Le projet pour le quartier de l’Ecole Polytechnique

L'objectif est aujourd'hui d'amplifier la dynamique du territoire et de favoriser coopérations et synergies entre l'enseignement supérieur, la recherche de base et appliquée et les entreprises, au service de l'innovation, de la croissance et de la création d'emplois. Concrétiser cette ambition implique une réflexion sur l'aménagement à l'échelle du territoire.

Concrétiser les atouts du territoire

L’aménagement du quartier de l’École polytechnique s’inscrit dans un objectif plus large : l’émergence du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay. Ce projet vise à donner à la France les moyens de jouer un rôle important dans l’économie de la connaissance pour les décennies à venir.

Le territoire rassemble déjà un potentiel scientifique considérable (près de 10% de la recherche française) dont le niveau d’excellence est reconnu mondialement, en particulier dans les domaines de l’énergie, des sciences du vivant, des sciences physiques et mathématiques.

BD Ortho ®/IGN© Paris 2007

L’objectif est aujourd’hui d’amplifier la dynamique du territoire et de favoriser coopérations et synergies entre l’enseignement supérieur, la recherche de base et appliquée et les entreprises, au service de l’innovation, de la croissance et de la création d’emplois. Concrétiser cette ambition implique une réflexion sur l’aménagement à l’échelle du territoire.

Un projet intégré dans son environnement

Le développement de Paris-Saclay s’appuie sur deux secteurs stratégiques. La frange sud du plateau de Saclay, entre l’École polytechnique et le CEA, accueillerait notamment de nouveaux établissements d’enseignement supérieur dans le cadre du Plan Campus. L’extrémité nord-ouest du plateau, autour de Satory, voit se dessiner un pôle dédié à la mobilité du futur et au véhicule décarboné : il doit être articulé avec un travail de valorisation de sites complémentaires à Saint-Quentin-en-Yvelines, Versailles, Vélizy-Villacoublay et Courtaboeuf.

La nécessité d’un aménagement compact est la première conviction de l’Etablissement public Paris-Saclay. Il doit permettre de répondre à deux enjeux majeurs du territoire : garantir son accessibilité et préserver son patrimoine naturel et agricole. Une zone de protection naturelle, agricole et forestière, centrée sur un « cœur » d’au moins 2 300 hectares de terres agricoles est en cours de définition.

L’établissement Public Paris-Saclay au service du projet de territoire

Créé par la loi du 3 juin 2010, l’Etablissement public Paris-Saclay a pour mission d’impulser et de coordonner le développement du pôle scientifique et technologique autour du plateau de Saclay. Chargé d’assurer un aménagement coordonné et une stratégie cohérente pour le territoire dans son ensemble, il veille à son rayonnement international.

La gouvernance associe des représentants :

  • de l’État,
  • des collectivités territoriales : Conseil régional d’Île-de-France, Conseils généraux de l’Essonne et des Yvelines, Communautés d’Agglomération du Plateau de Saclay, Europ’Essonne, Saint-Quentin-en-Yvelines, Versailles Grand Parc, un représentant des maires des Yvelines et un des maires de l’Essonne,
  • de la communauté scientifique,
  • des milieux économiques.

Un comité consultatif est en train d’être mis en place, qui permettra l’expression d’acteurs concernés par les projets d’aménagement au premier rang desquels les associations.

Les études en cours

  • Stratégie d’aménagement du territoire : menée par une équipe réunie autour du paysagiste de renommée mondiale Michel Desvigne, elle regroupe les architectes et urbanistes belges et hollandais, Xaveer de Geyter et Floris Alkemade mais également des spécialistes des transports, de l’hydraulique et de l’environnement.
    Cette pluridisciplinarité permet une approche intégrée de l’aménagement du territoire. Elle se décline en études locales plus détaillées sur les sites de projet comme le quartier de l’École polytechnique.
  • Étude pour une programmation stratégique du territoire : confiée à l’équipe Acadie/Attitudes urbaines / Katalyse/Scure, cette étude doit permettre de définir en collaboration avec les collectivités, la composition des différents quartiers (activités économiques, logements, commerces, services…).
  • Étude fonctionnelle des espaces ouverts : menée par la SAFER en relation avec les agriculteurs et les élus, elle est un préalable à la définition de la zone de protection naturelle, agricole et forestière.
  • Étude générale de gestion des eaux (EGGE) : menée à l’échelle du plateau dans son ensemble, elle permettra de mettre en place une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau sur le plateau.

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