Un Village Dégustation très TEDance. Entretien avec Sylvain Gasdon

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Suite de nos échos à l’édition 2017 du TEDx Saclay à travers le témoignage du traiteur Sylvain Gasdon (ici, avec Assya Van Gysel), qui y animait le Village Dégustation, un buffet de saveurs à l’image du programme : variées et inattendues…

- Vous participez depuis le début à l’aventure du TEDx Saclay. Que vous inspire cette 3e édition ?

Je suis impressionné par le nombre toujours plus nombreux de participants. Il y en avait 100 la première année, 400, la 2e et aujourd’hui, 1 000. C’est exceptionnel et en même temps pas si étonnant, quand on sait l’énergie que dégagent l’événement et l’équipe qui le porte. Avec mon épouse et notre propre équipe, nous y participons avec d’autant plus de plaisir et de fierté que, comme Assya et Christian Van Gysel ont coutume de le dire, notre buffet est une conférence en soi, dont les spectateurs doivent aussi se souvenir !

TEDxSaclay2017Gasdon2Portrait- Etant entendu que cette année, vous n’êtes pas intervenus seuls…

Non, en effet, cette année, sur une suggestion d’Assya et de Christian, nous avons sélectionné un ensemble d’artisans et de producteurs : mon éleveur producteur de Noir de Bigorre, un jambon d’exception ; « La Fromagerie d’Alexandra » de Gif-sur-Yvette (une fromagère très bien classée) ; les caves « La Part des Anges » de Bures-sur-Yvette ; le producteur de bière de Marcoussis ; enfin, « Le Fournil » du boulanger bio de Villiers-le-Bâcle [ci-contre, le Village Dégustation « croqué » par Guillaume Monnain, de l'équipe TEDx Saclay].

- Un cluster gastronomique en somme !

(Rire). C’était, encore une fois, une suggestion d’Assya et de Christian, qui souhaitaient un buffet avec des saveurs à l’image du casting du TEDx Saclay : variées et inattendues !

- Est-ce que le thème de cette année vous aura inspirés plus que les autres ?

En fait, c’est un thème qui nous inspire tout le temps. Chaque jour, nous ne faisons que nous mettre au service de… bons vivants ! En proposant plusieurs de nos spécialités, mais aussi en innovant : chaque semaine, nous nous efforçons de proposer d’autres plats et saveurs, que nous expérimentons. A Assya, nous avons réservé une surprise : les lettres du TEDx Saclay composées à base de mini cupcakes et de crème au beurre. Quelque chose de très tendance…

- Avez-vous eu le temps de suivre des conférences ?

Pas franchement. Mais comme les années passées, nous les visionnerons après. Certaines, parmi celles des éditions précédentes, m’ont particulièrement marqué. Comme vous pouvez vous en douter, ce sont celles de Raphaël Haumont et de Thierry Marx. Dans un tout autre registre, et en dehors de TEDx Saclay, j’ai aussi aimé celle de Stephen Hawking.

- Peut-on imaginer vous voir un jour faire une conférence ?

C’est ce qu’Assya s’est amusée à me proposer en constatant à quel point j’avais été en mesure d’expliquer les principes de TEDx Saclay aux artisans et producteurs du Village Dégustation. Mais je me sens encore trop « jeune » pour m’y risquer. Tout dépendrait de ma capacité à trouver la bonne recette et les bons mots pour composer une conférence susceptible de vous faire saliver autant que nos plats et produits ! (rire). Pour le moment, je trouve que ce serait plus stressant que de préparer un buffet pour 1 000 personnes !

- On est ici dans le tout nouveau bâtiment de CentraleSupélec. Quelle impression vous fait-il ?

En fait, c’est la 3e fois que je m’y rends. La première, c’était pour un repérage. J’avoue avoir été un peu surpris : le hall était plein de gens – des élèves et manifestement des enseignants… J’ai demandé à Christian, qui m’accompagnait ce jour-là, ce que tout ce beau monde pouvait bien faire ici. Il m’a répondu : « Ben, ils bossent ! » Et en effet, ils avaient l’air d’échanger beaucoup autour des tables ou des espaces mis à leur disposition. On se serait dit dans une ruche.

- Et le bâtiment, que vous inspire-t-il ?

Il est magnifique ! C’est extraordinaire ce qu’on peut faire aujourd’hui pour permettre à nos jeunes d’apprendre et de se former dans de bonnes conditions. Je me dis que si j’avais pu en bénéficier d’un semblable à leur âge, cela m’aurait peut-être motivé pour pousser plus loin mes études quitte, donc, à devenir ingénieur plutôt que traiteur…

- Quel dommage cela aurait été !

(Rire). La fois suivante, j’y suis allé avec mes enfants et mon épouse. Avec ses grands volumes et sa rue intérieure, le bâtiment m’a donné la sensation de me retrouver à… New York* !

* Où les Gasdon ont vécu plusieurs mois, le temps d’ouvrir un bar à vin avec charcuterie à la française – pour en savoir plus, voir le premier entretien qu’ils nous ont accordé – pour y accéder, cliquer ici.

A lire aussi les entretiens avec Claudia Marcelloni, Sylvie Mombo, Guillaume Monnain, et Christian Van Gysel (pour accéder aux liens, se reporter au compte rendu que nous avons fait de la soirée – cliquer ici).

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