RER B Chronicles

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Débat&Co, c’est le nom de la lettre mensuelle en ligne de l’Institut de l’Entreprise, réalisée par des enseignants sur une problématique relative au programme des Sciences Economiques et Sociales. Une information glanée en rencontrant par hasard, sur la ligne B du RER, Béatrice Couairon, directrice du Programme Enseignants-Entreprises, dudit Institut.

Le monde est décidément petit, surtout sur la ligne B du RER. Pas une semaine ou presque sans que nous tombions nez à nez sur une personnalité de Paris-Saclay ou que nous nous retrouvions par le plus grand des hasards assis à ses côtés. Parmi elles, l’illustre mathématicien Cédric Villani. Depuis le temps qu’on nous avait dit qu’il était un usager de la ligne ! D’ailleurs, un étudiant mexicain en mathématique était tombé sur lui, juste à l’issue de l’entretien qu’il nous avait accordé (pour accéder à l’entretien, cliquer ici). Plus récemment, ce fut Hervé le Treut, le célèbre climatologue français, membre de l’Académie des sciences et directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace. Se souvenant de nous avoir déjà croisé quelque part (c’était à Polytechnique), il se fend d’un sourire en guise de salutation. Un homme manifestement très sollicité : il fallait le voir, durant tout le trajet, jongler entre son portable et son Smartphone.

Des architectes, des startuppers…

Du côté des architectes impliqués dans les projets du campus : Gilles Delalex, de l’agence Muoto. Nous l’aurons croisé deux fois en quelques mois d’intervalle. Normal : on lui doit le Lieu de vie, en cours d’achèvement et appelé à être un des lieux emblématiques du campus (pour en savoir plus, voir l’entretien qu’il nous a accordé, en cliquant ici). Pour mémoire, il combine restauration et activités de loisirs. Sur la ligne du RER B, on croise aussi des startuppers comme, par exemple, Philippe Vincent, le cofondateur d’AuxiVia dont nous avions interviewé l’associé, à son retour de Las Vegas (pour accéder à l’entretien, cliquer ici). La veille, c’est Béatrice Couairon, que nous avons eu plaisir de revoir sur le quai de la station de RER B Denfert-Rochereau. Souvenez-vous, professeur de sciences économiques et sociales, elle est la grande prêtresse des Entretiens Enseignants-Entreprises, l’université d’été du monde de l’enseignement et de l’entreprise organisé à l’initiative de l’Institut de l’entreprise, que nous avions interviewée en amont de la première édition organisée sur le campus de Paris-Saclay, à l’Ecole polytechnique (pour accéder à l’entretien, cliquer ici).

Un « scoop »

Ce jour-là, elle se rendait de nouveau dans la prestigieuse école pour préparer la prochaine édition des Entretiens. Durant tout le trajet (une demi heure), nous avons ainsi improvisé une sorte de brainstorming. C’est aussi de cette manière que nous avons décroché un scoop, qui ne l’est plus au moment où nous mettons en ligne cet article en forme de chronique : le lancement de Débat&Co, un mensuel online, téléchargeable gratuitement sur le site Melchior de l’Institut de l’entreprise.

Conçu par une équipe de professeurs de SES pour leurs collègues enseignants et leurs élèves, il « propose d’illustrer, à chaque numéro, une grande thématique en lien avec le programme scolaire de SES, à la lumière de l’actualité socio-économique et avec des regards croisés d’économistes et d’acteurs de l’entreprise ». Outre des débats, on y trouve des notes de lecture, des chiffres clés, des repères historiques, etc.

Au sommaire de ce premier numéro : Philippe Aghion, professeur au Collège de France, et Pierre Coppey, directeur général délégué de Vinci qui ont accepté de traiter de la thématique : « Croissance, fluctuations et crises ». Pour accéder à ce numéro, cliquer ici. Depuis notre rencontre fortuite, un autre numéro est paru, consacré, cette fois, à l’économie du développement durable, avec des contributions de Jacques Le Cacheux, économiste, et Aurélie Martzel, directrice communication et sensibilisation chez Éco-Emballages (pour le télécharger en format PDF, cliquer ici).

En attendant de nouvelles rencontres

Nous ne manquerons pas de partager nos prochaines rencontres sur la ligne du RER B. En voilà d’ailleurs encore une, intervenue alors que nous nous apprêtions à mettre ce texte en ligne. Cette fois, il s’agit de deux usagers anonymes de la ligne : une femme, d’abord, qui s’est mise à clamer des vers et ce, pour le plus grand plaisir des autres passagers qui, une fois n’est pas coutume, n’ont pas hésité à applaudir. Suite à quoi, un jeune, également conquis, s’est proposé de prendre le relais en improvisant un poème au rythme du slam. Qu’une rame (de RER) puisse rimer avec poésie, qui l’eut cru ?

Sans plus attendre, nous souhaiterions partager un rêve : que la RATP prenne la mesure de l’espace-temps extraordinaire que peut représenter un trajet, même domicile-travail. Ce qu’un startupper n’avait pas manqué de souligner en disant le plus sérieusement du monde combien ce mode de transport avait été précieux dans la genèse de sa startup (en offrant à lui comme à ses associés de vrais temps d’échanges). Allons plus loin : et si la même régie aménageait en conséquence des espaces de coworking dans ses rames ? L’avantage serait évident pour la régie : faire mieux supporter les temps d’attente pour cause de retards intempestifs… Même dans un monde décidément petit, il est permis de rêver.

Pour s’inscrire sur le site Melchior, cliquer ici.

Un grand merci à Halima Mrabti pour la suggestion du titre et un autre, par avance, pour le témoignage de ses propres rencontres fortuites !

1 commentaire à cet article
  1. Ping : « L’Europe dans tous ses Etats : un impératif de réussite ! » Rencontre avec Béatrice Couairon | Paris-Saclay

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