NQT, pour une vraie égalité des chances

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Aider de jeunes diplômés Bac + 3 et plus, issus de quartiers ou de territoires défavorisés, à travers un parrainage par des cadres ou dirigeants d’entreprise, telle est la vocation de NQT - trois lettres pour Nos Quartiers ont des Talents -, une association créée il y a plus de dix ans. Nous vous en disons plus à travers les témoignages d’un jeune bénéficiaire et d’une marraine, intervenus devant le personnel de l’EPA Paris-Saclay.

Des jeunes ont beau être diplômés bac + 3 et plus, ils peinent à trouver un emploi à la hauteur de leur formation. Issus de quartiers défavorisés et/ou de milieux modestes, ils n’ont tout simplement pas de réseaux suffisamment étoffés ni la maîtrise de certains codes.
C’est le constat qui a conduit à la création de NQT, trois lettres pour Nos Quartiers ont des Talents (seulement, peut-on ajouter, on ne le sait pas encore assez). A ces jeunes, elle propose un parrainage par le cadre ou dirigeant d’une entreprise partenaire. La démarche est simple : il suffit de s’inscrire sur le site web (www.nqt.fr/). Si vous répondez bien au profil, l’association s’engage à vous identifier un parrain ou une marraine évoluant dans le secteur d’activité où vous aimeriez travailler et ce, sous une quinzaine-vingtaine de jours (selon la région ou la période). Dès la validation de votre dossier, vous avez accès aux outils 2.0 de l’association et à des invitations pour des activités en entreprises.
Quant à la mission du parrain ou de la marraine, elle consiste à donner quelques heures de son temps, certainement pas pour se substituer à Pôle emploi ni à son filleul ou sa filleule dans sa quête, mais pour lui redonner confiance, faire un retour sur les offres qu’il/elle trouve et ses lettres de motivation, adapter si besoin son projet professionnel aux réalités du marché, ouvrir son propre réseau professionnel ou encore l’aider à intégrer les codes de l’entreprise… Parrains et marraines ne sont pas abandonnés à leur sort : ils sont rassemblés à l’occasion de moments conviviaux, qui leur offrent l’opportunité d’échanger avec leurs homologies.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

L’aventure NQT, car c’en est une, a plus de dix ans d’âge. Elle est née en 2005 en Seine-Saint-Denis, à l’initiative du MEDEF 93 Ouest alors présidée par Yazid Chir (par ailleurs Vice-président Prospective Cloud d’Orange Business Services) qui entendait montrer un autre visage de ce département en y valorisant l’égalité des chances.
Dès l’année suivante, l’expérimentation couvrit l’ensemble de l’Ile-de-France (en s’adressant alors à des Bac+4 ou des Bac+3 issus de quartiers prioritaires de la politique la ville) avant de se diffuser ailleurs : dans le reste de la métropole (Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Picardie,…), mais aussi les territoires d’Outre-Mer (Guadeloupe, Ile de la Réunion, Martinique et Guyane), non sans décliner le dispositif initial sous d’autres formes adaptées au contexte : Nos Territoires ont des Talents (pour les jeunes diplômés Bac + 3 et plus issus de territoires urbains et périurbains) et Nos Outre-Mer ont des Talents (également pour les jeunes diplômés Bac + 3 et plus).
Aujourd’hui, l’association compte près d’un millier de partenaires-mécènes : des entreprises, des établissements d’enseignement supérieur, des médias, sans oublier Pôle emploi. Depuis 2006, elle aura intégré plus de 36 000 jeunes, dont 70% sont parvenus à trouver un poste à la hauteur de leur qualification, en six mois de temps, en moyenne. Et ce, grâce au concours de près de 10 000 parrains et marraines (entre 50 et 100 cadres ou dirigeants la rejoignant chaque mois à ce titre).

L’engagement de l’EPA Paris-Saclay

Que la démarche NQT ait du sens y compris sur un territoire comme Paris-Saclay est une évidence : tout destiné qu’il soit à devenir un cluster technologique d’excellence mondiale, il a aussi ses quartiers défavorisés sinon ses disparités sociales dont pâtissent de jeunes diplômés Bac + 3 et plus. C’est pourquoi, l’EPA Paris-Saclay a pris l’initiative, sous l’impulsion de Françoise Sellier, Responsable des Ressources Humaines et de la Communication interne, et Caroline Pop, DRH, d’organiser une réunion de présentation devant le personnel. Outre deux représentants de l’association, une marraine et un jeune bénéficiaire ont bien voulu témoigner à cette occasion de ce que la démarche leur apportait : Anne Lamadon, cadre au sein d’une filiale d’Airbus Group, et Halim Djaoud, à l’étonnant parcours (jugez-en vous même à la lecture de l’entretien qu’il nous a accordé). L’effet a été immédiat : à l’issue de cette réunion, près d’une quinzaine de salariés se portaient volontaires pour devenir marraine ou parrain. Saurez-vous vous laisser convaincre à votre tour ? En attendant, nous vous invitons à lire les entretiens que nous ont accordés sur le vif, à l’issue de la réunion :
- Anne Lamadon (pour y accéder, cliquer ici);
- Halim Djaoud (pour y accéder, cliquer ici).

 

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