Un lycée plus polyglotte qu’il n’en a l’air. Entretien avec Michèle Hugel

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Elle a été Madame la proviseure du Lycée Franco-Allemand de Buc, depuis 2015. Elle a bien voulu nous recevoir, entre deux réunions, et quelques jours avant son départ à la retraite, pour témoigner de l’originalité de cet établissement scolaire, mais aussi de ses liens avec l’écosystème de Paris-Saclay.

- Si vous deviez pour commencer caractériser le Lycée Franco-Allemand ?

Le Lycée Franco-Allemand est un établissement public – la scolarité y est donc gratuite – né en 1975 d’une volonté politique conjointe de la France et de l’Allemagne. Il accueille des élèves dès le cours préparatoire (CP) et jusqu’à l’année du baccalauréat. Jusqu’au CM1 inclus, les enseignements sont dispensés en allemand essentiellement, avec cependant 8 heures d’enseignement de français à chaque niveau. A partir du CM2, deux filières sont proposées en parallèle : l’une à dominante allemande, l’autre à dominante française, avec intégration progressive des disciplines. L’intégration totale est réalisée à partir de la Seconde avec quatre séries d’enseignement – en L, ES et S (MP maths-physique, et BC biologie-chimie). Le niveau d’allemand enseigné ici est de haut niveau et pour tout dire égalé par nulle autre section internationale germanophone.

- L’allemand y est-il pour autant la seule langue étrangère enseignée ?

Non. En plus de la filière qui s’achève par le bac franco-allemand (régi, précisons-le au passage, par la convention de Schwerin de 1972, réactualisée en 2002), une filière internationale anglophone est proposée à partir de la Seconde ; elle prépare à l’Option Internationale du Baccalauréat (OIB), dans les séries classiques de Bac S et ES.

- Des échanges entre élèves français et allemands sont-ils organisés ?

Oui, bien sûr, et nous les avons même généralisés à tous les niveaux, à compter du CM2 : de jeunes français reçoivent de jeunes allemands, et inversement. En 4e, tous les franco-allemands vont en Angleterre. En 3e, les élèves font un stage professionnel en France ou en Allemagne (soit le stage en entreprise que font tous les 3e). En Seconde, nous organisions un échange de classes – nos jeunes avaient alors entre 14-16 ans. En 2016, nous y avons renoncé au profit de séjours individuels que nous recommandons aux parents – en fin de Seconde, chaque élève part ainsi au minimum quinze jours au choix dans une famille allemande, tout en s’inscrivant dans un établissement scolaire, ou pour un autre stage en entreprise (lequel peut durer jusqu’à quatre semaines). La première année a donné de très bons résultats. Pour celle en cours, nous avons déjà enregistré de nombreux stages dans plusieurs sites allemands d’Airbus, au bord du lac de Constance ou dans la région d’Hambourg-Brême. Cette entreprise est devenue un important partenaire de notre lycée.

- Combien d’élèves accueillez-vous au total ?

860 pour l’année 2017-18, pour un corps enseignant de 90 professeurs dont 60 Français et 30 Allemands.

- Dans quelle mesure la présence de ces enseignants allemands modifie-t-elle les modalités d’apprentissage ?

De manière générale, nos approches pédagogiques sont différentes. Celle de nos collègues allemands est plus pragmatique que la nôtre, plus théorique, pour ne pas dire plus abstraite, notamment dans les sciences exactes – mathématiques et physique. Mais, comme souvent, la réalité est plus complexe que ce qu’on peut imaginer, car si parmi les enseignants allemands, certains ont été intégralement formés en Allemagne, d’autres ont poursuivi leurs études supérieures en France. En plus de l’énorme avantage de pratiquer à la perfection les deux langues, ces derniers connaissent les méthodes allemandes d’apprentissage tout en comprenant les nôtres. Ils peuvent enseigner aussi bien du côté allemand que du côté français. C’est dire s’ils sont précieux pour un proviseur qui doit pallier les manques éventuels de personnels (pour cause de congés de maladie ou de maternité) et aux difficultés qui en résultent – on ne trouve pas forcément d’enseignants disponibles pour un remplacement dans les disciplines et pour la période où on en a besoin !

- En quoi ces « hybrides », si on peut les qualifier ainsi, sont-ils par ailleurs utiles pour faire face aux éventuels malentendus liés aux différences culturelles ?

Les problèmes auxquels nous pouvons faire face ne sont pas de cette nature. Ils concernent plutôt la gestion des flux de personnels inhérents à la vie d’un lycée, que j’évoquais à l’instant et qui nous obligent à disposer de solutions de rechange. Des formations sont assurées sur site pour nos enseignants. Nous proposons ces formations aux enseignants de l’Ecole allemande de Paris [à Saint-Cloud], du Lycée international de Saint-Germain-en-Laye, et des sections internationales de Sèvres. Les enseignants allemands de notre lycée peuvent également bénéficier du Plan Académique de Formation (PAF) de l’Académie de Versailles, des formations du Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP) ou d’autres organismes français.

- Néanmoins, la proviseure que vous êtes ne s’amuse-t-elle pas à relever au quotidien des manifestations de différences culturelles, voire des « frottements » ?

Si frottements il y a, comme vous dites, je ne pense pas qu’ils tiennent à des différences culturelles. Ce sont ceux qui peuvent exister entre des personnes, comme partout ailleurs. Les enseignants qui enseignent ici l’ont choisi. Très souvent, ils ont eu par le passé une expérience de l’international plus ou moins longue et intense, qui les a naturellement amenés à prendre une certaine distance avec un système éducatif purement national.

- Venons-en aux élèves eux-mêmes et à leurs résultats…

On peut les apprécier à la lumière du taux de réussite au bac  (100% !), dont un grand nombre de mentions en 2017. Mais on peut le faire aussi à l’aune d’autres résultats, notamment ceux du concours général des lycées. En 2017, nous avons eu le premier prix du Concours Général de Mathématiques – un ancien lauréat des Olympiades de Mathématiques. J’ajoute qu’à défaut d’avoir été primées, les copies de trois autres de nos élèves avaient retenu l’attention du jury. Nous avons également eu le 1er prix du Concours Général de Sciences Economiques et Sociales et une mention au Concours Général de Physique. Nos élèves ont également de bons résultats aux Olympiades de mathématiques et au concours Alkindi, dédié au décryptage informatique.

- On vous sent fière…

Evidemment ! Je dirai même très fière, mais sans prétention pour autant. Les choses ne sont jamais acquises. Je me garderai donc de dire que nous sommes excellents – ce serait le meilleur moyen de nous reposer sur nos lauriers et donc de régresser. Il nous faut continuer à travailler pour que le futur soit comme le présent et le passé, même si c’est très difficile.
D’année en année, le nombre de candidatures de nos élèves au Concours Général progresse. En 2016, nous en avions une trentaine, l’année suivante, une quarantaine. Cette année, nous avons enregistré pas moins de cinquante candidatures, sachant que certains élèves concourent dans deux disciplines. Malheureusement, nous sommes condamnés à plafonner, car nous ne pouvons présenter plus de 8% de nos effectifs.

- Sauf à augmenter ces effectifs…

Sauf, effectivement, à augmenter les effectifs, ce qui est prévu dans le cadre de notre restructuration, mais cela se fera progressivement sur une dizaine d’années.

- Que deviennent vos élèves à l’issue de leur passage par votre lycée ?

Une fois passé le bac, une proportion importante (entre 30% et 40% selon les années) poursuit en classes préparatoires. L’environnement les y incite : nous sommes à proximité de Versailles, qui compte plusieurs établissements offrant des classes préparatoires de qualité, étant entendu que nos élèves en intègrent aussi à Paris et en Province. Ils y sont d’autant plus facilement admis que de plus en plus de classes préparatoires cherchent à recruter des germanophones, ne serait-ce que pour diversifier leurs profils. Nous constatons qu’à leur issue, nos anciens élèves intègrent de grandes écoles d’ingénieurs, de commerce ou d’enseignement supérieur (ENS notamment), orientées vers l’international.
Aussi surprenant que cela puisse vous paraître, beaucoup de ceux qui s’engagent hors classes préparatoires dans un cursus scientifique, le font majoritairement en Allemagne où, de plus en plus souvent, l’enseignement est dispensé en langue anglaise. Les autres en font une partie en France (éventuellement dans le cadre d’un doctorat en co-tutelle), puis le reste en Allemagne, et toujours dans le cadre d’un cursus au moins partiellement anglophone, avant de faire un PhD en France, Allemagne, Angleterre ou aux Etats-Unis.
Quoi qu’il en soit, la plupart de nos élèves finissent tôt ou tard par s’expatrier en Allemagne, convaincus que le marché du travail y offre de très belles opportunités. La maîtrise de la langue et de la culture, qu’ils ont acquise durant leur scolarité dans notre lycée, facilite leur intégration.

- Dans quelle mesure la dynamique de Paris-Saclay a pu peser sur l’orientation de vos élèves au sortir du bac ?

A ce jour, je n’ai pas encore constaté d’impact significatif. Il n’y a pas eu d’inscriptions supplémentaires d’élèves dont les parents seraient venus pour des motifs liés au projet de Paris-Saclay. Force est aussi de constater que les salariés germanophones semblent être moins nombreux que par le passé à s’expatrier avec toute leur famille. Une conséquence probable d’un changement de stratégie des entreprises qui, il y a encore quelques années, expatriaient leurs salariés en prenant en charge la quête d’une école pour les enfants et d’un emploi pour le/la conjoint(e). Aujourd’hui, par souci d’économie, elles préfèrent prendre en charge les allers-retours et recourir au télétravail partiel plutôt qu’à l’expatriation. Nul doute cependant que l’impact de Paris-Saclay devrait se faire sentir, y compris sous l’effet de l’arrivée de ménages anglophones.

- Expliquez-vous…

De prime abord, ces ménages ne pensent pas nécessairement que notre lycée soit destiné à accueillir leurs enfants. C’est une erreur. Comme je le précisais, nous avons mis en place une section internationale anglophone, qui démarre en Seconde et qui, je le précise, fait suite à la section internationale anglophone du Collège Martin Luther King et de l’école élémentaire Louis Blériot de Buc où une section anglophone est proposée dès la CE2.
Nous souhaitons aussi que nos propres élèves aient une bonne pratique de l’anglais. Depuis l’année dernière, nous les incitons très fortement à passer l’examen Cambridge English Advanced de niveau C1 en classe de Première. En bref, l’appellation de notre lycée ne devrait pas laisser penser que nous n’y pratiquons que l’allemand !

- Gageons que le message soit bien reçu par les populations concernées !

(Sourire) Je vous en remercie. Il importe de rappeler – c’est en tout cas notre conviction – que l’avenir du franco-allemand ne réside pas dans un dialogue exclusif entre Allemands et Français, mais dans le contexte européen, où l’anglais est très présent. Ajoutons que, pas plus que le français ne se limite à la France, l’aire d’influence de l’allemand ne se limite à l’Allemagne. En plus d’être la langue du premier marché européen et l’expression de l’excellence de l’industrie allemande, c’est la langue de l’Autriche et de la Suisse alémanique.

- Je prends la mesure du fait que votre lycée est devenu bien plus que l’expression de l’amitié franco-allemande, qu’il sait s’adapter à la mondialisation en promouvant d’autres pratiques linguistiques…

Et il continuera à s’adapter. D’ores et déjà, nous avons introduit une 3e langue vivante, l’espagnol en l’occurrence. L’adaptation à la mondialisation passe par la valorisation d’autres enseignements, y compris en langues anciennes. Récemment, nous avons aussi introduit le grec ancien en considérant que ses vertus ne sont plus à démontrer dans la structuration de la pensée. Nos enseignements de philosophie débutent par ailleurs dès la classe de Première. Autant de mesures destinées à renforcer l’excellence littéraire et linguistique en plus de l’excellence scientifique. Et par la  même répondre aux besoins des entreprises en salariés ayant des compétences linguistiques, mais aussi rédactionnelles.

- Venons-en à l’écosystème de Paris-Saclay. Indépendamment des perspectives qu’il offre en termes d’orientation scolaire, est-il une opportunité pour un établissement comme le vôtre, ne serait-ce qu’au regard des enseignements scientifiques ? Avez-vous des partenariats avec ses organismes de recherche ?

Oui, nous en avons déjà et de nombreux, plus ou moins institutionnalisés, selon les cas. Nous avons régulièrement l’occasion de visiter le CEA et le Synchrotron Soleil, ou d’y assister à des conférences. Nous avons par ailleurs des échanges avec des chercheurs, dont certains sont parents d’élèves : selon le cas, ils nous accueillent dans leur laboratoire ou interviennent au Lycée. Par ailleurs, nous proposons à partir de la Troisième le Brevet d’initiation aéronautique (BIA) car nombre de nos élèves sont intéressés par ce secteur aéronautique. Nous travaillons activement au projet d’élargir nos partenariats à des écoles d’ingénieurs, notamment l’ESTACA et l’ISTY, deux écoles  de l’UVSQ.
Nous avons aussi un partenariat avec l’Université Versailles-Saint-Quentin – je siégeais à son conseil d’administration en tant que représentante de l’enseignement secondaire, jusqu’à la fin de ma mission à Buc. Bon an mal an, ce sont une bonne-douzaine de nos élèves qui rejoignent cette université pour y faire notamment des études de médecine. Nous serions donc intéressés par une coopération avec l’UFR des sciences de la santé Simone Veil. Nous souhaiterions notamment nouer un partenariat dans le domaine de la maïeutique (le métier de sage-femme)…

- Qu’est-ce qui vous y conduit ?

En France la formation à ce métier passe par une première année d’études de médecine classique alors qu’en Allemagne, on peut l’exercer sans savoir l’équivalent de bac. Du moins jusqu’à présent. Les choses sont en train de changer outre-Rhin avec, en plus de la mise en place de bachelors et de masters équivalent aux autres, la création de trois PhD de Maïeutique. Une évolution qui pourrait intéresser les étudiants de l’UVSQ du fait de la possibilité de faire thèse en cotutelle. Notre souhait est que les premiers à s’engager dans cette voie soient issus de notre lycée.

- Avez-vous aussi des liens avec l’Université de Paris-Sud ?

Oui, et j’allais y venir. Même si nous n’avons pas encore développé de partenariats proprement dits, nous envisageons d’en nouer avec certaines de ses composantes.

- Le hasard veut que nous ayons interviewé un chercheur allemand de la Cité Innovation de Nokia, Jakob Hoytis, spécialiste d’apprentissage automatique [pour accéder à cet entretien, cliquer ici]. Est-ce un profil susceptible de vous intéresser – sachant qu’il donne par ailleurs des cours à l’Université de Stuttgart ?

Naturellement. Nous ne demanderions qu’à l’accueillir ici, ne serait-ce que pour le plaisir de la rencontre. J’ajoute que nous organisons tous les ans une Journée d’Information Professionnelle (JIP), un samedi du mois de novembre. Le matin, des conférences sont dispensées par diverses parties prenantes des filières franco-allemandes de l’enseignement supérieur : le DAAD (l’office allemand d’échanges universitaires), Science Po Paris-Nancy (qui abrite le 1er cycle franco-allemand de Sciences Po Paris), l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) et notamment la filiale Deustschinsa de Strasbourg, etc. Suite à quoi les élèves peuvent s’informer auprès de stands, tenus généralement par des étudiants (ce qui facilite l’échange). L’après-midi, sont organisées des simulations d’entretiens avec des parents d’élèves qui travaillent dans la gestion des ressources humaines et font ainsi profiter de leur expérience quant aux exigences des entreprises ; puis des ateliers autour d’une thématique métier – nous réunissons par thématique 5-6 professionnels, qui, pendant 1 h 30-2 h, témoignent de leur quotidien professionnel. Les élèves et leurs parents peuvent ainsi avoir une vue d’ensemble sur une profession. Nous pourrions très bien inviter aussi cet ingénieur de Nokia, que vous évoquez dans le cadre de ce genre d’atelier.

- Venons-en à vous. Qu’est-ce qui vous a prédisposée dans votre parcours personnel et professionnel à devenir proviseure d’un tel lycée ?

Les choses que nous vivons sont souvent plus le fruit d’un concours de circonstances que le résultat de calculs ! Pour ma part, j’étais germanophone, ce qui était une condition sine qua non. Entre 2006 et 2011, j’ai exercé cinq ans au Lycée français Jean Renoir de Munich comme proviseure adjointe. Je suis revenue en France à la rentrée 2011 ; j’ai passé quatre autres années en Franche-Comté. En 2015, je me suis portée candidate pour repartir dans un pays germanophone ou en Europe du Nord. J’avais été aussi candidate à différents postes, en France. Aucune de mes demandes n’a été satisfaite. Jusqu’à ce qu’au printemps 2015, je reçoive au bureau un appel du Ministère de l’Education nationale. Je me rappelle que c’était un vendredi soir. C’était pour me proposer d’être candidate au poste de proviseur au Lycée franco-allemand. J’ai été d’autant plus surprise qu’en principe, en cette période de l’année, les mutations sont closes. Ce n’était donc pas le cas pour ce lycée. J’ai donc candidatée et ai été prise. On peut donc dire que c’est le fruit d’une opportunité. Avec le recul, je n’ai évidemment aucun regret tant le niveau ou, plus précisément, la qualité de ce qui est dispensé ici est proprement exceptionnel : je ne l’avais vu nulle part ailleurs dans l’enseignement secondaire.

- C’est un hommage à l’équipe pédagogique…

Et à tous ceux qui ont fait la réussite de ce lycée jusqu’à présent : les enseignants, bien sûr, mais aussi mes prédécesseurs sans oublier les parents, particulièrement impliqués. Les associations de parents germanophones (ALFA) et anglophones (PSAB) sont très actives, toujours forces de propositions, jamais de blocage. La réussite de ce lycée doit beaucoup à leur investissement. Une chose joue peut-être contre nous : la taille de nos effectifs – j’y reviens. Nos promotions comptent chaque année une trentaine d’élèves anglophones et 90 élèves franco-allemands. C’est peu. D’autant que le Lycée Franco-Allemand est le seul que compte le pays, contre deux pour l’Allemagne (à Sarrebruck et Fribourg) et bientôt trois : un nouveau doit ouvrir à Hamburg à l’horizon 2019-2020. Naturellement, nous rêvons à la création d’un 2e lycée franco-allemand en France. Cela donnerait plus de visibilité à l’enseignement franco-allemand.

- Gère-t-on un établissement comme celui-ci comme un autre ?

Non, autant le reconnaître. Il est plus facile de piloter un établissement classique qu’un établissement comme celui-ci. Malgré toute la souplesse dont on doit faire preuve, il faut aussi, parfois, faire preuve de fermeté.

- Quelle serait la mesure prise au cours de votre « mandat » dont vous seriez la plus « fière » ?

Si j’ai pu contribuer à maintenir le niveau de l’établissement, ce serait déjà beaucoup ! Je n’ai absolument pas la prétention d’avoir été à l’origine de quoi que ce soit d’extraordinaire.

- Vous vous apprêtez à prendre votre retraite. Or, nous avons devant nous une femme rayonnante, aux yeux qui pétillent à l’évocation du lycée dont elle a été la proviseure, et dont on se dit qu’elle pourrait œuvrer encore plusieurs années au service du franco-allemand…

(Sourire). Au-delà de la retraite, il y a toujours un avenir possible. J’estime qu’il y a un âge à partir duquel il faut savoir passer le relais. « Place aux jeunes » est une formule non dénuée de sens, qu’il faut savoir mettre en pratique. Les nouvelles générations doivent pouvoir aussi s’exprimer et faire profiter de leur vigueur. Tout en étant retraitée, je compte rester utile et disponible d’une façon ou d’une autre.

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