L’ENSEA : pourquoi pas moi ? Entretien avec Zaineb Haloua

EssouriauHaoulaPaysage
Suite de nos échos à la rencontre avec les anciens de la CPGE du Lycée de l’Essouriau à travers le témoignage d’une élève (2e en partant de la gauche) qui a intégré l’Ecole nationale supérieure de l’électronique et de ses applications (ENSEA).

- Quand avez-vous fait vos études au Lycée de l’Essouriau ?

J’ai y fait toutes mes années lycée avant d’en intégrer la classe prépa. Au début, j’avais plutôt l’intention de faire des études de médecine. Au fil des ans, j’ai éprouvé de plus en plus d’affinité avec le monde de l’ingénierie. Mon professeur en sciences de l’ingénieur m’a encouragée à continuer en classe prépa. Je me suis renseignée puis me suis laissé convaincre.

- Avec l’idée de faire celle du Lycée de l’Essouriau ou étiez-vous tentée d’en intégrer une autre ? Après tout, il s’agissait encore d’une jeune classe prépa…

Pour moi, il était important de pouvoir en faire une près de chez moi. Compte tenu de la charge de travail et du nombre d’heures de cours que nous avions, je ne souhaitais pas perdre trop de temps dans les transports en commun. Rester au sein de ma famille me permettait de poursuivre mes études dans les meilleures conditions. D’autant que j’ai la chance d’avoir des parents qui me soutiennent. Le fait que le lycée où j’avais fait mes études ait sa propre classe prépa, je l’ai pris comme une opportunité.

- Sans regret ?

Sans regret ! Les professeurs ont été proprement formidables ! D’ordinaire, quand on dit classe prépa, on pense à un important travail à fournir, sans quoi on vous lâche au bord de la route ! Ce n’est pas l’état d’esprit qui a régné dans cette classe prépa, dont les professeurs accompagnent de bout en bout les élèves en veillant à ce qu’ils puissent intégrer une école d’ingénieur ou la filière universitaire, mais aussi qu’ils s’épanouissent au cours de leurs études. Cet objectif passe même avant les résultats ! C’est l’état d’esprit qu’il me fallait pour réussir.

- Et finalement vous avez fait médecine…

(Rire) Non, finalement, j’ai intégré, cette année, l’ENSEA (l’Ecole nationale supérieure de l’électronique et de ses applications). Son concours d’admission fait partie de la banque d’examen de CentraleSupélec, c’est dire si c’est une bonne école ! Elle est située à Cergy-Pontoise, soit à une heure et demie de trajet de chez moi. L’éloignement est cette fois moins problématique. J’ai pu prendre une chambre d’étudiante en location. Pour l’instant, tout se passe très bien.

- A tel point que vous avez eu envie de témoigner malgré un emploi du temps qu’on imagine contraint…

Oui. Mais j’ai été touchée par l’effort consenti par mes différents professeurs. Et puis, je n’ai pas passé cinq ans dans ce lycée sans y être restée encore attachée. Parler de mon école d’ingénieurs et de mon parcours est une manière de rendre tout ce qu’on m’a donné.

- Quelles sont les questions qui reviennent le plus souvent dans la bouche des élèves des promotions actuelles ?

Beaucoup ont à peu près le même parcours que moi. Ils ont donc beaucoup de questions, comme j’ai pu en avoir moi-même. Je veille donc à les rassurer en leur expliquant que les efforts qu’ils sont en train de consentir vont payer. Une fois qu’ils intégreront une école d’ingénieurs, c’est une nouvelle vie qui commencera, toujours avec du travail à fournir, mais avec la pression des concours en moins !

- Nous sommes ici à Paris-Saclay. Est-ce que c’est quelque chose qui fait sens pour vous ? Aimeriez-vous y travailler ?

Oui, c’est quelque chose qui fait sens. Je trouve que c’est une belle opportunité pour les élèves du Lycée de l’Essouriau que d’être à proximité du Plateau de Saclay. Cela m’a permis de bénéficier du programme «Une Grande École : pourquoi pas moi ? », avec la participation d’élèves de Polytechnique. C’est maintenant un territoire qui peut offrir d’intéressantes perspectives professionnelles et dont je ne manquerai donc pas de suivre l’actualité.

Pour accéder aux autres échos à cette matinée, cliquer ici.

1 commentaire à cet article
  1. Ping : Classe prépa du Lycée de l’Essouriau : vivier d’épatants élèves-ingénieurs | Paris-Saclay

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>