Du recyclage solidaire. Rencontre avec Jonathan Khlebnikoff

RueRangoliPaysage
Suite de nos échos à l’HEC Entrepreneur Fest, qui se déroulait le 21 novembre dernier à Station F, à travers le témoignage du chargé de marketing digital et communication de Rue Rangoli, une start-up qui met l’économie circulaire au service d’une économie solidaire.

- Si vous deviez pitcher la start-up pour laquelle vous travaillez ?

RueRangoli2PortraitFondée par Patricia Lavocat, Rue Rangoli est une entreprise spécialisée dans le upcycling solidaire. Elle recycle des matériaux pour créer de nouveaux articles : des sacs (à main, de sport, à dos, pour ordinateur ou tablette), des cahiers, du papier à écrire… Ces articles sont designés par la start-up et confectionnés par des artisans italiens ou de pays africains (Niger, Afrique du Sud, Burkina Faso) et d’Asie (Inde, Thaïlande, Vietnam,…). Ceux en papier sont imprimés à l’ancienne, à l’aide de tampons en bois utilisés d’ordinaire pour les tissus. Les matériaux que nous exploitons : les pneus, les papiers journaux enfin, les bouses d’éléphant…

- Avouez que c’est inattendu…

Et c’est bien dommage, parce que c’est un matériau très adapté à la production de papier : les éléphants ont un système digestif, qui a la particularité de ne pas broyer totalement les fibres végétales ingérées. Une fois les bouses bouillies, désaffectées et séchées, selon des procédés ancestraux (qui avaient été délaissés parce que fastidieux avant d’être redécouverts), on obtient une pâte qui peut être retravaillée facilement pour en faire divers petits articles : des cahiers, des feuilles, mais aussi des sacs.

- Comment peut-on se procurer vos articles ?

Nos articles ne sont encore accessibles que depuis notre site internet (www.rue-rangoli.com). Mais il y aura prochainement la possibilité de les acheter dans un magasin physique et – pour les articles confectionnés à base de bouse d’éléphant – via la plateforme Dream Act [le blog bio et city guide de la consommation responsable].

- Précisons que Rue Rangoli est une start-up hébergée dans l’incubateur HEC de Station F…

Oui, et être incubée ici a du sens, compte tenu de l’inscription de Rue Rangoli dans cette démarche d’entrepreneuriat social, que Station F cherche aussi à promouvoir.

 - Vous inscrivez-vous aussi dans une logique d’ »innovation frugale » ?

J’avoue ne pas connaître cette notion, mais j’en devine le sens. Disons que nous nous reconnaissons bien dans d’autres notions, celles de l’économie circulaire et de l’économie solidaire. La fabrication de nos articles est confiée à des populations pauvres, dont nous valorisation l’habilité. Elle leur permet d’améliorer leur quotidien.

- Et vous, comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure ?

(Sourire) Après des études littéraires et en musicologie à l’université, j’ai éprouvé le besoin de me former dans d’autres domaines – je suis quelqu’un de curieux par nature. Je poursuis actuellement mes études à Paris dans une école partenaire de Grenoble Ecole de Management, ce qui me permet de travailler au sein de Rue Rangoli, en charge du marketing digital et de la communication Du haut de mes 23 ans, j’ai déjà cumulé des expériences diverses dans le milieu associatif. J’ai présidé l’AMCJS (Association pour la Musique et la Culture à Janson de Sailly), qui a vocation à promouvoir la culture et en particulier la musique classique auprès des jeunes, en Ile-de-France. A ce titre, j’ai été en lien avec diverses écoles d’ingénieurs ou de commerce, dont certaines de… Paris-Saclay !

- ?!

En effet, plusieurs membres du bureau de l’association poursuivaient leurs études à HEC, Polytechnique ou encore Supélec. C’est ainsi que nous avons contribué à la création de l’Orchestre du Plateau de Saclay, en l’accompagnant jusqu’à la programmation de son premier concert.

Pour en savoir plus sur Rue Rangoli, cliquer ici.

 A lire aussi les entretiens avec Lucile Hamon et Késia Vasconcelos, cofondatrices de Batiphoenix (pour y accéder, cliquer ici), et Arnaud Peltier, cofondateur de WiN MS (cliquer ici).

1 commentaire à cet article
  1. Ping : Seconde chance pour les déchets de chantier. Rencontre avec Lucile Hamon et Késia Vasconcelos | Paris-Saclay

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