Deux allers-retours Paris-Saclay/Las Vegas pour Energysquare et Gyrolift

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Energysquare et Gyrolift sont les deux lauréats de la 2e édition de Happ’Ynnov Challenge Paris-Saclay CES Las Vegas, qui se déroulait le 21 septembre dernier. Malheureusement, nous n’avions pu y assister. Mais Philippe Baud y était, comme l’an passé. Voici son témoignage, dont nous le remercions.

21 septembre 2017 19h30. C’est maintenant un rendez-vous régulier. La CCI Versailles-Yvelines nous convie à Versailles, à la Royale Factory sise à quelques pas de l’hôtel de ville pour une soirée Open’Ynnov. La Royale Factory ? Un théâtre où se jouent régulièrement des pièces sympathiques et variées, mais aussi un lieu propice aux échanges au sein de cette communauté yvelinoise animée par Stéphane Parpinelli [2e en partant de la gauche], autour des enjeux de l’innovation sur le territoire. Le networking y est facilité par… l’absence de réseau de télécommunication. Les participants sont ainsi dans l’impossibilité de s’égarer dans le monde virtuel d’internet et de la twittosphère.
Pour la deuxième année consécutive, la CCI Versailles Yvelines a décidé de récompenser deux start-up franciliennes en finançant la logistique de leur voyage au prochain CES de Las Vegas. Pour cette édition 2017, chaque candidat devait avoir de près ou de loin un lien avec le cluster Paris-Saclay, que ce soit par le biais du cursus d’un de ses fondateurs, d’un partenariat ou d’un lieu d’hébergement de sa jeune pousse.

Six candidats présélectionnés

Cette année, six sociétés avaient été shortlistées pour une finale dans laquelle seules deux d’entre elles, donc, auront le privilège de s’envoler pour Las Vegas tous frais payés. Tandis qu’une start-up est récompensée par le jury, une autre l’est par le public. Pour ce faire, chaque participant se voit attribuer une enveloppe avec les bulletins de vote des candidats en lice, avant d’être accueilli par l’animateur de la soirée, Stéphane, qui à la surprise générale de nombreux invités avait perdu… ses légendaires baskets blanches !
Le déroulé n’en est pas moins resté bien rodé. Avant ou sans baskets, Stéphane chauffe la salle en annonçant le programme, suivi de Xavier Dallos qui, en cinq minutes top chrono, nous explique pourquoi il faut être présent au CES. D’abord, c’est un salon « géant », où on peut découvrir toutes les innovations qui voient le jour dans tous les domaines ayant trait au numérique. Ensuite, il offre la possibilité de faire du business avec des partenaires, des clients ou des distributeurs. C’est dire s’il est essentiel d’y être, mais aussi de bien préparer sa visite pour ne pas passer à côté de la moindre opportunité. A bon entendeur….
Avant de passer la parole aux start-up, David Menga, d’EDF, nous brosse les trois grandes tendances de fond qui émergent du CES de Las Vegas via des anglicismes qui démontrent si on l’avait oublié combien le monde de l’innovation est à son tour gagné par la mondialisation : la « Shazamisation », la médecine individualisée grand public, et la « Dellisation », la vente sans intermédiaire au client final, qu’on implique dans la production. A sa suite, Frédéric Havard, du groupe Orange, un des sponsors de l’évènement, nous explique la politique d’innovation et les chantiers de transformation de ce groupe sans aller toutefois jusqu’à dire un seul mot du planning de lancement d’Orange Bank. Même les adeptes de l’open innovation savent garder un secret !

Energysquare, grand prix du jury

Afin d’éviter un double prix et une gestion hasardeuse et compliquée de potentiels ex-aequo, le grand prix du jury est dévoilé sans plus attendre par Stéphane. Un grand prix retenu parmi près de 40 dossiers déposés. Son nom : Energysquare, une start-up cofondée par Thimothée Le Quesne [2e en partant de la droite sur la photo], un élève-ingénieur de Télécom ParisTech, et dont l’ambition est de fournir un Pad permettant de recharger de façon simple tous nos compagnons numériques et néanmoins énergétivores (Smartphone, tablette, Laptop…). Fini l’angoisse de la batterie à plat. Fini les câbles de recharge qui polluent le bureau et la maison.
Reste cinq candidats encore lice pour le prix du public. Les pitchs des start-up se succèdent, chacune expliquant pourquoi elle souhaite se rendre au prochain salon de Las Vegas. Elles ont toutes pour la plupart des fondements technologiques et des composantes hardware avec pour ambition de nous simplifier la vie dans plusieurs domaines : Gyrolift, pour mieux véhiculer en fauteuil roulant ; Moona, pour mieux dormir ; Postmii, pour partager avec des amis un souvenir inoubliable de ses vacances ; Tempow, pour révolutionner l’expérience musicale client via un nouveau protocole Bluetooth ; enfin, Unsupervised |pas de site web], pour faciliter la livraison du dernier kilomètre.

Et le prix du public est décerné à…

Beaucoup d’énergie dans les discours des fondateurs ! Avec en prime une réelle envie de se frotter aux meilleurs mondiaux à Las Vegas et même une rage de gagner le concours, certains étant en mesure de présenter un prototype voire une présérie. Après le pitch, la traditionnelle séance de questions-réponses (sur le business model, la barrière à l’entrée, le plan de développement…) et les recommandations proposées par David Menga, qui, par exemple, suggère à Postmii de nourrir les (touristes) chinois en complément de la nouvelle expérience touristique proposée par les triporteurs de la start-up. On ne saura pas ce soir si à l’avenir le cuiseur à riz côtoiera l’imprimante à cartes postales de la jeune pousse !
Enfin, le public est invité à déposer son bulletin dans l’urne. Le choix est parfois si difficile que certains membres y déposent plusieurs bulletins voire la totalité. Après comptage des voix, le prix est attribué à Gyrolift, une start-up accélérée à X-Up, sur le campus de Polytechnique [voir l’entretien que nous avait accordé Lambert Trénoras, son cofondateur – 1er en partant de la droite sur la photo -, à l’occasion de l’édition 2017 de Paris-Saclay Connexion  ; pour y accéder, cliquer ici],
Fin de soirée et séance de networking autour d’un buffet convivial.

Par Philippe Baud

A lire aussi l’entretien que Stéphane Parpinelli nous avait accordé en amont de l’événement (pour y accéder, cliquer ici).

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