas partir en vacances sans partager avec vous cette bonne nouvelle : il y a aura bien, du 2 au 4 octobre prochain, une 3e édition du festival « Vo-Vf, le monde en livres », la manifestation littéraire organisée à l’initiative de deux librairies de Paris-Saclay – Liragif (située à Gif-sur-Yvette) et La Vagabonde (Versailles), en prenant le parti de mettre à l’honneur les traducteurs d’ouvrages littéraires, à travers des conférences, des tables rondes, des lectures et bien d’autres rendez-vous pour tous les amateurs, de 7 à 77 ans. Les habitués y retrouveront la « librairie Babel » qui propose, comme son nom l’indique, des livres du monde entier y compris dans leur version originale (grâce à la participation des librairies parisiennes de langues étrangères) et le marathon des langues. Une manifestation littéraire donc, qui, en plus de s’ouvrir à toutes les littératures (y compris la poésie ou les Mangas) a aussi vocation à jeter des passerelles vers d’autres arts : le cinéma, avec la projection de films, la musique et les arts plastiques.

Seul changement notable par rapport aux éditions précédentes : la manifestation n’aura plus lieu dans le magnifique Moulin de la Tuilerie, l’ancienne demeure du duc et de la duchesse de Windsor. Un peu trop à l’écart de tout, à commencer par la station de la ligne B du RER, ont jugé certains. Nous ne cacherons pas combien nous le regrettons ! Il y avait un vrai plaisir à flâner dans le parc entre deux conférences, a fortiori en fin de journée, à la tombée de la nuit, malgré la fraîcheur automnale.

Mais, à toute chose, dit-on, malheur est bon. Ce semble bien être le cas : le festival prend ses nouveaux quartiers au Château du Val Fleury, le centre culturel de Gif-sur-Yvette, qui a effectivement le mérite d’être situé en plein cœur de la ville et, donc, à proximité du Central Cinéma où sont projetés les films.

En attendant de découvrir cette nouvelle édition, en voici en avant première un pré-programme, histoire de vous donner des idées de livres à mettre dans vos bagages au cas où vous ne seriez pas encore partis en vacances (et en attendant de pouvoir rencontrer leurs traducteurs voire leurs auteurs respectifs en chair et en os).

Demandez l’avant-programme !

Cette année, le parrain de la manifestation n’est autre que Tobie Nathan, promoteur de l’ethnopsychiatrie (en plus d’être écrivain et diplomate - ! - de nationalité française, né au Caire ). Il l’inaugurera, donc, le vendredi 2 octobre, à 18 h 30 et la clôturera le dimanche suivant, à 18 h. Quant au traducteur d’honneur, il s’agit de Jean-Pierre Carasso, qui a notamment traduit Raymond Carver et Hubert Selby Jr.

Parmi les littératures du monde représentées :

- la littérature allemande, avec notamment Anne Weber, pour Vaterland (Seuil) ;

- la littérature turque, avec Célin Vuraler, traductrice d’Alper Canigüz, auteur de L’assassinat d’Hicabi Bey (Miroboles éditions) ; Valérie Gay-Aksoy, traductrice, notamment, d’Oya Baydar, auteur de Et ne reste que des cendres (Phébus) et d’Orhan Pamuk ;

- la littérature asiatique en général, avec Brigitte Guilbaud pour La fuite du temps de Yan Lianke (éditions Picquier ) et Je ne suis pas une garce de Liu Zhenyun (Gallimard),…

- … et indonésienne, en particulier, à travers la Carte blanche donnée à la Bulac (Bibliothèque Universitaire des Langues et des Civilisations), qui réunira Etienne Naveau, pour L’homme tigre, de Eka Kurniawan (éditions Sabine Wespieser) ; Eliane Tourniaire et Michel Adine pour Retour (Pulang), de Leila S. Chudori (éditions Pasar Malam) ; Bernadetta Sardjono et Alexandre Asanovic, respectivement chargée de fonds pour le domaine indonésien et responsable du pôle collection à la Bulac.

La littérature jeunesse sera, elle, abordée avec Valérie Le Plouhinec pour On est tous faits de molécules, de Susin Nielsen (éditions Helium). Animée par Jacques Fournier, de la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines, que nous avons déjà eu l’occasion d’interviewer (pour accéder à la première partie du dernier entretien, cliquer ici), la conférence sur la poésie accueillera Angélique Ionatos pour Le soleil sait, de Elytis Odysseus (éditions Cheyne). Sera également mise à l’honneur la poésie irlandaise à travers la présentation de l’anthologie bilingue publiée chez Illador éditions.

Les amateurs de Polars pourront échanger avec Sophie Aslanides (pour Craig Johnson), ceux de Mangas (qui peuvent très bien être les mêmes !), ainsi que Miyako Slocombe, Patrick Honnoré et Corinne Quentin (qui interviendront sur l’art de traduire cette littérature).

Egalement au programme, une rencontre avec Nathalie Castagné (sur l’œuvre de la comédienne et écrivain italienne Goliarda Sapienza) et Bernard Hoepfner (autour de la traduction d’un classique, Mark Twain, aux éditions Tristram).

Preuve que, décidément, ce festival ne s’interdit d’explorer aucun enjeu de la traduction, une table-ronde s’intéressera à ce que signifie « Traduire le féminin ». Elle réunira Céline Leroy, qui a traduit l’anglaise Jeannette Winterson (aux éditions de l’Olivier), également présente, et Myriam Chirousse pour L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir, de Rosa Montero (Métailié).

Organisé en pleine rentrée littéraire, le festival ne manquera pas de s’en faire l’écho à travers notamment la présence de Bernard Turle qui vient de traduire La zone d’intérêt de Martin Amis (Calman Lévy).

Côté film, sera notamment proposé : Jimmy P. (psychothérapie d’un indien des plaines), le film d’Arnaud Desplechin, dont le personnage joué par Mathieu Almaric est inspiré de Georges Devereux, maître de… Tobie Nathan. CQFD.

Encore une fois, nous ne vous présentons ici que l’avant-programme. Bien d’autres traducteurs et auteurs sont pressentis. Nous ne manquerons pas de vous informer du programme complet dès sa parution. Non sans avoir ensuite plaisir à échanger avec vous, sur place, autour de nos lectures et entre les différents rendez-vous. Car, bien sûr, nous y serons !

Pour plus d’information, y compris pratique, cliquer ici.

Pour accéder à la présentation de la précédente édition, cliquer ici.

Rappelons que, comme l’année précédente, l’association Vo-Vf a lancé une campagne de financement participatif. C’est que, malgré le nombre de partenaires, une telle manifestation demande des moyens humains et financiers ! Pour y participer, cliquer ici.

Mots clés :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>