Quand Lieu de Vie rime avec Chili. Entretien avec Gilles Delalex

Lieu de vie Paysage
Le monde est décidément bien petit. Illustration au travers de cette rencontre fortuite avec l’architecte Gilles Delalex – auquel on doit le Lieu de Vie – à l’aéroport Charles de Gaulle où nous patientions pour embarquer dans le même avion, à destination de Santiago du Chili…

GillesDelalex2Portrait- Que faites-vous donc, ici, à l’aéroport Charles-de-Gaulle ?!

Je me rends à Santiago du Chili, quelques jours, à l’invitation de l’agence chilienne Plan Común et de l’Institut Français, pour présenter le travail de Muoto à des étudiants architectes.

- Comptez-vous parler du Lieu de Vie et de Paris-Saclay ?

Oui, bien sûr. Le Lieu de Vie est un des projets phares de notre agence. C’est lui qui nous a fait connaître à l’étranger. En parler, ici, au Chili et plus généralement sur le continent d’Amérique latine fait d’autant plus sens que son architecture fait écho, me semble-t-il, à des tendances qu’on peut y observer. Au-delà des aspects purement architecturaux, il illustre bien les enjeux de la programmation, la manière dont un bâtiment, mêlant plusieurs fonctions, peut générer de l’urbanité dans un territoire qui en est encore dépourvu.

- Avez-vous eu l’occasion de parler du Lieu de vie ailleurs, dans d’autres pays ?

Oui. Suite à l’obtention de l’Equerre d’argent, nous avons, l’an passé, été convié dans pas moins de 17 conférences en France et à l’étranger. Nous avons déjà été en Allemagne, en Suisse, en Espagne… Et, après le Chili, nous nous rendrons à Montevideo, en Uruguay. Nous sommes aussi en discussion avec Buenos Aires. Comme vous pouvez le constater, l’Amérique latine se montre particulièrement intéressée. Ce printemps, nous irons en Lettonie pour participer au jury de l’équivalent de l’Equerre d’Argent, puis au Portugal. Naturellement, nous voyageons aussi beaucoup à travers la France, où nous avons eu l’occasion de présenter Le Lieu de Vie dans plusieurs écoles d’architecture.

- Un autre hasard veut que, pas plus tard qu’au début du mois de février, le Lieu de Vie a accueilli une séance de cinéma expérimentale, dont nous nous sommes fait l’écho [pour y accéder, cliquer ici]. Que vous inspire cette forme d’appropriation du bâtiment que vous avez conçu ?

C’est à la fois une bonne surprise et ce que nous espérions. Car, dès le départ, nous pensions que le Lieu de Vie pouvait être dédié à bien d’autres choses que les seules activités de restauration et sportives. Y compris du cinéma, justement, que nous avions très explicitement évoqué. A dessein, nous avions conçu des salles suffisamment grandes. Mais, bien sûr, une fois le Lieu de Vie construit, c’est au gestionnaire, le CROUS, en l’occurrence, que revenait le soin de décider celles qui y seraient autorisées.

- Au-delà de la diversification des activités, le Lieu de Vie a vu son environnement s’enrichir de nouveaux bâtiments qui concourent à créer de l’urbanité…

Oui. Le Lieu de Vie a été la première pierre d’un projet d’aménagement amené à s’enrichir.

- Y êtes-vous retourné depuis ?

Nous avons fait régulièrement visiter  le Lieu de Vie depuis son ouverture, en réponse à des demandes d’interviews. Cela fait cependant plusieurs mois que je ne suis pas retourné sur le Plateau de Saclay, mais nous continuons à en suivre l’actualité.

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