D’un bac littéraire au… génie civil. Rencontre avec Aïssatou Diop

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Suite de nos échos aux rencontres avec les anciens de la Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles du Lycée de l’Essouriau, à travers le témoignage d’Aïssatou Diop (3e en partant de la droite), au parcours atypique, puisqu’elle a intégré une école d'ingénieurs pour une spécialisation en génie civil après des études… littéraires.

- Pourriez-vous rappeler au préalable votre parcours scolaire ?

En seconde, je n’avais pas un niveau suffisant en math, mais étais plutôt bonne en langues étrangères. J’ai donc été orientée vers un bac L, que j’ai préparé à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur de Saint-Denis. Je l’ai eu avec mention, mais sans être sûre de vouloir poursuivre des études littéraires. En réalité, depuis le collège, je voulais travailler dans le bâtiment ! J’ai donc prospecté et c’est ainsi que j’ai découvert le principe des filières de mise à niveau scientifique. La Faculté d’Orsay en proposait une. J’y ai déposé un dossier et ai été acceptée. Pendant une année, j’ai donc fait des sciences en optant pour le parcours MCP (Mathématiques/Chimie/Physique) plutôt que SV (Sciences de la Vie), davantage destiné à ceux qui veulent faire médecine. Cette année de mise à niveau s’est très bien passée. J’avais un réel plaisir à reprendre des cours de science.

- Comment en êtes-vous venue à faire ensuite la CPGE du Lycée de l’Essouriau ?

Ce sont mes professeurs qui m’ont conseillée de poursuivre en classe prépa. Moi, j’avais plutôt songé à faire un DUT. La perspective d’intégrer une école d’ingénieurs me plaisait néanmoins. Ce sont ces mêmes professeurs qui m’ont conseillée de déposer un dossier au Lycée de l’Essouriau. En 2015, je me suis donc inscrite en PCSI. Et sans regret : mes deux années se sont très bien passées. Entre-temps, je m’étais renseignée sur les écoles d’ingénieurs en génie civil. Force m’a été de constater qu’elles étaient pas si nombreuses que cela. La plupart forment des fonctionnaires. Or, moi, je voulais travailler en entreprise. C’est pourquoi j’ai porté mon choix sur l’ESTP, une école privée, à laquelle j’ai été admise et qui a l’avantage de ne pas être trop loin de chez moi (elle est implantée à Arcueil-Cachan). Je suis actuellement en filière génie électrique et mécanique. Tout se passe bien. Je me plais beaucoup dans cette école…

- Au point d’avoir accepté de venir ce matin la présenter aux nouvelles promotions du Lycée de l’Essouriau…

Oui, c’était important pour moi de participer à ces rencontres, car si j’ai pu intégrer l’ESTP, c’est grâce à la présentation qu’en avait faite l’an passé Benjamin, qui venait de l’intégrer [et qui était également présent à la matinée de rencontres]. Il a su me convaincre de l’intérêt de cette école, en m’évoquant ses liens avec les entreprises du secteur, mais aussi les activités associatives qui y étaient proposées. Venir à mon tour la présenter est une manière de rendre ce qu’on m’a donné.

- Quelles questions vous posent les élèves ? Percevez-vous un intérêt chez eux ?

Oui, des élèves sont manifestement intéressés par le génie civil, mais ne savent pas forcément vers quelle école se tourner. Soit le problème auquel j’étais moi-même confrontée ! Je leur ai donc présenté mon école, à laquelle ils ne pensent pas spontanément car c’est une école privée. D’autres élèves craignent de se spécialiser trop tôt. De là l’autre avantage de mon école, qui est d’ouvrir justement vers d’autres spécialités. Bref, ce type de rencontres offre l’occasion de dissiper des craintes et des idées reçues.

- Au final, que mettriez-vous en avant pour caractériser la CPGE du Lycée de l’Essouriau ?

Je ne sais pas trop comment cela se passe dans les autres classes prépas. Ce que j’ai beaucoup apprécié ici, c’est que les professeurs étaient très présents. Certes, il y a eu beaucoup de pression durant ces deux années, mais nous n’avons jamais été abandonnés à nous-mêmes. Nous avons été bien encadrés, nos professeurs ne comptant pas leurs heures pour nous préparer aux concours dans les meilleures conditions. Je doute que cela se passe ainsi dans toutes les classes prépas !

- Un mot sur l’écosystème de Paris-Saclay : fait-il sens pour vous ?

Oui, bien sûr ! C’est une concentration de grandes écoles, de laboratoires et d’entreprises, avec de nombreux partenariats qui offrent des perspectives plus qu’intéressantes en termes de débouchés professionnels.

Pour accéder aux autres échos à cette matinée, cliquer ici.

2 commentaires à cet article
  1. Jean Charles

    Bravo, magnifique parcours

  2. Ping : Classe prépa du Lycée de l’Essouriau : vivier d’épatants élèves-ingénieurs | Paris-Saclay

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