« Le Lycée de l’Essouriau ? Un Lycée d’excellence ! ». Entretien avec Marie Ros-Guézet

MarieRosGuezetEssouriau2017Paysage
Suite et fin de nos échos à la matinée de rencontre avec les anciens de la Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles du Lycée de l’Essouriau, à travers le témoignage de Marie Ros-Guézet (en bas à droite sur la photo), qui y participait au titre de son engagement dans le dispositif « Ingénieurs pour l’école ».

- Je vous rencontre, ici, au Lycée de l’Essouriau, un samedi matin, tout sourire… Pourquoi était-ce important pour vous de participer à ces rencontres avec les anciens de la Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles de ce lycée ?

EssouriauRencontreAnciensPortraitDepuis deux ans, je prépare les élèves de cette Classe Préparatoire aux entretiens de motivation et d’explication de leurs TIPE (Travaux d’Initiative Personnelle Encadrés). Cette matinée me donnait l’occasion de découvrir ce qu’étaient devenus les anciens. Je voulais aussi mesurer l’élan qui s’est manifesté autour de cette classe préparatoire depuis sa création. Que de chemin parcouru en aussi peu de temps ! Rappelons que la première promotion à avoir intégré des écoles d’ingénieurs est de 2013. Pour ma part, je suis intervenue auprès des promos de 2016 et 2017, que je me réjouis de revoir ce matin [en illustration, la liste des « anciens » intervenant au cours de la matinée].

- Comment expliquez-vous qu’autant d’élèves de cette classe prépa aient intégré tant d’écoles d’ingénieurs et même pour certains trouvé un emploi ?

Il y a, ici, de la part de l’équipe de professeurs (Vincent Reynaud et Fabien Délen, pour ne citer que ceux avec lesquels je suis le plus en relation), un dévouement et une implication proprement remarquables. Je suis tout simplement bluffée. De manière générale, je constate un encadrement de qualité dans toutes les classes prépas où il m’est donné d’aller dans le cadre du dispositif « Ingénieurs pour l’école ». Mais dans celle de ce lycée, on va un cran plus loin : on s’intéresse à l’élève au regard de ses résultats scolaires, mais aussi de sa vie en tant que personne. En d’autres termes, on y fait du développement personnel pour lui donner plus d’assurance et confiance en lui. C’est ce me semble le point fort de cette classe prépa, qui, c’est important de le préciser, accepte des élèves dont les dossiers ont été refusés dans d’autres classes prépas voire même à qui on a dit que jamais ils n’auraient la capacité d’intégrer une école d’ingénieurs ! Ici, au contraire, on prend le temps de les mettre à niveau.
Je précise que d’autres professeurs du lycée sont impliqués, qu’ils enseignent en classe prépa ou pas, ce qui témoigne au passage de l’état d’esprit qui règne ici. Parmi ces professeurs qui viennent en appui, je ne résiste pas à l’envie de citer Madame Pascale Miclot, une enseignante en Lettres classiques, proprement formidable dans son implication auprès des élèves. La brioche et les crêpes que vous avez pu déguster pendant la pause, sont d’elle !

- On vous sent vous-même très impliquée…

Comment ne pas l’être ? Je suis très fière de participer à cette aventure. En plus de la préparation aux entretiens, je suis intervenue en début d’année pour leur expliquer comment préparer leur CV, se mettre en position de se projeter en tant que futur ingénieur dans leur vie professionnelle. Je suis également intervenue pour expliquer ce qu’était la gestion de projet pour leur permettre de mieux réussir le Travail d’initiative personnelle encadré (Tipe) qu’ils doivent faire en seconde année.

- Le fait que vous soyez vous-même ingénieur et veniez du monde de l’industrie doit certainement crédibiliser vos conseils ?

Oui, très probablement. Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler dans notre précédente interview [pour y accéder, cliquer ici], j’ai travaillé dans plusieurs entreprises en y occupant plusieurs types de fonctions. Autant de choses que je prends le temps d’expliquer aux élèves non sans souligner au passage à l’attention des jeunes filles que le monde de l’ingénieur ne leur est pas interdit. Au contraire. Elles aussi peuvent s’y épanouir !

- Comment percevez-vous l’évolution des élèves au cours des deux années de classe prépa, entre la première fois où vous les voyez et le dernier entretien de préparation ?

La première fois que je les vois, ils sont en groupe et encore dans une posture d’élève. Ensuite, entre la première simulation de l’entretien et la dernière, le changement saute aux yeux. Il est encore plus notable suite à leur intégration dans une école d’ingénieurs. A peine un an s’est pourtant écoulé. J’en ai revu ce matin : c’est fou comme ils ont changé ! Ils paraissent très bien dans leurs baskets.

- Au final, si vous deviez adresser un message aux acteurs de Paris-Saclay…

Qu’il y a aux Ulis, un lycée que je qualifierai d’excellence avec une classe prépa, qui apporte une vraie valeur ajoutée puisque, comme je l’évoquais, parmi ses élèves qui intègrent des écoles d’ingénieurs, plusieurs n’avaient pas été acceptés dans d’autres classes prépas. Il s’agit de surcroît de bonnes écoles comme, par exemple, Polytech Paris-Sud, l’Institut d’Optique ou CentraleSupélec, pour ne citer que celles situées sur le Plateau de Saclay. J’ajoute que ces élèves ont peut-être quelque chose en plus par rapport à ceux des classes préparatoires les plus réputées : ils ont beaucoup appris de la vie, soit parce qu’ils viennent de familles modestes, soient parce qu’ils ont vécu quelques galères pendant leur scolarité. Ils en ont donc acquis une maturité remarquable, qui devrait leur permettre de trouver toute leur place au sein d’une entreprise.

Pour accéder aux autres échos à cette matinée, cliquer ici.

1 commentaire à cet article
  1. Ping : Classe Prépa du Lycée de l’Essouriau : vivier d’épatants élèves-ingénieurs | Paris-Saclay

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>