Des nouvelles de FraMel Go. Entretien avec Mélanie et Françoise

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Nous les avions interviewées une première fois en mai dernier, autour de leur projet de rallye. Depuis, que de chemin parcouru avant le top départ ! Françoise et Mélanie reviennent sur ce qu’elles ont mis en place pour le financer. Mais aussi sur les rencontres que ce projet a d’ores et déjà permis de faire.

- Où en êtes-vous dans votre projet ?

Françoise : il est bel et bien lancé. La première fois que nous sommes entretenus à ce sujet, notre association, FraMel Go, était en passe d’être créée. Avant les vacances d’été, nous avions semé un certain nombre de graines avec l’espoir d’en récolter les fruits à la rentrée. Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas été déçues.

- Et ces graines, en quoi consistent-elles ?

FraMelGo2017Portrait1Françoise : En diverses démarches auprès de municipalités, pour commencer : Morsang-sur-Orge, où je demeure et où l’association a été créée, et Orsay, où Mélanie et moi travaillons… Malgré les contraintes liées à toute rentrée, nos interlocuteurs ne nous avaient pas oubliées. Ce sont eux qui sont revenus vers nous dès le mois de septembre, comme ils s’étaient engagés à le faire. La maire de Morsang-sur-Orges, en personne, a pris la peine de nous recevoir. Elle nous a aussitôt mis en lien avec un des élus, Gaëtan Ziga, quelqu’un que j’avais déjà eu l’occasion de croiser dans le cadre des activités de théâtre de ma fille. C’est lui qui a mis en place le Cabaret de Gaëtan, au sein du théâtre de la ville (le Théâtre de l’Arlequin), consistant à inviter les jeunes talents à se produire. C’est par ailleurs un musicien engagé, investi dans l’humanitaire. Bref, quelqu’un d’épatant !
La ville d’Orsay n’est pas en reste. Elle mettra à disposition un chalet de Noël pour des ventes (de vin, de chocolats et de pains d’épice) dont les recettes serviront à financer notre projet. Nous avons revu nos interlocuteurs – Nathalie Boyer, Ghislaine Palmier, Karine Combaud et Lila Ali Slimane, pas plus tard que la semaine dernière pour leur faire déguster le vin que nous avons sélectionné (il sera vendu dans des bouteilles millésimées « FraMel Go» !). Ils poussent le sens de l’entraide jusqu’à commercialiser aussi nos Tshirts ! Ce n’est pas tout : la MJC de la ville met à disposition une salle pour deux soirées de concert.

- Qu’en est-il des subventions ?

Françoise : Ce n’est pas ce que nous attendons a priori des villes partenaires. Après tout, pourquoi soutiendraient-elles notre projet plutôt qu’un autre ? En revanche, en dehors de l’Essonne, nous en avons reçue une de Dieue-sur Meuse…

- ?!

Mélanie : C’est le village de mon enfance, qui a fait un don à l’association, avec l’accord du conseil municipal !

- En règle générale, quelle est la réaction de vos interlocuteurs ? Comment réagissent-ils à votre projet ?

Mélanie : Je suis tout simplement impressionnée par la spontanéité avec laquelle ils réagissent et s’impliquent. Nous n’avons pas à les convaincre beaucoup pour obtenir leur adhésion à notre projet. Je ne pensais pas décrocher des rendez-vous aussi facilement…

- De fait, ce sont des personnes que vous ne connaissiez pas toujours a priori

Mélanie : En effet, et c’est en cela que leurs réactions, toujours positives, nous surprend agréablement… Naturellement, de la part des proches, on s’attend toujours à un minimum d’entraide, mais de la part de personne que l’on ne connaît pas… A chaque fois que nous leur avons exposé notre projet, elles se sont montrées attentives, concernées et désireuses de faire quelque chose. A défaut d’un soutien financier, elles proposent de nous rendre service, en nous mettant en contact avec d’autres personnes, en relayant l’information… Autant de choses qu’elles n’ont aucune obligation de faire et qu’elles font pourtant sans se poser plus de questions que cela.

Françoise : Il faut dire que nous avons eu la chance de bénéficier du concours de personnes précieuses, qui nous ont ouvert des portes. Nous ne pouvons pas toutes les citer. Elles se reconnaîtront. Qu’il nous soit permis de citer une des toutes premières à s’être impliquées au point de s’imposer à nos yeux comme une marraine évidente : je veux parler de Marie Ros-Guézet. Une personne dont j’avais naturellement entendu parler du fait de son implication dans l’écosystème Paris-Saclay, mais que je ne connaissais pas plus que cela…

- Comment l’avez-vous convaincue ?

Françoise : En fait, nous étions à mille lieues d’imaginer de la solliciter car, Mélanie et moi, nous ne souhaitions pas mélanger les registres professionnels et personnels, fût-ce pour un projet défendant une noble cause. C’est en réalité un peu grâce à vous…

- ?!

Françoise : Sans votre permission (rire) nous avons affiché l’article que vous nous aviez consacré à côté de la machine à café… Nous n’imaginions pas que Marie Ros-Guézet tomberait dessus en attendant un rendez-vous ! Elle m’en a aussitôt parlé… Mais ce n’est pas allé plus loin – je ne voulais pas prendre de son temps au risque de la mettre en retard. Ses premiers mots m’avaient déjà beaucoup touchée. Avec Mélanie, nous sommes cependant convenues de lui adresser un email, un soir (en dehors du temps de travail, je tiens à la préciser !). La réponse a été immédiate. Rendez-vous a donc été pris. Avant même de nous rencontrer, Marie avait pris diverses initiatives avec son assistante : Brigitte, que nous tenons aussi à saluer pour son implication…

Mélanie : … Brigitte avait organisé au sein de Thales une journée dans le cadre de la semaine du handicap. Elle nous y a conviées pour parler de sclérose en plaques et de notre projet. Elle s’est montrée si impliquée qu’elle pouvait donner l’impression de partir avec nous !

Françoise : Nous avions par ailleurs sollicité la Fondation pour l’Aide à la Recherche sur la Sclérose en Plaques (ARSEP) avec laquelle nous avançons dans notre projet, pour qu’elle identifie un expert de cette maladie. Quitte à faire les choses, autant les faire bien ! Dans notre esprit, il s’agissait de saisir l’opportunité de parler de cette maladie, plus que de notre projet. Il y aurait bien d’autres occasions de le faire.

- Soulignons au passage que le projet est justement l’occasion de sensibiliser à une cause : faire connaître la sclérose en plaques et, par là-même, soutenir l’effort de recherche…

Françoise : Oui. Mélanie et moi, nous envisageons d’ailleurs organiser une autre séance de sensibilisation, cette fois dans une école, et toujours par l’intermédiaire de Marie Ros-Guézet [engagée dans le dispositif « Ingénieurs pour l’école » - pour en savoir plus, voir l’entretien qu’elle nous a accordé, en cliquant ici]. Une façon aussi pour nous de ne pas nous détourner de la finalité de notre projet : non pas ravir le Trophée, mais faire connaître cette maladie. C’est notre objectif prioritaire.

Mélanie : L’association FraMel Go a été créée avec un objet suffisamment large pour la mobiliser sur différentes causes. Dans notre esprit, la participation au Trophée « Roses des sables » n’est que la première action. De nouvelles pourront être envisagées pour continuer à lutter pour de nobles causes.

- Quelles autres rencontres marquantes avez-vous faites ?

Françoise : La ville d’Orsay nous a mis en lien avec Thierry Soret, directeur de MJC, que nous avons pu rencontrer, en présence de sa collègue Annabelle. De magnifiques rencontres. Ils s’étaient déjà informés de notre projet et se sont montrés à l’écoute, disponibles, alors même qu’ils devaient assister à un conseil d’administration juste après notre rendez-vous. A défaut d’un soutien financier (que nous ne sollicitions pas au demeurant), Thierry nous a suggéré de réaliser un teaser en s’engageant à le projeter avant chacune de ses séances de cinéma. Un engagement qu’il a pris sans même exiger un droit de regard sur le contenu. Comme nos autres interlocuteurs, il nous a fait d’emblée confiance. Quelque chose d’appréciable, mais qui ne laisse pas de nous étonner (agréablement), Mélanie et moi.

- Qui va confectionner ce teaser ?

Mélanie : Michaël Jarry, de TVFIL78, qui le fera sur son temps personnel [l'enregistrement ayant eu lieu depuis ainsi que l'illustre la photo ci-dessus !].

Françoise : Autre belle rencontre : Isabelle Carnero. Directrice du Comité départemental en Essonne de la Fédération française d’Education Physique et de Gymnastique Volontaire (EPGV), elle intervient auprès de personnes atteintes de pathologies diverses. Elle s’est retrouvée dans notre projet, qui, à sa manière aussi, montre les bienfaits d’une activité sportive sur l’état de santé d’un patient. Elle s’est d’ores et déjà engagée à relayer notre projet aux 85 clubs que compte sa fédération.

Mélanie : Elle nous a invitées chez elle, il n’y a pas plus tard que la semaine dernière, un vendredi soir, alors que nous ne nous connaissions pas. Un accueil en toute simplicité – elle ne s’est pas formalisée du fait que je vienne avec mon jeune enfant, que mon mari ne pouvait garder ce soir-là. Nous avons échangé comme si nous nous connaissions depuis toujours.

Françoise : Je pense aussi à notre rencontre avec Laurent Parraguin, de la société Bruneau [pour en savoir plus, cliquer ici]. En moins de temps qu’il faut pour le dire, il nous a mis en lien avec l’association de salariés Espoir 89, qui a mis a disposition le matériel dont nous avions besoin (matériel destiné aux enfants du désert).

- Et les collègues, comment ont-ils réagi à votre projet ?

Mélanie : Beaucoup ne comptent pas leur soutien, à commencer par Priscillia, à laquelle on doit le nom de notre association. D’autres collègues se disent prêts à nous soutenir, mais en ayant le sentiment de ne pouvoir faire grand-chose. C’est faux ! L’un d’entre eux, Guillaume, du service informatique, nous a mis en contact avec un ami coiffeur de Palaiseau, lequel a pris la peine de nous recevoir dans son salon, avant de nous remettre un chèque alors qu’ils ne nous connaissions pas quelques minutes plus tôt. Comme quoi, tous les gestes, même les plus modestes, sont précieux. Merci à Guillaume de nous avons mis en lien avec cet ami !

- A vous entendre, le projet est un catalyseur de rencontres… Où en êtes-vous dans le financement du projet, dont le budget, rappelons-le, s’élève à 20 000 euros ?

FraMelGoPortrait3Mélanie : Nous avons commencé par faire confectionner des Tshirts floqués aux couleurs de notre association (merci à Yannick qui a su trouver un fabricant défiant toute concurrence !). La première commande de 100 exemplaires est déjà partie. Nous venons d’en passer une autre.

Françoise : Nous avons invité ceux qui le veulent à nous envoyer une photo d’eux avec le Tshirt. Ces photos composeront un drapeau, que nous emporterons avec nous dans le désert. Une manière de les remercier tout en gardant un lien avec eux [en illustration, Mélanie et Françoise arborant leur Tshirt avec leur numéro d'équipage, le 27].

Françoise : A cela s’ajoutent des concerts qui seront donnés le 17 mars, à Morsang-sur-Orge, puis les 27 avril et 7 juillet, à Orsay, par un groupe de musiciens emmenés par deux chanteuses, Moumina et Mélissa, avec lesquelles nous avons établi une playlist… Deux personnes qui ont le cœur gros comme ça…

Mélanie : Je précise que Moumina est la compagne du frère de mon mari, qui n’est autre que le guitariste du groupe…

- Une affaire de famille, en somme…

Mélanie : La famille et les proches sont effectivement très mobilisés. Ma mère ne sort plus sans emporter avec elle des flyers de notre association !

- Sans oublier Yannick, votre mari très investi…

Mélanie : Il est en effet très présent, toujours à nous soutenir en étant force de propositions. Il a plusieurs idées à la seconde au point qu’il nous faut parfois le réfréner !

Françoise : Il s’est même improvisé réalisateur et interviewer pour les besoins des pastilles vidéos que nous postons sur notre blog, une fois chaque mois. Et très exigeant en plus de cela ! De sorte que le « tournage » peut durer jusqu’à point d’heure ! Il est vrai que ces pastilles sont importantes : elles sont l’occasion de rendre compte de nos nouvelles rencontres et de les remercier.

- Et vos enfants, comment vivent-ils ce projet et ses préparatifs ?

Mélanie : Le mien est trop jeune pour réaliser : je rappelle qu’il n’a que trois ans et demi. Mais il reconnaît les pastilles quand je les visionne à ses côtés sur mon smartphone. Et puis, à chaque fois qu’il voit un gros véhicule, il se met à questionner : « c’est le 4X4 de maman ? ».

Françoise [mère de deux ados] : Mon fils n’est pas du genre à s’épancher. Mais récemment, il m’a fait part du sentiment de fierté qu’il éprouvait pour sa maman. Peut-être pensait-il que l’idée du Rallye nous passerait. Désormais, il nous encourage à ne pas lâcher. Même chose pour ma fille. J’ose espérer que plus tard, lorsque l’envie leur prendra de mener leur propre projet, ils puiseront la force d’aller jusqu’au bout.

- Mène-t-on un projet comme le vôtre sans connaître des hauts et des bas ?

Françoise : Non, forcément. Mais peut-être sommes-nous un peu trop impatientes. Le moindre retard peut nous contrarier, nous donner un coup au moral. Il nous faut être réactives, saisir la moindre opportunité, avoir toujours des idées nouvelles. Mais Mélanie et moi, nous ne lâchons rien !

Mélanie : Nous songeons d’ores et déjà à réunir à notre retour du Rallye toutes les personnes qui nous aurons aidées. Pour les remercier et pour donner à voir la grande diversité de gens qu’il nous aura été donnée de rencontrer.

Françoise : Et quand bien même le projet n’irait pas à son terme, nous nous disons que sa préparation aura, en plus de susciter des rencontres, permis de mieux faire connaître la sclérose en plaques. Et puis, avant même de nous lancer sur les routes du Rallye, nous avons l’impression d’avoir déjà vécu plein d’aventures.
Pour en revenir à la question du financement, nous étions conscientes que notre projet ne se financerait pas tout seul. Nous avons donc pris d’autres initiatives comme la vente de gâteaux réalisés par Mélanie…

- … et Françoise ?

Françoise : Non, autant que je m’abstienne dans l’intérêt des consommateurs. Je ne suis pas spécialement bonne cuisinière… (rire). Mais j’ai des idées ! Comme, par exemple, la vente de bouteilles d’un producteur de vin, qui s’est particulièrement investi dans notre projet. Comme indiqué, cette vente se fera à l’occasion de l’événement « Orsay sous les sapins ». Nous songeons à placer d’autres tirelires dans des magasins (merci au traiteur Gasdon d’en avoir accueilli la première).

FraMelGo2017Paysage2Mélanie : Plus récemment, nous avons été mises en relation avec l’assistant parlementaire de Cédric Villani, qui nous a permis d’intervenir à Saulx-lès-Chartreux pour une levée de fonds devant des entrepreneurs du Nord Essonne – nous disposerons de six minutes pour cela. Une autre illustration de la grande diversité des personnes que nous parvenons à toucher [en illustration : Mélanie et Françoise lors de leur pitch, le 1er décembre dernier ; pitch qui, aux dernières nouvelles, s'est très bien passé].

Françoise : Naturellement, la quête d’argent est importante et nous décuplons nos efforts pour boucler notre projet. Pour autant, il ne s’agit pas de perdre de vue la finalité première de notre association : faire connaître la sclérose en plaques. C’était d’ailleurs tout le sens de notre intervention chez Thales lors de la journée de sensibilisation. A cet égard, nous recommandons Les chroniques de Charlotte, un site qui rend compte des questions qu’on n’ose pas forcément se poser au sujet de cette maladie [pour en savoir plus, cliquer ici]. Il le fait à travers les réflexions que les personnes qui en sont atteintes entendent au quotidien. Un ouvrage très bien fait qui bouscule les idées reçues et tranche avec les plaquettes d’information officielles.

- (A Mélanie) : A ce stade, que vous aura apporté ce projet au plan thérapeutique ?

Mélanie : Personnellement, il m’apporte beaucoup. A commencer le fait de m’avoir incitée à parler de ma maladie. Je suis quand même restée une année entière en l’ayant gardée pour moi, pensant qu’il ne fallait pas que cela se sache. Il est vrai que j’ignorais comment mes amis accueilleraient cette nouvelle et quel regard ils poseraient sur moi… Je ne voulais pas qu’on me plaigne. Finalement, le fait d’en parler, cela me fait du bien. Ensuite, force est de constater que le regard est tout sauf compatissant. Les gens sont bienveillants bien au-delà de ce que je pouvais espérer.

Françoise : C’est une première victoire ! Il faut dire aussi que si les gens se gardent de manifester autant de compassion, c’est que Mélanie a aussi le don de nous insuffler de l’énergie. Le monde à l’envers !

Mélanie : Cela m’encourage à sensibiliser à d’autres causes, à pousser les personnes atteintes de graves maladies à en parler. Communiquer, c’est essentiel.

- Cela ferait-il partie de la thérapie ?

Mélanie : Oui, j’en suis désormais convaincue ! Je doute que l’on se soigne en s’apitoyant sur son sort. Au contraire, il faut renvoyer un message positif, en fondant de légitimes espoirs sur les progrès de la médecine. Certes, cette maladie, c’est une épreuve de la vie. Mais cela peut être aussi un tremplin pour réaliser des choses positives. Mieux : des rêves que nous n’aurions fait sinon que reporter à plus tard. De fait, sans cette épreuve, sans doute ne serais-je pas en passe de faire un rallye. Sans elle, cela aurait risqué de n’être qu’un rêve d’ado. Oui, c’est dur, mais il faut tirer du positif, car il y en a.

Françoise : Vous aurez compris que nous sommes donc bien parties pour aller au bout de l’aventure !

- A vous entendre, l’une finissant parfois la phrase de l’autre, on devine la complicité qui vous lie. C’est de bon augure. Mais le jour j, qui prendra le volant ?

Mélanie, dans un éclat de rire : Moi !

Françoise : C’est normal. Après tout, c’est son projet. Depuis qu’elle est ado, elle a rêvé de faire un rallye… Mais je pense que cela ne se passera pas comme cela ! (rire)

Mélanie : Comme tu voudras, mais c’est moi qui prendrais le volant sur la ligne de départ !

L’entretien se termine dans un ultime éclat de rire.

Pour accéder…

… à la première rencontre avec Françoise et Mélanie, cliquer ici.

… à la page Facebook de FraMel Go, cliquer ici.

 

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