Rendez-vous à la 3e édition de DRIM’in Saclay. Entretien avec Pierre-Olivier Viac

DRIM'inSaclay17Paysage1
Du 13 au 15 juin prochain se déroule la 3e édition de DRIM’in Saclay. Nous vous en disons plus à travers une série de trois entretiens. Chef de projet transition énergétique à la CCI Essonne, Pierre-Olivier Viac, que nous avions déjà eu l’occasion d’interviewer à l’occasion de la précédente édition, ouvre le bal.

- Si vous deviez pitcher DRIM’in Saclay…

DRIM’in Saclay est un événement d’open innovation, dédié à la transition énergétique. Il a été imaginé avec le concours de Bernard Monnier, qui en avait organisé un, un peu similaire, dans le domaine du spatial, ActinSpace. Concrètement, de grands comptes sont invités à faire remonter des problématiques qu’ils peuvent rencontrer en matière de transition énergétique, l’objectif étant de trouver une solution en mode innovation collaborative avec le concours de start-up, mais aussi de PME, réunies au sein d’équipes d’une demi douzaine de personnes. Cette année, l’édition se déroule les 13, 14 et 15 juin. Durant les deux premiers jours, ces équipes travailleront à Polytechnique à huis clos, pour respecter le besoin de confidentialité des donneurs d’ordre. Le 15 juin après midi, elles seront invitées à l’EDF Lab, pour pitcher les résultats de leurs travaux. Trois à quatre équipes lauréates seront récompensées par un jury à l’occasion d’une séance de clôture ouverte à tous ceux qui sont intéressés par l’innovation et la transition énergétique. Nous attendons à cette occasion jusqu’à trois cents personnes.

- Quelle est la composition du jury ?

Outre Bernard Monnier, il comprend des représentants de nos principaux partenaires de l’écosystème Paris-Saclay (Communauté Paris-Saclay, la SATT Paris-Saclay, IncubAlliance, Opticsvalley, EPA Paris-Saclay) et des acteurs de l’innovation et de la filière des éco-activités, soit une dizaine de personnes.

- Combien de défis sont-ils lancés ?

Pas moins de onze, qui vont de l’optimisation d’un investissement en autoproduction solaire (défi lancé par EDF), à l’identification de nouvelles voies pour la valorisation des mâchefers issus de l’incinération des déchets (défi du groupe Semardel), en passant par l’application des principes du Serious Game au Plan de Mobilté Entreprise ou Inter-Entreprises (défi de Transdev) ou encore la micro production végétale dans un environnement urbain (défi de Carrefour). [Pour connaître la liste complète des défis, cliquer ici].

- On imagine la motivation des grands comptes. Mais qu’en est-il des participants ? Est-ce la perspective de travailler dans la durée avec ces grands comptes ?

C’est du moins ce que nous souhaitons, à la CCI de l’Essonne, avec une attention toute particulière aux PME, souvent les grands oubliées des politiques d’innovation. Au-delà du défi à relever, il y a la possibilité pour elles de continuer le travail engagé avec les grands comptes. Suite aux deux premières éditions, une dizaine de partenariats ont ainsi pu être conclus. Un autre de notre objectif est de permettre à ces PME de développer leur compétence en matière d’open innovation, et de se saisir de la thématique de la transition énergétique, en travaillant avec des experts extérieurs. Déjà, au cours de l’événement, nous leur faisons bénéficier de bien plus qu’une simple initiation aux méthodes de créativité, aux enjeux de la propriété intellectuelle ou encore à la manière de renouveler leur business model. Un apport de contenu de notre part, qui est tout sauf négligeable.

- Y-a-t-il un suivi  au-delà ?

Jusqu’à présent, nous nous contentions de suivre les partenariats noués suite à l’évènement (une dizaine sur les deux premières éditions). Cette année nous allons plus loin avec un accompagnement, qui sera assuré par les partenaires de l’écosystème de Paris-Saclay : la Communauté Paris-Saclay, qui pourra, par exemple, mettre à disposition un terrain d’expérimentation de façon à ce qu’une PME ou une start-up lauréate ait une première référence ; la SATT Paris-Saclay, qui pourra, elle, apporter des garanties en matière de propriété intellectuelle ; IncubAlliance, qui accompagnera les start-up lauréates ; Opticsvalley, enfin, qui leur fera bénéficier d’études de marché ou techniques.

- Quelles sont les autres nouveautés de cette 3e édition ?

Nous avons élargi le spectre des donneurs d’ordre : jusqu’ici, il s’agissait pour l’essentiel d’énergéticiens. Cette année, nous comptons des entreprises d’autres secteurs : le transport (Transdev), l’aéronautique (Safran), l’automobile (Faurecia) et même la grande distribution (Carrefour). Cela correspond à notre volonté de montrer que cette transition énergétique concerne et impacte en réalité l’ensemble des secteurs d’activités et pas seulement les producteurs ou les distributeurs d’énergie.

Autre nouveauté : nous allons proposer à tous ces grands acteurs de poursuivre dans la durée – une année – l’exploration de leur défi avec des doctorants d’établissements d’enseignement supérieur ou de recherche de Paris-Saclay, le résultat étant restitué à l’occasion de l’édition suivante, en 2018.

Enfin, nous avons souhaité un double parrainage de l’événement, par un représentant du monde de l’entrepreneuriat, en la personne de Cyril Colin, fondateur d’Elum Energy, une start-up, qui a développé un logiciel basé sur une technologie d’intelligence artificielle permettant de rendre n’importe quelle batterie « intelligente » (installée derrière le compteur de bâtiments industriels ou commerciaux, elle est pilotée depuis le Cloud), et un représentant du monde académique, en la personne de Bruno Martinaud, co-responsable de la Chaire Innovation Technologique et Entrepreneuriat, de Polytechnique.

- A vous entendre, vous n’avez pas transposé un événement clé en main, mais l’avez conçu en marchant, à l’image de cette dynamique d’innovation itérative, à l’œuvre dans l’écosystème Paris-Saclay…

C’est tout à fait juste. Quand nous avons lancé la première édition, il y a maintenant trois ans, c’était une première. Il n’y avait pas d’équivalent sur la thématique de la transition énergétique. Bernard Monnier avait déjà expérimenté la formule, mais, comme je l’indiquais, dans le domaine du spatial. Nous l’avons donc adaptée. Depuis, nous n’avons eu de cesse de la faire évoluer avec l’espoir que DRIM’in Saclay devienne l’événement incontournable de Paris-Saclay sur les enjeux de la transition énergétique. De là l’importance que nous accordons à l’implication de la Communauté Paris-Saclay et de l’EPA Paris-Saclay. Le fait que celui-ci se soit approprié l’événement en allant jusqu’à formuler un défi (sur la valorisation des données énergétiques) est un motif de satisfaction supplémentaire.

- Jusqu’à quand les participants peuvent-ils s’inscrire ?

L’appel à candidature a été lancé au début du mois d’avril. Ils ont jusqu’au 31 mai pour s’inscrire et choisir par là même le défi auquel ils veulent participer.

Pour en savoir plus sur DRIM’in Saclay, cliquer ici.

A lire aussi les entretiens avec Bernard Monnier, co-organisateur de l’événement et président association MIM (cliquer ici) et Andreï Klochko, fondateur de la start-up Airthium, lauréate de l’édition 2016 de DRIM’in Saclay (cliquer ici).

1 commentaire à cet article
  1. Ping : DRIM’in Saclay 2017, mode d’emploi. Entretien avec Bernard Monnier | Paris-Saclay

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>