Les nouveaux espaces de la créativité. Entretien avec Laure Reinhart

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Le 21 mars prochain, se déroulera le XIVe colloque d’Ile de Science avec pour thème, cette année, « Les nouveaux espaces de la créativité ». Laure Reinhart (à gauche sur la photo) nous en dit plus, y compris sur la vocation de cette association qu’elle préside, et qui a largement contribué à renforcer les logiques de coopération entre les établissements de recherche présents sur le Plateau de Saclay, bien avant le lancement officiel des projets de cluster et de campus Paris-Saclay.

- Si vous deviez commencer par « pitcher » Ile de Science ?

Ile de Science est née en 1991 (en remplacement de l’association AES, créée en 1975) avec pour vocation de faire connaitre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, publics et privés, qui se sont progressivement implantés sur le Plateau de Saclay, et de lancer des projets communs entre eux. Parmi ses premiers fondateurs, Ile de Science a compté des acteurs aussi divers que la CCI de Paris, à travers HEC, l’Université Paris-Sud, Supélec, l’Inra et Thomson CSF. Depuis, la liste s’est enrichie (Thomson CSF devenant, de son côté, Thales). Notre philosophie est toujours la même : être un facilitateur de coopération entre ces établissements, mais sans chercher pour autant à nous substituer à qui que ce soit. Tant mieux si des projets que nous avons suscités naissent et se poursuivent indépendamment de nous. Je fais mien le principe de subsidiarité pour caractériser notre positionnement.
Parmi les premiers sujets qui ont retenu notre attention, il y eut la diffusion des savoirs. Ile de Science était alors partie d’un constat simple : chaque établissement membre comptait notamment une bibliothèque, d’enseignement pour les uns, de recherche pour les autres, mais qui avait tendance à travailler indépendamment… Un autre sujet devait mobiliser notre association : le transfert technologique et la création d’entreprises innovantes, un sujet inspiré de l’expérience de Thomson CSF dans la création de spin-off, mais aussi de la loi Allègre de 1999.

- Pouvez-vous donner des exemples concrets d’actions menées à l’initiative d’Ile de France ?

J’en donnerai deux. Le premier est la création de Paris Pôle Sud, sous la houlette d’Hubert Coudanne, ancien directeur général de l’association. Il s’agissait d’un GEIE (Groupement européen d’intérêt économique) qui, bien que disparu depuis, a contribué à faire travailler ensemble des établissements universitaires de ce qui ne s’appelait pas encore Paris-Saclay : l’Université de Paris-Sud, à travers la Faculté d’Orsay, l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, enfin, l’Université d’Evry. Jusqu’alors, chacune avait tendance à suivre son propre chemin. D’une certaine façon, on peut donc dire que Paris Pôle Sud est l’ancêtre de l’actuelle Université Paris-Saclay ! Preuve s’il en était besoin que les révolutions ne se font pas en un jour et qu’il faut que les gens apprennent d’abord à se connaître pour travailler ensemble.

- Le deuxième exemple ?

Il s’agit de Scientipole Initiative, une association que j’ai l’honneur de présider également, et qui accompagne des start-up franciliennes à travers deux dispositifs : un prêt d’honneur, d’une part, un programme d’accélération, d’autre part ; notre objectif étant de faire progresser chacune des start-up jusqu’à un million de CA et ce, en moins de trois ans. A quoi se sont ajoutées des conférences consistant à aborder des enjeux sociétaux en croisant les regards dans une logique de multidisciplinarité, ainsi que l’organisation du village des Sciences, dans la cadre de la fête de la Science..

- Dans le projet initial d’Ile de Science, y avait-il la volonté affichée de favoriser le rapprochement entre le monde universitaire et celui de l’entreprise, encore peu enclins, au début des années 80-90, à travailler ensemble, dans une démarche de valorisation de la recherche ?

Absolument. Il y avait, certes, déjà des échanges entre les chercheurs de Thomson CSF et ceux des établissements de la recherche académique du Plateau de Saclay, mais pas au point d’amorcer des projets communs dans la durée. Ce n’est que progressivement que les établissements ont appris à le faire. Pour autant, Ile de Science ne se limite pas à la recherche. Nous accordons beaucoup d’importance aux enjeux de formation et à la coopération en la matière.

- Quand et comment avez-vous vous-même rejoint l’aventure ?

Au milieu des années 90. J’étais à l’époque directeur de l’unité de recherche de l’Inria, à Rocquencourt. J’avais besoin de rencontrer des homologues ayant les mêmes problématiques que moi en matière de recrutement, de développement de nouvelles activités, de transfert technologique, etc. Ile de Science m’a permis de me confronter à d’autres expériences. Cela m’a bien plu. J’y suis restée plusieurs années, d’abord comme simple membre. En 1999, mon prédécesseur à la présidence d’Ile de Science, Pierre Vasseur, a décidé de passer la main. Des membres de l’association m’ont alors soufflé l’idée de me présenter… C’est ainsi que les choses se sont faites. Je n’ai depuis cessé de la présider quoi qu’il en m’en ait coûté et continue encore à m’en coûter en terme de déplacements. Hormis Thales, que j’ai rejoint quelques années, et qui avait l’avantage de me rapprocher du Plateau de Saclay, mes autres fonctions ont eu tendance à m’en éloigner : pendant deux ans et demi, j’ai rejoint le ministère de la Recherche – ce qui avait cependant l’avantage de me maintenir au contact des problématiques dont traitait Ile de Science – puis, en 2008, Oseo (intégré depuis au sein Bpifrance). Ce qui, cette fois, m’a éloigné aussi bien géographiquement que de ces problématiques. Cependant, le fait de faire partie du conseil d’administration de la Comue de Paris-Saclay et d’être en lien avec la SATT Paris-Saclay et Incuballiance, m’offre autant de postes d’observation sur ce qui se passe dans l’écosystème. Heureusement, je peux aussi compter sur l’implication de Philippe Masson, le Directeur général de l’association, avec lequel j’interagis souvent, sans oublier mon vice-président, Bruno Leprince-Ringuet, Directeur du Centre de Recherche Air Liquide (Loges-en-Josas).

- Mais maintenant que Paris-Saclay existe, quelles missions Ile de Science s’assigne-t-elle ?

Depuis sa création, Ile de Science n’a cessé d’évoluer en fonction du contexte. Loin de mettre fin à nos missions, la création de Paris-Saclay nous a naturellement amenés à nous positionner autrement, toujours en vertu de ce principe de subsidiarité que j’évoquais tout à l’heure. Au début, l’objectif était de faire en sorte que les établissements de recherche et de formation implantés sur le Plateau de Saclay se connaissent mieux, tout en les faisant connaître des collectivités du territoire francilien : le conseil régional, les communes, etc. De cette Ile de science 1.0, en quelque sorte, on est passé à une Ile de Science 2.0 consistant, cette fois, à identifier des sujets sur lesquels nos membres pouvaient mutualiser leurs ressources et compétences et ce, dans une logique de complémentarité avec les initiatives existantes.
C’est dans cet esprit que deux activités ont été proposées. D’une part, le Village des sciences, qui se tient tous les ans, pendant trois jours, dans le cadre de la Fête de la science. Il s’agit de faire connaître comment les chercheurs contribuent à améliorer et transformer notre environnement, notre santé, nos entreprises : organisée au sein du gymnase de Moulon, une bonne quinzaine d’organismes y proposent des animations scientifiques autour d’un fil rouge, qui change chaque année. Le vendredi est dédié aux classes de collège et de lycée. Le samedi et dimanche, le Village des Sciences est ouvert au grand public. L’an passé, pas moins de 2 600 personnes s’y sont rendus.
D’autre part, nos colloques, à vocation pluridisciplinaire, dont la 14e édition se tiendra le 21 mars, avec pour thème, cette année, « les nouveaux espaces de la créativité ».

- Comment ce thème s’est-il imposé ?

Au sein d’Ile de Science, une petite équipe composée de représentants de différents organismes partenaires, se réunit de manière régulière pour réfléchir à des sujets possibles. Quand l’un d’eux lui paraît suffisamment mûr, elle propose un programme avec un lieu et une date. L’enjeu des nouveaux espaces de la création est assez considérable pour avoir suscité d’emblée l’adhésion. Nos environnements de travail évoluent de manière très rapide que ce soit au sein des entreprises que d’établissements de recherche. Tout le monde s’accorde sur la nécessité de faire de la recherche et de l’innovation autrement, de manière plus transversale, plus transdisciplinaire voire antidisciplinaire ! Le colloque apportera des éclairages sur les nouveaux espaces à inventer, à partir de témoignages d’experts ou d’expériences de nos membres.

- Peut-on imaginer une Ile-de-Science 3.0 ?

Oui, et elle consisterait en un renouvellement de nos actions pour répondre au plus près des besoins du Plateau de Saclay. Aujourd’hui, les initiatives tendent à se multiplier entre les membres de l’Université de Paris-Saclay ainsi qu’avec les entreprises présentes sur ce plateau. Mais force est de constater qu’il y a encore à progresser dans les démarches de mutualisation. Trop d’entrepreneurs et de chercheurs travaillent sans toujours bien se connaître. Un constat qui nous a incités à mettre en place deux autres rendez-vous, à peu près tous les deux mois. Le premier s’appellera Ile de Science Tour : il proposera à une quarantaine de personnes – des scientifiques, des étudiants des doctorants et des enseignants – , de découvrir les laboratoires et centres de recherche de l’écosystème, dédiés à une thématique de recherche donnée (le premier « tour », programmé à la fin du printemps, portera sur les nouvelles énergies).
Le 2e rendez-vous répond à une forte demande des entreprises membres d’Ile de Science, à savoir l’organisation d’ « Afterworks » sur le Plateau de Saclay. Aujourd’hui, force est de constater que celui-ci manque encore de vie : il n’y a pas encore assez de cafés, tout simplement, où on peut interagir avec d’autres personnes que ses collègues. Résultat : quand les gens ont terminé leur journée de travail, ils ont tendance à regagner leur domicile directement, contrairement à ce qu’on observe dans d’autres écosystèmes. Tous les six mois, nous ferons, donc ,« pitcher » un intervenant du Plateau de Saclay : un prétexte pour échanger et faire du réseautage.
Déjà, un autre rendez-vous correspond à ce besoin de mise en relation, à savoir TEDx Saclay dont nous sommes partenaires depuis la première soirée en 2015.

- Comment y êtes-vous venus ?

Bruno Leprince Ringuet avait échangé avec Christian Van Gysel, cofondateur du TEDx Saclay et lui avait suggéré de s’adresser à moi. La rencontre intervint de manière fortuite, à l’occasion d’une inauguration, à Paris. Outre des sponsors, Christian avait besoin d’une structure sur laquelle s’appuyer pour assumer les aspects les plus administratifs du projet. Il de Science avait aussi l’avantage d’ouvrir l’accès à des partenaires potentiels. Lesquels ont été très vite nombreux à vouloir s’associer à l’événement. Il faut rendre hommage au travail que Christian a fait depuis, avec son épouse et toute leur équipe de bénévoles et de i-connecteurs. Peu de TEDx peuvent se targuer d’avoir drainé aussi vite autant de monde.

- Une illustration aussi du terreau favorable que constitue l’écosystème Paris-Saclay où de nombreuses idées éclosent rapidement…

C’est tout à fait juste et c’est à mes yeux un bon argument en faveur de Paris-Saclay. On peut d’autant plus déplorer des crispations au niveau de la gouvernance du projet universitaire, car cela ne sert pas cette formidable énergie et ce potentiel qu’on ressent sur le plateau. Cela étant dit, je suis persuadée que cette énergie et, pour tout dire, ce désir de Paris-Saclay auront raison des inerties et situations de blocage. C’est d’ailleurs pourquoi je m’investis toujours dans Ile de Science et d’autres institutions de Paris-Saclay. Quoi qu’il m’en coûte en temps de transport !

A lire aussi les entretiens que nous ont accordés trois autres intervenants au colloque sur les nouveaux espaces de création :

- Jakob Puchinger, titulaire de la Chaire Anthropolis (IRT-SystemX et CentraleSupélec) – pour y accéder, cliquer ici ;

- Albert Meige, fondateur et DG de Presans, par ailleurs directeur de l’Executive MBA « Leading Innovation in a Digital World » de Télécom Ecole de Management (Institut Mines-Télécom) – pour y accéder, cliquer.

Pour en savoir plus sur le colloque du 21 mars, cliquer ici.

Légende des photos :

- en illustration de l’article : le Village des Sciences du Moulon organisé à l’occasion de l’édition 2016 de la Fête de la Science.
– sur la page d’accueil : le colloque « Savoirs et Innovation », organisé le 27 novembre 2014, à la Faculté des Sciences d’Orsay (Université Paris-Sud).

4 commentaires à cet article
  1. Ping : Remettre l’humain au cœur des mobilités urbaines. Entretien avec Jakob Puchinger | Paris-Saclay

  2. Ping : De l’open innovation aux organisations ouvertes. Entretien avec Albert Meige | Paris-Saclay

  3. Ping : « L’innovation ? Le fruit de la rencontre entre une diversité de talents. » Entretien avec Bruno Leprince-Ringuet | Paris-Saclay

  4. NEUVILLE

    Dans les domaines high tech qui correspondent aujourd’hui aux enjeux économiques et financiers parmi les plus importants recensés, il n’y a pas que le numérique. Permettez moi d’attirer votre attention sur certains développements technicoscientifiques récents qui correspondent à des ruptures technologiques décisives dans le domaine des matériaux avancés (voir ci-joint publication 2019 chez MDPI ) sur des sujets qui en général sont encore peu connus en France, mais qui concernent tous les domaines industriels de pointe tels que les nanotechnologies, l’informatique quantique, le spatial, le médical etc. et tout particuliérement les énergies renouvelables et les transports (toutes catégories) qui peuvent devenir à tres court terme notoirement moins chers et d’un intérêt commercial pratique et économique beaucoup plus grand et qui correspondent à des solutions concrétes et pratiques sur du tres court terme pour une transition énergétique plus efficace et plus rapide et pouvant générer beaucoup plus de profits.

    Concerne entre autres la réduction massive des coûts de production d’énergie en pouvant les ramener à court terme à moins de 0.01€ le Kwh. Avec la possibilité de multiplier par dix environ l’efficacité du photovoltaique embarqué, avec le recours aux encapsulements antiréfléchissants/transparents, aux nouveaux systemes PV multicouches et aux nouveaux types d’électrodes conductrices transparentes dix fois moins chéres et beaucoup plus efficaces que celles utilisées plus couramment jusqu’à présent et qui concernent en particulier le décuplement des performances des véhicules électriques solaires (par rapport à Light Year et à Sono Motors par exemple).

    S’agissant surtout du solaire et d’aspects décisifs pour accélérer la transition énergétique, et pouvant apporter un profit tres important pour chacune des parties prenantes. Il avait déjà été dit au cours de la COP 21 dans les milieux qui à l’époque étaient les plus avancés (Chine, Allemagne, USA), que le seul moyen d’accélérer la transition énergétique c’est de pouvoir utiliser des énergies renouvelables nettement moins chères en ramenant la question à celui du management économique élémentaire traditionnel, qui veut trouver plus rapidement de la rentabilité finaciére significative, et de permettre ainsi à toutes les parties prenantes, financieres, industrielle, commerciale, distribution et chez les utilisateurs et consommateurs d’y trouver un profit économique immédiat. Le plus étonnant c’est que cela n’intéresse malgré tout encore quasiment personne en France ni dans les milieux de la production, gestion et distribution de l’énergie en France, ni dans les institutions de tutelles.

    Sagissant de la mise en oeuvre et de l’exploitation bien maîtrisée et bien comprise de materiaux dérivés du carbone , pour lesquels d’une part on a beaucoup arrêté les programmes de recherches théoriques et appliqués en France, avant même d’en avoir abordé les aspects plus élaborés et mieux utilisables et d’autre part qu’il est difficile d’y trouver des personnes parmi les institutions administratives et financiéres qui savent que les materiaux d’avant garde qui concernent beaucoup de secteurs industriels ont déjà pu réaliser un chiffre d’affaire global mondial de plus de cent milliards $ en 2018 et que les enjeux en ont été estimés trois fois plus importants que pour le numérique (selon le réputé FUTURE MARKETS INC américain, plus de trois mille milliards $ par an).

    Hormis les applications à l’énergie, aux systemes de stockage et de conversion de l’énergie et aux nanotechnologies les materiaux avancés du carbone mieux différenciés, figurent aussi parmi les clefs décisives de réalisation des ordinateurs quantiques plus performants, du traitement de l’eau et de la désalinisation de l’eau de mer et au secteur médical et concerne aussi le nucléaire.

    Il apparait que pour la mise en oeuvre et l’exploitation du projet proposé, on dispose malgré tout en France de tous les ingrédients pour rattraper les retards et réussir en surpassant ce qui est déjà exploité ailleurs, et pour commencer de la possibilité de recruter, et de former rapidement et de coacher le personnel spécialisé d’encadrement.

    Toutefois on se heurte encore pour leur mise en oeuvre et leur exploitation industrielle à d’autres problémes importants qui concernent les business modéles plus modernes, plus efficaces et plus réactifs à utiliser et qui par exemple ne figurent pas encore dans les formulaires en ligne de candidature pour les projets qui concernent les Industries d’Avenir.
    Des business modéles mixtes modernes avec lesquels on peut avantageusement se passer des procédures séquentielles traditionelles de création et d’incubation des start-ups -que même si de belles pépites ont pu être produites avec-.plus personne ou presque, ne veut plus financer du fait des trop nombreux échecs- neuf sur dix- . On peut l’expliquer avec le recours à des procédures trop lentes et trop rigides et à des compétences académiques trop cloisonnées et trop peu motivées par les réalités marketing et commerciales, et avec lesquelles on arrive pas à anticiper suffisamment et à s’adapter aux évolutions plus rapides de la concurrence et de la demande.

    Pour lesquels on peut d’une part les installer dans des PME adéquates que l’on rachéte avec une procédure LMBI par exemple, et d’autre part où on y associe en « temps réel » et plus étroitement et de maniére réaliste et moins technocratique, l’engineering et la R&D aux négociations commerciales et à la production des équipements spécifiques à diverses applications (avec procédés installés dessus) selon les circonstances et les opportunités qui peuvent se présenter.
    Ceci avec des méthodes de management qui ont pu conduire à beaucoup de succes industriels importants- comme par exemple avec APPLIED MATERIALS, ION BOND/IHI ou plus récemment avec NTI-Nanofilm Technology International à Singapour, qui est l’un des meilleurs succes de start-up de l’étranger (plus de six mille collaborateurs aujourd’hui).

    Des business modèles plus couramment utilisés en Suisse et en Allemagne et que j’avais aussi personnellement utilisés avec beaucoup de succes chez ITT ou chez LEYBOLD à l’étranger, ou en France chez RIBER (avec la vente et création de la premiére MBE européenne) ou encore chez ALCATEL (faisant parti des rares unités qui faisaient à la fois du développement export et de la montée en gamme avec de solides profits, malgré l’opposition de la haute direction qui manquait de compétence marketing et de gestion et ce qui avait motivé la révolte de longue durée des milieux dirigeants des filliales ALCATEL americaines et allemandes avec P.Russo et U.Ohnesorgue).

    Le projet concerne aussi la longévité accrue des gazoducs et des constructions en béton pour lesquels avec la mise en oeuvre de dérivés plus grossiers des materiaux en carbone et de plusieurs ordres de grandeurs moins chers par rapport aux variantes diamant amorphe cités en premier. A savoir: les carbones vitreux adamentins qui peuvent protéger contre l’érosion et la corrosion l’intérieur des gazoducs et aussi le fer à béton (avec des procédés optimisés de ce que savaient déjà faire de maniére empririque et artisanale les Vikings pour protéger contre la rouille les clous d’assemblage de leur drakkar et dont des clous retrouvés sur certains sites archéologiques étaient encore peu dégradés mille ans après).

    Nous apportons tous les éléments pour y parvenir, en réunissant l’expérience technique et commerciale industrielle de domaines analogues avec l’expertise scientifique développée depuis, qui est maintenant reconnue et souvent sollicitée du fait du succes récent de plusieurs de mes publications de fond. (voir short form et summary plus détaillé ci joint).

    A noter, que dans les domaines des materiaux plus avancés , ce n’est pas en Europe dans les pays que l’on croit que le niveau scientifique et technologique appliqué est ici toujours le plus avancé, mais plutôt dans un nombre plus réduit de pays comme ceux de l’Europe du Nord, et parfois aussi dans d’autres pays comme l’Autriche, le Portugal ou en Pologne . Toutefois, où dans beaucoup d’autres pays développés on peut y réunir malgré tout, les ingrédients d’un succes rapide. La BEI serait a priori prêtes à suivre à la condition qu’un investisseur chef de file puisse être trouvé. C’est pour l’heure plus souvent à l’étranger que l’on manifeste de l’intérêt et de la compréhension pour ce projet et raison pour laquelle je me demande si je dois pour cela à nouveau m’expatrier, surtout quand ailleurs, j’ai été déjà plusieurs fois sollicité pour participer aux orientations stratégiques de la recherche appliquées.

    Pour brièvement me présenter et définir mes qualifications avec lesquelles on peut assurer le succes du projet présenté,
    *Avec un parcours industriel high tech materiaux avancés et équipements avec responsabilités export, R&D et management, avec bien des succes réalisés et avoir appris beaucoup d’aspects plus évolués sur le terrain à l’étranger.

    * Avoir développé une expertise scientifique d’avant-garde, et produit récemment plusieurs avancées décisives publiées et de plus en plus souvent citées et recommandées et qui me valent de faire partie des experts parmi les plus souvent sollicités maintenant par plusieurs des grands éditeurs scientifiques (ELSEVIER, SPRINGER etc.) et d’être aussi invité par plusieurs dizaines de conférences scientifiques internationales 2020 pour y produire des conférences plénières et en tant que « invited speaker »

    Diplômé de l’INPG (ancien élève à LOUIS NEEL), avec plus tard un Doctorat de l’Ecole Polytechnique (X) et un diplôme en management. Je n’appécie guére les aspects restrictifs du formalisme technocratique des réseaux sociaux informatisés qui peut aboutir a beaucoup de blocage et d’incohérences de communications.

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